Séries | THE GENTLEMEN S2 – 15/20 | CAPE FEAR – 12/20 | TED LASSO S4 – 9/20

Par Taibbo

THE GENTLEMEN S2 (Netflix) – 15/20 : La série de Guy Ritchie est toujours aussi agréable à suivre. Les intrigues sont très bien foutues, elle a du peps et du style. Ritchie continue à jouer sur les ruptures de ton dans une mise en scène énergique, sans doute moins inventive que dans la saison 1, mais qui donne plus d’ampleur aux personnages. Le scénario parvient à ne pas se répéter : moins axé sur le trafic, désormais bien installé, il se concentre davantage sur les alliances dangereuses nouées par Eddie et Susie, tandis que leurs histoires prennent peu à peu des airs de tragédie grecque. La série prend en effet un tour plus sombre d’épisode en épisode.
Elle a en tout cas désromais une signature et de quoi durer

CAPE FEAR (AppleTV) – 12/20 : À coups de grosses musiques faisant résonner cuivres et tambours à la manière des grands thrillers des années 80, Cape Fear se prend un peu pour ce qu’il n’est pas. Sous ses grands airs de polar psychologique âpre et torturé, la série n’est pas tout à fait à la hauteur des effets qu’elle ménage. Elle en fait beaucoup, trop parfois (le traitement réservé aux enfants est assez calamiteux), et surjoue en permanence la tension. Mais cela fonctionne en partie grâce aux performances over the top de Javier Bardem et Amy Adams. Avec Spielberg et Scorsese en caution, on pouvait s’attendre à mieux

TED LASSO S4 (AppleTV) – 9/20 : Cette nouvelle saison, pour le moins inattendue, ne revêt pas autant d’enjeux que les précédentes. Il y avait pourtant de quoi faire avec ce nouveau départ et Ted prenant les rênes de l’équipe féminine de Richmond. Mais plutôt que de s’intéresser vraiment aux problématiques des joueuses, le scénario préfère s’attarder sur les personnages rescapés des premières saisons, sympathiques certes, mais qui n’ont plus grand-chose à raconter et finissent par devenir leur propre caricature. La bienveillance qui faisait la singularité de la série tourne à la niaiserie, les drames sont mal amenés et artificiels et on voit le dénouement de l’intrigue fil rouge arriver à des kilomètres.
Un retour poussif et laborieux, pas forcément nécessaire. Tristoune