
© Jouineau Bourduge – Affiche originale française (1962). Tous droits réservés.

© Jamy Blanc – Collection Hoche Productions / Tous droits réservés.
Pourquoi voir Nous irons à Deauville ?
Sortie en 1962, Nous irons à Deauville s’inscrit dans la veine des films de vacances légers et populaires de l’époque, ceux qui misent sur un casting fourni de comiques pour compenser un scénario plus lâche.
Réalisé par Francis Rigaud, réalisateur à qui on doit Les Nouveaux Aristocrates et Les Gros Bras, Nous irons à Deauville, l’histoire suit deux couples d’amis parisiens, les Moreau (Michel Serrault et Pascale Roberts) et les Dubois (Claude Brasseur et Colette Castel), qui louent ensemble une villa à Deauville pour passer des vacances en bord de mer.
Rien ne se déroule comme prévu, le trajet est chaotique, la villa se révèle une vraie ruine pleine de malfaçons, une électricité quelque peu capricieuse, des volets qui tombent, la propriétaire (Mary Marquet) est d'une amabilité sans nom, et les relations entre les protagonistes se tendent au fil des mésaventures, des flirts ambigus et des gags en série.
Au casting on peut retrouver des têtes connues, Michel Serrault (La Cage aux folles, Garde à vue) et Claude Brasseur (Un éléphant ça trompe énormément, Une histoire simple) en têtes d’affiche, accompagnés de Pascale Roberts (Le Sicilien, Les Loups dans la bergerie), Colette Castel (Le Grand Blond avec une chaussure noire, Twist again à Moscou).
Ainsi que des seconds rôles savoureux comme Louis de Funès (La Grande Vadrouille, Le Gendarme de Saint-Tropez), Jean Carmet (Le Sucre, Buffet froid ), Michel Galabru (Le Viager, Le Grand Bazar), Roger Pierre (Mon oncle d'Amérique, Olé !), Jean-Marc Thibault (La Belle Américaine, De sueur et de sang) ou encore Jean Richard (Messieurs les ronds-de-cuir, La Famille Fenouillard), le film rassemble une joyeuse troupe d’acteurs alors en pleine ascension ou déjà bien installés.
Le film fonctionne davantage comme une succession de sketches et de situations comiques que comme une intrigue unifiée, certaines séquences fonctionnent bien, comme les emportements de de Funès, les échanges entre Serrault et Brasseur, les maladresses quotidiennes de la villa, tandis que d’autres s’étirent ou tombent dans le remplissage.
L’esprit reste bon enfant, typique des comédies françaises du début des années 60, humour de situations, personnages un peu caricaturaux, et un regard amusé sur les Parisiens en congé qui découvrent que les vacances ne sont pas toujours synonyme de détente.
Aujourd'hui, le film ressemble davantage à une capsule temporelle qu'à une véritable comédie, tout évoque une France insouciante, persuadée que les Trente Glorieuses dureront éternellement, les voitures, les tenues élégantes, les plages presque désertes, les casinos, les hôtels.
La véritable attraction reste évidemment la galerie de vedettes qui défilent à l'écran, Michel Serrault, déjà très à l’aise dans le registre du brave type dépassé par les événements, forme un duo contrasté avec un Claude Brasseur plus nerveux.
Louis de Funès, même en second rôle, vole régulièrement la vedette dès qu’il apparaît, avec ce mélange d’agacement et de vitalité qui le caractérise déjà.
Nous irons à Deauville est un film sans prétention, ce n’est pas un grand classique de la comédie française, ni le film le plus drôle de son année. Il pâtit d’un scénario trop décousu et d’une mise en scène sans grande inventivité.
Néanmoins, le film de Francis Rigaud est à (re)découvrir comme témoignage d'une époque et pour le plaisir de revoir de Funès en vacancier grognon, Serrault en mari débordé, et toute une époque où le simple fait d’aller à la mer pouvait générer une avalanche de gags.
Nostalgique

© Jamy Blanc – Collection Hoche Productions / Tous droits réservés.
Synopsis :
Deux couples d’amis parisiens, les Moreau et les Dubois, louent ensemble une villa à Deauville pour passer des vacances en bord de mer, rien ne va se dérouler comme prévu.

© Jamy Blanc – Collection Hoche Productions / Tous droits réservés.
Anecdotes :
Jeanne de Funès, épouse de Louis de Funès à la ville, interprète sa femme à l'écran.

© Jamy Blanc – Collection Hoche Productions / Tous droits réservés.
Les scènes de cabaret ont été tournées au casino de Cabourg, la Calypsothèque.

© Jamy Blanc – Collection Hoche Productions / Tous droits réservés.
Nous irons à Deauville est le premier film où Louis de Funès et Michel Galabru apparaissent ensemble.

© Jamy Blanc – Collection Hoche Productions / Tous droits réservés.
Dans le film, le chanteur Sacha Distel interprète la chanson T'es partie en vacances.

© Jamy Blanc – Collection Hoche Productions / Tous droits réservés.