Jeudi 4 juin, au cinéma Comoedia soirée autour de « The Grand Budapest Hotel » de Wes Anderson

Par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil


Jeudi 4 juin, le vernissage au Cinéma Comoedia de la nouvelle expo du collectif Trame de soi créée autour du film – The Grand Budapest Hotel – est l’occasion de revoir ce beau film de Wes Anderson.

Les artistes du collectif Trame de soi  proposent leurs délires textiles inspirés par la grande richesse visuelle, symbolique, grotesque, tragique et désopilante de ce film qui a reçu plusieurs oscars en 2015 (meilleurs costumes, meilleurs maquillages et coiffures, meilleurs décors, meilleure musique de film). Quelques titres des oeuvres qui seront présentées :  » Histoires de drap « ,  » Robe-tapis »,  » Mondes disparus », et d ‘autres ……

Le programme de la soirée
18h30 : Vernissage
20h00 : Projection du film

Exposition du 4 au 28 juin 2015

Toutes les informations pratiques sur le site du Comoedia : www.cinema-comoedia.com

De Wes Anderson
USA, 2014, 1h40
Avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, Saoirse Ronan, Jude Law, Bill Murray,
Léa Seydoux, Jeff Goldblum, Mathieu Amalric

Sur une musique d’Alexandre Desplat
Date de sortie : 24 févriier 2012

Consulter les horaires du film à Lyon et dans sa région : ici

Synopsis :

Les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’Entre-deux-guerres, et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation

La comédie étincelante de charme et de loufoquerie de Wes Anderson (A bord du darjeeling limite,La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, Fantastic Mr. Fox, Moonrise Kingdom) .

L’article de Bobinophile sur The Grand Budapest Hotel : critique et interrogations au réalisateur

L’origine de The Grand Budapest Hotel

Wes Anderson et le scénariste Hugo Guinness confient avoir un ami en commun qui leur a inspiré, par la singularité de son esprit, le personnage de Gustave, le concierge de l’hôtel. Le réalisateur a ensuite intégré cet homme hors du commun dans une station thermale du XXème siècle, située dans un pays européen fictif : Zubrowka. D’après lui, The Grand Budapest Hotel serait un melting pot « de comédies d’avant la censure des années 30, ainsi que les histoires et les mémoires de l’auteur viennois Stefan Zweig« . Pour les comédies, il pense à Rendez-vous (1940), où l’intrigue se déroule à Budapest et à un des seuls films musicaux qu’il apprécie, Aimez-moi ce soir (1932). Pour la littérature, il cite « Eichmann in Jerusalem » d’Hannah Arendt et « Suite française » d’Irène Némirovsky.

Des décors bien réels

Le palace rose bonbon qui sert à l’intrigue de The Grand Budapest Hotel n’est pas un décor monté de toutes pièces. Le lieu existe réellement et c’est le Görlitzer Warenhaus, un ancien grand magasin historique d’un centre commercial construit en 1912 à la frontière de l’Allemagne, la Pologne et la République Tchèque. Cet établissement qui a l’allure d’une maison de poupées emprunte son architecture à l’équivalent de l’Art Nouveau en Allemagne et s’étend sur une superficie de 10 000 mètres carrés où l’équipe du film a d’ailleurs installé ses bureaux et ses ateliers. A noter que c’est la première fois que Wes Anderson pose sa caméra en Allemagne.

Wes Anderson ne s’est pas éparpillé durant le tournage de son huitième long-métrage. Une fois son équipe installée dans la ville de Görlitz, les plans tournés à l’extérieur du grand hôtel se sont fait dans les alentours : la prison de Zwickau, la pâtisserie Mendl ou encore le Kunstmuseum de Dresde. Il n’y a finalement que la façade de l’hôtel, les scènes de ski et de téléphérique, qui ont nécessité un passage dans les ateliers de Babelsberg à Berlin.

Entre Fiction et Animation

La séquence de la poursuite à skis de The Grand Budapest Hotel a été réalisée en stop-motion. Pour la mettre sur pied, Wes Anderson a notamment fait appel au directeur de la photographie Tristan Oliver et à l’animateur Andy Biddle, qui avaient tout deux collaboré au film d’animation Fantastic Mr. Fox (2010). Le chef décorateur du film, Adam Stockhausen, décrypte la charge de travail que peut représenter ce genre de séquence où les acteurs sont filmés en plan plus large : « Très souvent, une scène que vous pouvez croire tournée sur un seul site a en réalité été découpée et assemblée à partir d’éléments filmés sur un lieu principal mélangés à des plans en animation image par image, à d’autres sur transparences, à certaines prises tournées sur maquette, avec en plus quelques autres lieux de tournage pour faire bonne mesure. »

Festivals

The Grand Budapest Hotel a fait l’ouverture de l’ouverture de 64eme édition du festival de Berlin. La Berlinale avait déjà accueilli deux de ses précédents longs-métrages, La Famille Tenenbaum en 2002 et La Vie aquatique en 2007.