
Copyright 2026 Pathé Films - TF1 Films Production - Belvédère - Auvergne Rhône Alpes Cinéma

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Pourquoi voir La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom ?
Après avoir raconté les premiers mois de Charles de Gaulle à Londres et la naissance de la France libre dans La Bataille de Gaulle : L’Âge de Fer, Antonin Baudry poursuit son ambitieuse fresque historique avec cette seconde partie consacrée à la suite de l'aventure du général et de la France.
Lorsque Charles de Gaulle arrive à Londres en juin 1940, il n'est encore qu'un général presque inconnu, sans véritable armée et sans pouvoir politique, son appel du 18 juin va pourtant changer son destin et faire de lui le symbole d'une France qui refuse la défaite.
Mais lancer un appel à continuer la guerre est une chose, construire une véritable force capable de combattre l'Allemagne nazie en est une autre, la France libre doit désormais s'organiser, recruter des volontaires, trouver des moyens militaires et surtout obtenir une reconnaissance politique auprès des Alliés.
Charles de Gaulle doit également faire face à un problème particulièrement important, il n'est pas le seul Français à vouloir poursuivre le combat, d'autres responsables militaires et politiques ont leurs propres ambitions, tandis que le régime de Vichy dirigé par Philippe Pétain cherche à maintenir son autorité sur la France.
La situation devient donc rapidement beaucoup plus complexe qu'un simple affrontement entre la France libre et l'Allemagne nazie.
Avec La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom, Antonin Baudry s'intéresse justement à cette période où le général doit transformer une idée presque impossible en véritable mouvement politique et militaire.
Le premier film racontait la naissance du mythe, cette seconde partie raconte davantage la construction du pouvoir.
Et c'est probablement ce qui rend ce nouveau chapitre particulièrement intéressant, car Charles de Gaulle comprend rapidement qu'il ne suffit pas de gagner des batailles pour libérer la France, il faut également être capable de convaincre les Alliés que la France libre représente réellement la France.
Le général doit donc mener plusieurs guerres en même temps, une guerre militaire contre l'Allemagne, une guerre politique contre le régime de Vichy mais également une guerre diplomatique avec les Britanniques et les Américains.
Cette dimension politique reste l'un des principaux atouts du projet d'Antonin Baudry, comme dans L’Âge de Fer, le réalisateur refuse de transformer son personnage principal en simple héros patriotique, il montre plutôt un homme obsédé par une idée qui peut parfois sembler complètement irréaliste.
De Gaulle veut maintenir l'existence de la France sur la scène internationale alors même que son pays a été vaincu, il doit constamment négocier, imposer ses décisions, convaincre ses interlocuteurs et parfois accepter des compromis qui sont pourtant contraires à son caractère.
Simon Abkarian retrouve donc un personnage qu'il avait déjà magnifiquement incarné dans le premier film, son interprétation reste l'un des éléments les plus convaincants de cette fresque.
L'acteur ne cherche toujours pas à reproduire mécaniquement la voix ou les gestes du véritable Charles de Gaulle, il construit plutôt un personnage autoritaire, froid, parfois difficile à supporter mais également animé par une détermination presque obsessionnelle.
Cette deuxième partie permet surtout de montrer davantage les contradictions du général, de Gaulle veut incarner l'unité de la France mais il est lui même un personnage extrêmement clivant.
Il veut travailler avec les Alliés mais refuse de devenir leur simple exécutant, il veut restaurer la République mais doit également accepter de travailler avec des hommes dont les méthodes et les ambitions sont parfois très différentes des siennes.
Cette complexité rend le personnage beaucoup plus intéressant qu'une simple figure héroïque, le film accorde également une place importante à ceux qui entourent progressivement le général, la France libre devient une organisation beaucoup plus structurée et l'aventure personnelle de quelques hommes prend progressivement une dimension collective.
Militaires, résistants, diplomates et hommes politiques participent tous à cette construction, c'est également l'occasion pour Antonin Baudry de rappeler que la Résistance française n'est pas une histoire simple, elle est composée de mouvements différents, de personnalités aux convictions parfois opposées et d'hommes et de femmes qui ne poursuivent pas nécessairement les mêmes objectifs.
Le film gagne ainsi en profondeur lorsqu'il montre les tensions internes plutôt que de présenter la Résistance comme un bloc parfaitement uni, face à Charles de Gaulle, les dirigeants alliés occupent également une place essentielle.
Le rapport entre le général français et Winston Churchill reste particulièrement passionnant, car les deux hommes partagent une même volonté de continuer la guerre mais ne sont pas forcément d'accord sur la manière de la mener.
Churchill comprend parfaitement l'importance symbolique de de Gaulle, mais il sait également que le général français peut devenir extrêmement difficile à contrôler, cette relation permet au film de développer de nombreux échanges politiques qui donnent parfois l'impression d'assister davantage à une partie d'échecs qu'à un film de guerre traditionnel.
La mise en scène d'Antonin Baudry conserve cette volonté de mélanger les genres, La Bataille de Gaulle : La France libre n'est pas uniquement un film historique, il reste également un film politique, un film de guerre et parfois même un véritable thriller diplomatique.
Comme dans la première partie, le réalisateur passe constamment d'un bureau où se négocie l'avenir de la France à des scènes militaires beaucoup plus spectaculaires, cette alternance permet au film de conserver une certaine ampleur et surtout d'éviter de transformer cette seconde partie en simple succession de discussions politiques.
Visuellement, le travail reste particulièrement soigné, les décors, les costumes, les véhicules militaires et les scènes de bataille donnent à l'ensemble une véritable dimension de grande fresque historique.
Le budget important du projet se ressent une nouvelle fois à l'écran et permet à Antonin Baudry de proposer une reconstitution qui cherche clairement à rivaliser avec certaines productions historiques internationales.
Avec une durée toujours importante, La Bataille de Gaulle : La France libre prend son temps pour raconter son histoire, certains passages politiques peuvent sembler particulièrement longs et plusieurs personnages secondaires sont parfois difficiles à suivre pour les spectateurs qui connaissent moins bien cette période de l'histoire française.
Le film demande donc une certaine attention, mais cette densité est également ce qui lui permet de raconter une période aussi complexe sans la réduire à quelques événements célèbres.
L'autre grande réussite de cette seconde partie est de montrer comment un homme qui ne possède presque rien au début du conflit devient progressivement une figure politique incontournable, car plus son pouvoir augmente, plus ses responsabilités deviennent importantes et plus ses choix auront des conséquences considérables.
La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom est donc une suite ambitieuse, éminemment politique et spectaculaire, qui poursuit cette reconstitution d'une période essentielle de l'histoire française, Antonin Baudry continue de privilégier la complexité à la glorification et propose une nouvelle fois un film historique qui cherche autant à raconter les événements qu'à comprendre les hommes qui les ont vécus.
Après avoir raconté comment Charles de Gaulle a refusé la défaite, cette seconde partie montre comment il va progressivement tenter de reconstruire une France capable de retrouver sa place dans le monde.
Une fresque historique ambitieuse et passionnante

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Synopsis :
À Alger puis à Londres, de Gaulle s'impose, il manœuvre entre les pièges politiques de ses rivaux et s'appuie sur l'héroïsme des hommes de l'ombre.
De l'unification sacrificielle de la Résistance par Jean Moulin jusqu'à la fureur blindée de la division Leclerc, chaque décision se paie au prix fort.

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Anecdotes :
J’écris ton nom est une référence au poème "Liberté", écrit par Éluard en 1942.

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Initialement annoncée pour le 3 juillet 2026, la sortie française a finalement été fixée au 26 juin, notamment pour profiter de la Fête du cinéma.

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Jean Moulin a fait ouvrir à Nice une galerie d'art appelée la galerie Romanin, pour sa couverture clandestine.

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Du 26 mai au 11 juin 1942, environ 3 700 Français libres, commandés par le général Marie-Pierre Kœnig, tiennent une position fortifiée dans le désert libyen face à des forces germano-italiennes très supérieures en nombre.
Ils sont finalement contraints de sortir de la position dans la nuit du 10 au 11 juin, mais une grande partie de la garnison parvient à s'échapper.

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