Affiche française de La Vie de château (1966), Jean Mascii. Source : The Movie Database (TMDB). © Jean Mascii / ayants droit.
© Marcel Dole / Bridgeman Images
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Pourquoi voir La Vie de château ?
Avec La Vie de château, son premier long métrage, Jean-Paul Rappeneau débarque au cinéma avec une spécificité qui lui sera propre, une caméra énergique.
Il offre ici au spectateur, une comédie qui va à cent à l'heure et dans laquelle on retrouve déjà tout ce qui fera le charme de son cinéma, des personnages hauts en couleur, des dialogues qui fusent, des situations qui s'enchaînent sans temps mort et surtout une mise en scène particulièrement dynamique.
Pour sa première réalisation, Jean-Paul Rappeneau endosse également la casquette de scénariste, il installe son histoire dans la France occupée de 1944, quelque part en Normandie, le spectateur suit Jérôme (Philippe Noiret), propriétaire d'un château, son autoritaire maman Charlotte (Mary Marquet), et Marie (Catherine Deneuve), sa jeune épouse.
Marie s’ennuie, elle rêve de Paris, d’aventures, de beaux garçons et surtout d’un mari un peu plus vivant et aventurier, malheureusement Jérôme préfère ses arbres à sa femme, les événements vont rapidement bouleverser ce petit monde.
Les Allemands occupent le château, un officier allemand tombe sous le charme de Marie, pendant ce temps, un résistant est parachuté dans les environs, un résistant nommé Julien (Henri Garcin), jeune et séduisant, exactement le genre de héros dont rêve la châtelaine.
La Vie de château n’est pas vraiment un film de guerre, la guerre est en toile de fond bien sûr, elle sert d'avantage comme carburant à une comédie virevoltante, la caméra ne tient en place tout comme les comédiens, les dialogues fusent et les situations s'enchaînent avec une efficacité redoutable.
Prendre comme toile de fond la France occupée de 1944, y faire intervenir la Résistance et le Débarquement, puis transformer tout cela en comédie sentimentale et en joyeux vaudeville aurait pu donner quelque chose de franchement bancal mais Rappeneau s'en sort haut la main.
La guerre est bien présente, mais elle reste finalement en arrière-plan. Ce qui intéresse le réalisateur, ce sont surtout ses personnages et la manière dont les circonstances vont venir chambouler leur petit univers.
Au casting on retrouve Philippe Noiret, formidable comme à son habitude, il interprète brillamment Jérôme, un homme incapable de comprendre ce qui se passe sous son propre toit.
Face à lui, on retrouve une Catherine Deneuve lumineuse, qui incarne une femme qui veut vivre les aventures qu'elle a imaginé, à ses cotés on retrouve également Pierre Brasseur, qui débarque avec son énergie habituelle.
On pourra évidemment reprocher au film son traitement très fantaisiste de l'Occupation, certains aspects historiques sont volontairement réduits à un décor permettant de faire fonctionner la comédie.
Mais ce n'est clairement pas un film qui prétend reconstituer le Débarquement ou raconter la Résistance avec réalisme, La Vie de château est une comédie, une comédie élégante, vive, parfois loufoque, portée par une distribution exceptionnelle et par un jeune réalisateur qui sait déjà exactement ce qu'il veut faire.
Premier long métrage de Jean-Paul Rappeneau, La Vie de château est donc une jolie entrée dans le septième art pour celui qui donnera quelques années plus tard Les Mariés de l'an II, puis Le Sauvage, Cyrano de Bergerac ou encore Le Hussard sur le toit.
La Vie de château est un premier film particulièrement réussi, Jean-Paul Rappeneau montre sa maitrise de la comédie et surtout un sens du rythme qui deviendra l'une de ses grandes signatures, ce n'est pas son film le plus abouti, ni le plus mémorable, mais c'est une excellente petite comédie, pleine de charme, portée par un casting impeccable.
Une comédie virevoltante
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Synopsis :
1944, quelque part en Normandie, Jérôme est le propriétaire d'un château et Marie, sa jeune épouse.
Marie s’ennuie, elle rêve de Paris, d’aventures, de beaux garçons et surtout d’un mari un peu plus vivant et aventurier, malheureusement Jérôme préfère ses arbres à sa femme, les événements vont rapidement bouleverser ce petit monde.
Les Allemands occupent le château, un officier allemand tombe sous le charme de Marie, pendant ce temps, un résistant est parachuté dans les environs, un résistant nommé Julien, jeune et séduisant, exactement le genre de héros dont rêve la châtelaine.
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Anecdotes :