[CRITIQUE] : Les Minions

[CRITIQUE] : Les Minions
Réalisateur : Pierre Coffin et Kyle Balda
Acteurs : avec les voix de Marion Cotillard, Guillaume Canet,...
Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Animation.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h31min.
Synopsis :
A l'origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l'un d'eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l'adolescent rebelle et de l'adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d'un nouveau patron malfaisant pour guider les siens.
Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l'histoire. De l'Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l'annihilation de leur espèce.

Critique :
Mignon - logique -, fun et pétri de moments irrésistibles, #LesMinions est un excellent et désopilant divertissement familial @UniversalFR— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) 5 Juillet 2015

Moi, Moche et Méchant, succès surprise et mérité de l'année 2011 côté anim, se devait, comme tout bon triomphe au box-office, se voir gangbangisé sur l’hôtel de la franchise (rarement franche), car " tout bon succès n'est jamais meilleur que lorsqu'il est multiplié à outrance ", citation tirée du livre Comment réussir et niquer un bon concept en dix suites/reboot/prequelle/remake à Hollywood, best-seller chez tous les grands studios depuis plus de cinquante ans.
En même temps, près d'un milliard et demi de dollars de recette mondiale en deux films, ça a de quoi faire réfléchir...
Surtout que côté animation, Universal n'a justement que Gru et ses Minions pour lutter face aux puissants Pixar/Disney, Dreamworks et Sony (et dans une moindre mesure la Fox via Blue Sky et la merveilleuse Laïka), qui eux, dégainent à tout va chaque année plusieurs péloches pour abrutir comme il se doit, nos morveux toujours partant à aller se faire une petite toile le mercredi après-midi.
[CRITIQUE] : Les Minions
Bon il y a bien eu Opération Casse-Noisette (et Hop, mais on va taire cette catastrophe pour le coup) et surtout Le Lorax certes, mais à part aux USA, on ne peut pas dire que la petite peluche moustachu cher au Dr Seuss' n'est réellement passionner les foules...
Mais un pion comme celui de Moi, Moche dans la guerre de l'animation reste un pion de choix, surtout que sous ses allures de production ultra-simpliste (un méchant-gentil qui devient gentil-gentil en adoptant trois mouflets qu'il sauvera face à un méchant-con), la franchise à un joker de poids dans sa poche, les Minions, sorte de croisement entre les Lapins Crétins et les Gremlins sauce Simpsons (pour la couleur), qui volent le show à chacune de leurs apparitions, et qui était indiscutablement l'attrait principal pour attirer les spectateurs en salles pour y mirer aussi bien le premier comme le second opus.
Et cela Universal l'a bien compris, puisqu'elle ne s'est pas privée d'offrir cet été un attendu spin-off/prequel solo à ses petits garnements tout jaune, une proposition des plus alléchantes quand on sait que le cinéma d'animation n'a pas grand chose pour être célébré dans les salles obscures en ces longs et ensoleillés jours de juillet (Vice Versa, déjà dans les salles depuis près de trois semaines).
[CRITIQUE] : Les Minions
Les Minions donc, ou l'origin story de ses célèbres organismes monocellulaires de couleur jaune, et qui ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres.
Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression.
Mais l’un d’eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l’adolescent rebelle et de l’adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d’un nouveau patron malfaisant pour guider les siens.
Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l’histoire.
De l’Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l’annihilation de leur espèce...
Si il y a bien une chose que l'on peut décemment reprocher à Universal, c'est bel et bien d'en avoir trop montré dans ses multiples bandes annonces au cours de la riche campagne promotionnelle des Minions, tant la majorité des gags sont du déjà-vu pour ceux ayant eu la maladresse de ce goinfrer les trailers du film, histoire d'atténuer leur impatience à son sujet.
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Cette première aventure en solo retrace la genèse de leur aventure et leur net penchant de suivre les plus féroces créatures pour assurer leur survie, d'un T-rex terrifiant à Napoléon en passant par Dracula.
A travers les âges et les époques, leur périple est des plus loufoque et savoureux, Coffin s'amusant à aligner les gags absurdes avec une frénésie des plus jubilatoires, au point de paraître un tantinet répétitif sur la durée.
Un point loin d'être dommageable finalement, puisque la péloche est constamment portée par une bonne humeur communicative et une volonté d'offrir un vrai divertissement familial comme on les aime, aussi bien dans ses qualités que dans ses (nombreux) défauts (une histoire simpliste et prétexte, une 3D inutile notamment).
Mignon - évidemment -, ne se prenant jamais au sérieux, pétri de moments irrésistibles et porté par une reconstitution minutieuse des décors 60's assez remarquable (pluie de références et de clins d’œils  à la clé en prime), Les Minions peut également se targuer d'avoir un nouveau méchant au féminin qui n'a décemment rien à envier au bien-aimé Gru, Scarlett Overkill, d'une méchanceté jouissive et dominé par un désir un brin obsessionnel de posséder la couronne royale.
Le personnage machiavélique à souhait, est doublé à la perfection par Marion Cotillard qui incarne vocalement une vilaine efficace à la différence de son compagnon Guillaume Canet, faisant ce qu'il peut pour rendre Herb Overkill, bien plus agaçant et limité, un minimum intéressant entre deux crises d’hystéries franchement agaçantes.
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Fun et à l'humour bien dosé, jamais lourd et véhiculant bon nombre de bonnes idées, certes loin de casser trois pattes à un canard comparé à la maestria aussi bien émotionnelle que substantielle de chez Pixar (Vice Versa est sans conteste le film d'animation de l'année, haut la main), Les Minions correspond pleinement à l'idée que l'on s'en faisait et incarne le divertissement familial estival parfait, un succès en salles couru d'avance qui devrait définitivement asseoir la suprématie d'Universal sur le box-office mondial cette année.
Une bonne nouvelle, surtout que la firme n'a pas usé du moindre superhéros mais simplement d'excellents moments de cinéma pour dominer la concurrence...
Jonathan Chevrier
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