It follows

Par Dukefleed
Horreur haut de gamme
Une étrange malédiction touche des adolescents d’une banlieue aisée de Détroit. Après une relation sexuelle, une jeune fille se trouve poursuivie par un zombie souhaitant la tuer. Une seule alternative, coucher à nouveau avec une autre personne afin de lui refiler le sortilège.Le pitch, comme dans la majeure partie des films d’horreur, est simple. Ici, le démon est clairement une parabole des MST voire même du SIDA que se refile inconsciemment les plus jeunes. On voie même un jeune essayer de refiler la chose (« it » dans le film) à une prostituée pour sauver sa peau ; la boucle est bouclée sur le puritanisme américain et la sacralisation de la sexualité. A moins que et comme dans tous les films d’horreur pour ados, cette chose symbolise un dernier cauchemar de l’enfance comme l’explique le réalisateur. Dans ces années floues entre enfance et âge adulte, la chose symbolise les hantises cachées dans les désirs adolescents ; quand au seuil de la vie adulte frappe brutalement le deuil de l’enfance. Dur transition que d’assumer ses choix d’adulte et de se les autoriser. Et dans les films américains hyper codifiés, la perte de la virginité au drive in ou dans une voiture est un passage rituel. Angoissant à souhait, il est un des meilleurs films d’horreur de ces dernières années. Melting pot de références bien distillées (Zombie, Ring, Evil Dead, Les griffes de la nuit…), le manque d’originalité est peut être le seul gros reproche que l’on peut faire au film. Comme dans ses références, la menace ne cesse de revenir comme un boomerang une fois le ver dans le fruit ; un Horla. Travail sur le hors champ, sophistication des cadres et de la lumière ; belle mise en scène dans un genre où trop souvent elle en est le parent pauvre.Un bon moment de frissons assurés.
Sorti en 2015