[Critique] Mesrine : l’ennemi public n°1

Voici donc le second volet du dyptique de Jean-François Richet consacré à la saga Mesrine.
Dans le premier volet de la saga Mesrine : L’instinct de mort, on pouvait découvrir une histoire relativement équilibrée entre le personnage du mythe, la fiction et sa vie réelle.
Mesrine, sorte de Robin des bois animé par des pulsions sauvages et desctructrices, incarnation d’une société malade de ses démons (par exemple l’Algérie), est le jouet du destin qui vient sans cesse le rattraper.
Au contraire, dans ce second volet, on peut admirer un Mesrine assumant complètement sa volonté de puissance et sa destinée teintée d’un brin de folie.
C’est un étrange amalgame entre plusieurs personnages de fiction: il ne sera pas seulement notre bien aimé Robin des bois mais également Arsène Lupin, le Gentleman Cambrioleur, bernant les flics , se donnant en spectacle et ayant un sens de l’humour et de la dérision bien affûté, Mesrine entraîne dans sa démesure tout ce qu’il touche et tout ceux qu’il aime. Il apparaît comme le réactionnaire, l’homme libre. Libre des valeurs de la société, libre de sa morale et de son hypocrisie, le Lucifer qui s’est rebellé contre l’ordre établi: Une charge héroïque est menée tambours battant contre le système et ses effets pervers.
Dans ce contexte, que peut bien être le châtiment pour un homme qui a osé défier l’autorité, la société, ses valeurs, c’est à dire Dieu ? La mort bien entendu, mais pas n’importe quelle mort : on veut démontrer avec force qu’on a anéanti l’élément perturbateur et dérangeant, ainsi donc cette mort sera de facto sanglante, brutale et rapide. Il faut de la théatralité et un exemple pour tous.

Tout ceci ne vous rappelle t’il pas quelque chose ? On pense immenquablement à Bonnie & Clyde d’Arthur Penn (1967), autre film célèbre de gangsters sur la cavale sanglante d’un couple de tueurs qui s’achève de façon tragique.

Il y a bien ici ou là quelques imperfections, comme le testament un rien larmoyant enregistré sur bande juste avant son exécution et présentant des réponses toutes faites sur le mythe.
 Ou encore le traitement systématiquement romancé de la vie du célèbre gangster !
Cependant il faut bien reconnaître qu’avec ce film, Richet rentre en force dans le cercle très fermé des réalisateurs talentueux.


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