Sans pitié


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© CJ E&M Corporation / CJ Entertainment. Distribution française : ARP Sélection


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Pourquoi voir Sans pitié ?
Rarement un cinéma national aura connu une telle explosion sur la scène internationale, en l’espace de quelques décennies, le cinéma sud-coréen est passé du statut de curiosité pour cinéphiles à celui de référence incontournable du septième art.
De Oldboy, Memories of Murder à Burning ou encore The Strangers ou bien Sympathy for Mister Vengeance, les réalisateurs coréens ont démontré une remarquable capacité à mélanger les genres, à surprendre le spectateur et à traiter des sujets parfois profondément sombres sans jamais sacrifier leur mise en scène.
Une identité qui s’est aujourd’hui exportée bien au delà des salles obscures, portée également par le succès mondial des séries coréennes et des plateformes comme Netflix, c’est dans cette tradition particulièrement riche que s’inscrit le film dont nous allons parler aujourd’hui.
Sur l’affiche française de Sans pitié (불한당: 나쁜 놈들의 세상)
, dernière réalisation de Byun Sung-hyun, un mot attire immédiatement l’œil, "Tarantinesque", un terme qui n’est évidemment pas choisi au hasard, car difficile de parler du cinéaste coréen sans évoquer Quentin Tarantino, tant l’influence du cinéaste américain semble présente à chaque instant.
Grand amoureux du cinéma, Tarantino a construit son œuvre en puisant constamment dans différents genres et différents réalisateurs, le cinéma asiatique occupe une place importante dans sa filmographie.
Avec Sans pitié, la boucle est bouclée, Byun Sung-hyun s’inspire à son tour de Tarantino, qui s’était lui même largement inspiré du cinéma asiatique.
Un étonnant jeu de miroirs qui ne s’arrête pas là puisque l'œuvre du réalisateur coréen, évoque également Les Infiltrés de Martin Scorsese, lui même remake du film hongkongais Infernal Affairs.
Les influences circulent donc d’un pays à l’autre, d’un réalisateur à l’autre, pour finalement donner naissance à ce thriller coréen particulièrement efficace.
Et c’est là que réside tout l’intérêt du film, Sans pitié n’invente rien mais il sait parfaitement utiliser ce qui existe déjà.
Dès les premières minutes, Byun Sung-hyun annonce la couleur, deux mafieux discutent tranquillement dans un port, une conversation presque anodine autour du poisson, du regard d’une victime avant sa mort, soudainement, un homme surgit derrière l’un d’eux et l’abat à bout portant.
Pas de grand discours, pas de musique qui vient prévenir le spectateur la violence surgit brutalement.
Tout l’esprit du film est là, un humour particulièrement noir, des personnages capables du pire, une violence sèche qui peut exploser à n’importe quel moment et surtout une intrigue qui aime jouer le spectateur.
On ne va pas se mentir, l’histoire signée par le cinéaste en personne et Kim Min-su (Kingmaker, Dirty Money), est assez classique, une policière ambitieuse (Jeon Hye-jin) cherche à faire tomber un important gang de Busan.
Pour y parvenir, elle envoie un jeune policier (Im Si-wan) afin d'infiltrer l’organisation, après plusieurs années passées en prison, celui-ci gagne progressivement la confiance d’un lieutenant (Sol Kyung-gu), et gravit les échelons au sein du milieu.
Une histoire d’infiltration comme le cinéma en a déjà raconté des dizaines mais Byun Sung-hyun décide de brouiller les cartes en racontant cette histoire de manière non linéaire.
Les flashbacks nous ramènent plusieurs années en arrière et permettent de découvrir progressivement ce qui s’est réellement passé, tout en éclairant les relations entre les différents protagonistes.
Coté interprétation, le réalisateur a fait appel à des têtes connus, Seol Kyeong-gu (Peppermint Candy, Public Enemy), Im Si-wan (Squid Game, Unlocked), Jeon Hye-jin (A Taxi Driver, Hunt) et Lee Geung-young (New World, Battleship Island).
Le duo formé par Im Si-wan et Seol Kyeong-gu fonctionne particulièrement bien, le premier incarne ce jeune policier infiltré dont les intentions deviennent progressivement de plus en plus difficiles à cerner, tandis que le second interprète un vieux mafieux aussi brutal qu’attachant.
Une relation presque filiale se crée entre les deux hommes, une relation qui apporte une véritable dimension émotionnelle au récit, c’est d’ailleurs l’un des aspects les plus intéressants du métrage.
Casting impeccable et réalisation qui l'est tout autant, la photographie est particulièrement travaillée et certaines scènes d’action bénéficient d’une mise en scène assez inventive.
Sans pitié n’est pas le film le plus original, néanmoins Byun Sung-hyun maîtrise parfaitement son récit, soigne sa mise en scène et nous embarque dans cette histoire de flics infiltrés, de mafieux et de trahisons.

Impitoyable

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Synopsis :


Un jeune policier doit infiltrer une organisation criminel, après plusieurs années passées en prison, celui-ci gagne progressivement la confiance d’un lieutenant et gravit les échelons au sein du milieu.

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Anecdotes :


Sans pitié faisait partie de la sélection 2017 du Festival de Cannes, dans la section Séances de Minuit.

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En Corée du Sud, Im Ung-jae est surtout connu comme chanteur, Il était membre du groupe de K-pop ZE:A.

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Sol Kyung-gu et Im Si-wan ont développé une véritable relation fraternelle avant et pendant le tournage.

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Le film a été tourné en Corée du Sud, notamment à Busan, Pohang, Changwon, Incheon et Séoul et sa région.

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