The Whisper Man (2026) de James Ashcroft

Par Seleniecinema @SelenieCinema

Troisième long métrage après "Balade Meurtrière" (2021) et "The Rule of Jenny Pen" (2024) pour James Ashcroft qui était avant tout acteur qui a tenté de percer depuis des années en tant que réalisateur après plusieurs courts métrages et quelques séries TV. Pour sn nouveau projet il adapte le roman éponyme (2019) de Alex North, pseudonyme de Steve Mosby. Le scénario est écrit par Ben Jacoby auteur de l'histoire qui a donné "La Malédiction : l'Origine" (2024) de Arkasha Stevenson, puis Chase Palmer co-scénariste de "Ca" (2017) de Andrès Muschietti. Notons que le film est produit entre autre par les frères Anthony et Joe Russo connu pour avoir signé certains des meilleurs Marvel entre 2014 et 2019 avant des films plus commun comme "The Gray Man" (2022) ou "The Electric State" (2025)... Un auteur de romans policiers veuf, dont le fils de 8 ans est enlevé, se tourne vers son père éloigné, un ancien policier à la retraite. Ils découvrent bientôt un lien avec une affaire vieille de plusieurs années impliquant un tueur en série déjà condamné...

Le romancier est joué par Adam Scott vu récemment dans "Madame Web" (2023) de S.J. Clarkson, "The Monkey" (2025) de Oz Perkins et "Hokum" (2026) de Damian McCarthy, son jeune fils est joué par Acston Luca Porto aperçu déjà dans quelques épisodes télé, tandis que le père/grand-père est interprété par la star Robert De Niro dont on peut citer les seuls titres dignes d'intérêt de ces dernières années, "Killers of the Flower Moon" (2023) de Martin Scorcese et "The Alto Knights" (2025) de Barry Levinson. Citons ensuite Michelle Monaghan vue dernièrement dans le dyptique "The Family Man" (2023-2025) de Simon Cellan-Jones et l'excellent "MaXXXine" (2024) de Ti West, Hamish Linklater apparu dans "Dead for a Dollar" (2022) de Walter Hill, "Life of Chuck" (2024) de Mike Flanagan et "A Big Bold Beautiful Journey" (2025) de Kogonada, Michael Keaton vu dans "Morbius" (2022) de Daniel Espinosa, "The Flash" (2023) de Andrès Muschietti ou "Beetlejuice Beetlejuice" (2024) de Tim Burton, Owen Teague remarqué dans le dyptique "Ca" (2017-2019) de Andrès Muschietti, "The Empty man" (2020) de David A. Prior ou "Oklahoma Honey" (2026) de Andrew Patterson, Will Brill aperçu dans "Paranoïa" (2018) de Steven Soderbergh ou "Caught Stealing" (2025) de Darren Aronofsky, puis Robert Clohessy aperçu dans "The Place Beyond the Pines" (2012) de Derek Cianfrance ou "Le Loup de Wall Street" (2013) de Martin Scorcese... Le film débute avec ce qui se fait de plus basique et trop systémique dans le genre, soit un temps grisâtre et morose, des tons ternes et des couleurs délavés, une musique inquiétante mais générique, et une battue humaine dans les bois pour situer aussitôt le récit dans le thriller macabre. Très vite des premiers détails nous indiquent que nous allons pas plonger dans un très bons films, en premier lieu desquels un Robert de Niro en mode cacheton, en mode stricte minimum, ce qui est d'autant plus voyant que Michelle Monaghan est elle très investie - faut bien compenser une carrière monopoliser par des rôles d'épouses idéales.  

L'enquête est plutôt sympa au départ, l'illusion d'une belle intrigue et l'atmosphère malsaine font le job dans sa première partie mais très vite on est navré par les facilités narratives notamment avec les coïncidences capillotractées... ATTENTION SPOILERS !... comme de par hasard le fils du flic Tom Kennedy loue la maison des crimes, et on l'apprend bien tard alors que l'intrus aurait dû pousser à fouiller la maison dès le début, Le copycat est une hypothèse dès le départ mais le fils du tueur en série est un suspect qui arrive très tard ?!... FIN SPOILERS !... Quelques détails agacent aussi comme la fliquette qui jette son talkie dans un moment où c'est clairement stupide. En fait le film a surtout les tics d'un téléfilm de luxe, une mise en scène téléphonée, sans tension autre quel celle qui nous est imposée par la B.O.. Le film surnage grâce au face à face Keaton-De Niro, et par une fin qui apporte une scène plutôt inattendue avec (encore) Michael Keaton. Un petit thriller, convenu qui doit beaucoup à Michael Keaton, directement ou non... 

Note :   

08/20