New York 1997 (Escape From New York)

Par Cinephileamateur

De : John Carpenter.
Avec : Kurt Russell, Lee Van Cleef, Harry Dean Stanton, Adrienne Barbeau, Isaac Hayes, Donald Pleasence, Ernest Borgnine, Tom Atkins, Frank Doubleday, John Strobel...
Genre : Fantastique - Action.
Origine : États-Unis.
Durée : 1 heure 49.
Date de sortie : 24 juin 1981.
Synopsis : En 1997, Manhattan est devenu une immense île-prison ou trois millions de détenus sont organisés en bandes rivales. A la suite d'un attentat, l'avion du Président des Etats-Unis se crashe dans le pénitencier. Le chargé de sécurité Bob Hauk décide d'envoyer un prisonnier pour le récupérer. Ce détenu s'appelle Snake Plissken.
Lâché à l'intérieur, il doit se frayer un chemin en évitant les loubards et les cannibales qui peuplent Manhattan. Snake n'a que quelques heures pour récupérer le président, éviter un incident diplomatique catastrophique et surtout... désamorcer les mini-bombes qu'on lui a implantées dans le corps à son insu.
Bande annonce originale
"- Qu’est-ce que vous en pensez ?
- J’en pense que vous devriez chercher un autre Président des États-Unis."


Jusqu'à présent, j'ai toujours grandement apprécié l’œuvre de John Carpenter même si je reconnais que tout n'est pas parfait et que je n'ai pas encore (même si ça ne serait tarder) vu toute sa filmographie. Du coup, quand j'ai eu l'occasion de voir en salles "New York 1997", je n'ai pas hésité une seule seconde.
Après, je ne suis peut être pas objectif, du moins inconsciemment, mais une nouvelle fois j'ai adoré son film. Mythique dans l'histoire du cinéma, "New York 1997" m'as vraiment emballé du début jusqu'à la fin avec un scénario écrit par Nick Castle et John Carpenter qui est vraiment intelligent. Pourtant, l'histoire de base peut apparaître somme toute assez classique mais je trouve qu'il y à beaucoup d'originalité dans cette œuvre qui à su nous transporter dans son univers tout en nous offrant une critique assez juste de la société de l'époque.
Bien sûr, étant à l'heure où j'écris ses lignes en 2012, l'intrigue avec son décor de fond peut nous faire sourire mais si on dépasse cette question de temps, je trouve que le long métrage sais encore être efficace sans avoir trop vieilli. Après, le film nous offre une bonne réflexion je trouve sur le système carcérale même si c'est traité sans prise de tête tout en restant un bon divertissement avec quelques scènes d'action plaisante ainsi que des répliques bien senties qui plairont aux amateurs du genre. Du coup, pour ma part, j'en ai vite oublié les quelques facilités que le film utilise ainsi que le côté caricatural que l'on peut ressentir durant le visionnage surtout que c'est un point que j'ai bien aimé bizarrement aussi, un point qui rend le film encore plus sympathique à mes yeux même si encore une fois il peut également subir un petit coup de vieux.
Du côté du casting, Kurt Russell est tout aussi mythique en Snake Plissken. Personnage emblématique, l'acteur porte le film sur ses épaules grâce à son interprétation et à son charisme. On peut bien sûr lui reproché un côté un peu caricatural mais ça accentue le côté plus badass du film et le rend encore plus plaisant à voir. Son jeu est en tout cas diablement efficace et mémorable à tel point que juste en le regardant avec son bandeau de pirates, on sais tout de suite dans quel film on se trouve. J'ai beaucoup aimé aussi son duel avec Lee Van Cleef dans le rôle de Bob Hauk. Très charismatique également, je trouve que c'est l'acteur qui s'en sors le mieux pour donner la repartie à Kurt Russell. Je regrette d'ailleurs qu'on ne le voit pas un peu plus car je trouve leurs différents échanges vraiment excellent à l'image de leur dernière réplique ensemble qui clôture à merveille leur collaboration dans ce long métrage.
Les autres acteurs ne sont pas mauvais non plus. J'ai bien aimé Harry Dean Stanton dans la peau de Harold "Brain" Helman. Malgré le côté salaud de son personnage, l'acteur à su lui donner une certaine justesse qui le rend aussi paradoxalement très sympathique. Du coup, lorsqu'il apparait à l'écran on sens une bonne alchimie entre son rôle et celui de Snake Plissken, on y retrouve un certain équilibre que j'ai bien aimé. Avec lui, il y à aussi une bonne complicité qui ressors avec Adrienne Barbeau dans le rôle de Maggie. On la voit un peu moins malheureusement pourtant j'ai bien aimé ses différentes apparitions même si c'est surtout vers la fin du film qu'elle va trouver une véritable importance dans l'intrigue lors d'un face à face classique mais assez drôle je trouve.
Un autre personnage qui aurait pu être très risible mais qui s'en sors bien grâce au jeu de son acteur, c'est le personnage du Duc de New York incarné par un Isaac Hayes très en forme. Il arrive un peu tardivement dans le film mais il m'as bien plu même si on peut reprocher au scénario de ne pas lui avoir donner une plus grande consistance car par moment il peut apparaitre un peu faiblard face à Snake Plissken mais ça vient plus des dialogues que du jeu de l'acteur. Il en est de même pour Donald Pleasence dans le rôle du fameux Président des États-Unis d'Amérique qu'il faut sauver à tout prix. Très caricatural surtout à la fin, le comédien joue toutefois le jeu et fait ce qu'on lui demande du coup il n'y à toujours pas d'ombre au tableau pour moi dans cette distribution.
Le reste de la distribution est bon également. Parmi les rôles secondaires, j'ai eu pas mal d'affection pour Ernest Borgnine dans le rôle du chauffeur de taxi. Il est plus utilisé pour le facteur comique du film mais ça fonctionne je me suis bien marrer lorsque je le voyais et il apparait dans le film juste comme il faut sans que ce soit trop lourd. J'ai bien aimé aussi Tom Atkins dans la peau de Rehme qui s'en sors très bien même si parmi tout ses personnages il à un peu de mal à réellement exister. Frank Doubleday en Romero aussi est très plaisant avec son côté très décalé qui fait que j'aurais quand même aimé le voir un peu plus histoire qu'il imprègne plus le film de sa folie.
Derrière sa caméra, John Carpenter nous livre encore un travail de dingue. Je suis vraiment admiratif de ce cinéaste que j'adore et qui à chaque fois réussi à me plonger dans son univers et dans l'ambiance de son long métrage. Les plans qu'il choisis sont parfait je trouve avec une très bonne direction d'acteur et une narration simple mais très efficace. Bien ancré dans son temps, si sa mise en scène ne révolutionne pas toujours le genre, il à cependant l'art de se renouveler à chaque fois, de multiplier les angles de vues de façon originale et intelligente tout en gardant son style.
Le principal défaut que je pourrais trouver dans sa mise en scène, c'est que c'est film ont tendance à prendre avec le temps de sérieux coup de vieux et celui ci ne déroge pas à la règle. La photographie et la lumière, bien que très efficace, ont du mal à passer les années ainsi que les différents effets visuels qui restent tellement ancrés dans ce passé que par moment on peut en sourire. Ca n'enlève en rien le fait que visuellement, je trouve toujours beaucoup de plaisir à voir ses long métrages même si je sais qu'à chaque fois pour vraiment les apprécié je dois les remettre dans leurs époques.
Ce petit coup de vieux, on le ressens aussi dans le choix des différents costumes même si ils sont excellent tout comme les différents décors qui sont bien exploités même si parfois on ressens pas mal le côté carton pâte comme lors de la scène du restaurant où les décors ne m'ont pas toujours convaincu totalement. Ça reste en tout cas un film très plaisant à voir sur grand écran même si je ne sais pas l'effet qu'il peut faire sur un plus petit écran, chose que je saurais très prochainement de toute façon puisque je compte bien revoir ce long métrage.
Quant à la bande originale signée John Carpenter, elle est une nouvelle fois excellente. Le réalisateur-compositeur à toujours un don pour choisir ses musiques je trouve et ici encore il nous offre une très bonne composition avec un thème phare assez marquant ainsi que différentes musiques qui collent très bien au film et à son ambiance. Ses compositions sont toujours de grandes qualités à mes yeux et là encore, ça accompagne bien l'ensemble sans jamais non plus étouffer le récit.
Pour résumé, "New York 1997" possède de très nombreux défauts surtout dû à son époque maintenant, je sais pas si c'est mon manque d'objectivité ou pas vis à vis du réalisateur mais quand je remets le long métrage dans son époque, je trouve alors que j'ai le droit à un film excellent qui me fait passer un très très bon moment. L'histoire m'as bien tenu jusqu'à la fin, le casting est efficace et bien mené par un Kurt Russell en grande forme tandis que je suis toujours admiratif du travail de mise en scène de John Carpenter. Bref, j'ai pris un pied d'enfer devant ce film que je reverrais avec grand plaisir en attendant de découvrir sa suite qu'on m'as dit plus tourné vers le nanar. En attendant de vérifier, je recommande "New York 1997" qui est un très bon divertissement et qui nous fait passer un excellent moment.
Ce que j'ai aimé :
  • Le scénario toujours efficace même si caricatural
  • Un bon mélange entre une réflexion sur le système carcérale et un divertissement classique
  • Le personnage de Snake Plissken qui est énorme
  • Kurt Russell dans l'un de ses rôles les plus marquant
  • C'est toujours un plaisir aussi de voir Lee Van Cleef
  • La brillante mise en scène de John Carpenter
  • Une bande originale efficace

Ce que j'ai moins aimé :
  • Faut replacer le film dans son époque car il à pris un coup de vieux même si ça fait son charme
  • Un Duc de New York scénaristiquement plus consistant aurait pu être pas mal