La comédie de l'étéA la genèse de ce premier long métrage, deux jeunes de 22 ans qui s’étaient promis de faire un film ensemble dès leurs années collège. Armand Foex et Clément Devilliers, après une dizaine de court métrage autofinancés et diffusés sur Youtube, parviennent à convaincre des producteurs et un diffuseur et obtenir un très modique budget de 250Ke ; ridicule. Dans la veine des premiers actuels s’étant fait remarquer par la critique et les cinéphiles (« Vingt dieux », « La pampa », « Chien de la casse »,…), les deux potes d’enfance investissent ce qu’ils connaissent le mieux, leur lieu de vie et la difficulté de vivre ses rêves dans un monde rural trop étroit pour ses ambitions. Pour illustrer cela, ils mettent en scène deux duos assez semblables dont on suivra les péripéties en parallèle durant une heure ; avant que chose prévisible, leurs deux histoires se percutent. Le duo de garçons ainsi que le duo de fille allient un électron libre un peu border line mais ambitieux avec un jeune conformiste ayant son job et sans trop d’ambition. Chacun des duos offrent des scènes drôles car l’écriture des personnages et des situations est fine ; et surtout car le casting de jeunes talents est épatant et matche à merveille. Entre parenthèse, content de retrouver Sara Montpetit dont j’ai vu tous les films et qui se construit une belle cinématographie à base de judicieux choix artistiques diversifiés. Ce qui marque dans ce film aussi c’est la qualité de l’écriture, l’histoire est simple mais sincère et très incarné ce qui le rend attachant ; même si parfois empoté. Quelques scènes peuvent paraitre être faciles et dénotés tout comme le feu d’artifice final lorsque le quatuor finit par se former, il se révèle un peu excessif et surtout trop tardif à mon goût. Mais à côté de cela il y a des scènes d’une force incroyable, comme celle autour de l’hypocrisie autour du comité Miss France qui prône le fait d’être soit même et impose une taille minimale aux candidates. Parmi les candidates, on retrouve Anja Verderosa découverte dans l’excellent « A l’épreuve du feu », un personnage qui peine à trouver sa place dans le scénario ; on aurait pu s’en passer ; le collectif des candidates Miss faisait le job.
La comédie française de l’été était largement plus celle-ci que l’auto proclamée lourdingue « De la Comédie-Française ».
Sorti en 2026
Ma note: 13/20