[Critique VOD] Dealer

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Réalisé par : Jean-Luc Herbulot
Avec :
Dan Bronchinson, Elsa Madeleine, Salem Kali 
Sortie :
1er octobre 2015 en VOD
Durée: 1h15
Budget: 
165 000€


Synopsis :

Après une vie passée dans le trafic de cocaïne, Dan (Dan Bronchinson) s’est promis de ne pas retomber. Se voyant offrir un dernier deal qui lui permettrait de réaliser son rêve d’enfance : déménager en Australie avec sa fille. Il accepte la proposition. Commence alors une descente aux enfers qui le replonge pendant 24 heures dans ce milieu impitoyable, fait de mensonges, violence et trahisons, où il devra sauver sa fille et survivre par tous les moyens.

3.5 Stars

Notre avis :

Dealer c’est avant tout une rencontre entre Jean-Luc Herbulot, Samy Baaroun et  Dan Bronchinson. Un réalisateur qui signe son premier film, un scénariste encore jeune et prometteur et un producteur-intérprêtre. L’histoire de ce film commence quand Bronchinson raconte un passage de sa vie à Baaroun lors d’une soirée. L’équipe se créer avec pour seul objectif : profiter de la transparence du cinéma pour créer une oeuvre avant tout autobiographique mais aussi novatrice.

Certes, nous reconnaitrons des similitudes à la grande réalisation de Guy Ritchie et Nicolas Winding Refn par ses plans enchainés et un rythme effréné. Dealer plonge dans un bain de violence sans pincette. Garder les yeux ouverts lors des scènes de tortures et d’exécutions et assister à une orgie d’hémoglobine tout en restant figé à son siège de spectateur. Outre cette ultra-violence totalement assumée et bien retranscrite à l’écran, c’est un père de famille qu’on suit dans une course de 24 heures où il voit ses projets basculer suite à une dernière affaire périlleuse. Ceci illustré par un tournage caméra à l’épaule pour suivre les tribulations des protagonistes où le scénariste n’arrête pas de nous surprendre par des dialogues riches et originaux. Néanmoins, l’intensité cumulée devient parfois étouffante où nous aurions aimé des scènes plus contemplatives tout en suivant les réflexions du protagoniste principal.

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L’action se déroule dans la capitale où nous passons d’un quartier à un autre de jump cut en jump cut. Ici, pas de clichés où la drogue ne circule qu’au delà du périphérique, ni de fantasmes sur le monde adulé de la dope et de l’oseille. Le producteur-interpête connait son sujet et nous donne à voir un film sans artifice, loin des clichés et de la retenue propre au cinéma contemporain.

Premier film sincère et moderne offrant au cinéma indépendant français un souffle puissant, plein de surprises. 


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