Woman and child

Par Dukefleed
Roustaee toujours aussi incisif

Une femme iranienne en lutte contre le patriarcat pour faire valoir ses droits et qu’un système bien ancré essaie de faire taire. C’est le nouveau film de Saeed Roustaee, une tragédie mécanique et implacable, une lente descente aux enfers étouffante, peut-être juste un peu trop programmatique. Metteur en scène hors pair du cinéma iranien actuel et qui a tant à dire, à raconter et surtout à condamner ; il installe une tension de plus en plus insoutenable balançant sans cesse entre drame, mélo et thriller. L’écriture comme dans ses deux films précédents est précise et n’a pas son pareil pour raconter les rapports de force en Iran. Pour le rôle principal, il s’appuie sur la palette immense de jeu de Parinaz Izadyar ; actrice qui nous emporte et qui nous renvoie au chef d’œuvre iranien « Une séparation ». Même s’il n’est pas aussi maitrisé et virtuose que ses deux films précédents (« La  loi de Téhéran » et « Leila et ses frères »), la cause qu’il défend permet de passer au-delà : condamner une société qui dénie aux femmes leurs droits fondamentaux. En effet, les rebondissements et les crises s’enchainent trop et trop vite, ce qui dessert le film par un aspect trop mécanique du crescendo mélodramatique. Donc un film un poil excessif, un peu plus de retenu aurait autant servi le propos. Cependant c’est encore un film persan fort et indispensable comme, l’Iran nous en livre de nombreux chaque année.

A voir, comme tout bon film iranien

Sorti en 2026

Ma note: 14/20