Une année italienne

année italienne

L’élan de la jeunesse

Fred, jeune lycéenne suédoise, débarque à Trieste dans un lycée technique pour une année scolaire. Seule fille dans une classe de garçon, elle va devoir se faire sa place ; et y parvenir en intégrant un groupe solide avec trois garçons.

La première heure n’offre que très peu de surprise, très balisée (premiers émois, trahisons, transgressions,…) ; elle reprend les codes de la chronique sentimentale et du récit d’apprentissage. Peu originale, il est vrai, mais le traitement est intelligent, sans cliché et le regard porté sur les relations garçons filles et l’effet groupe quand on a 17 ans d’une justesse inouïe. La cinéaste Laura Samani cerne donc à merveille cet âge où tout est possible, tout se fait et se défait. C’est une donc une belle douceur italienne estivale et un film qui lorgne du côté du mythique « Breakfast Club » ; en se densifiant dans son dernier tiers.

L’atout majeur du film est son casting irrésistible, avec quatre comédiens au charme fou. Même si dans la section Orizzonti du dernier Festival de Venise seul Giacome Covi (Antero) est reparti avec le prix d’interprétation, on ne peut oublier le reste de ce joli quatuor : Stella Wendick, Pietro Giustolisi et Samuel Volturno.

Et pour finir une petite précision qui a son importance pour apprécier pleinement cette sympathique bulle de fraicheur : voyez impérativement le film en V.O.. Fred est suédois et à la rentrée scolaire, elle communique uniquement en anglais avec ses camarades italiens et en suédois avec son père. Petit à petit l’italien va prendre toute la place, avec à certains moments, un retour à l’anglais entre eux qui a toute son importance dans ce que ces changements de langue disent de leur relation. Ses va et vient entre les trois langues sont loin de n’être qu’une affèterie.

Profitez de l’été pour aller ce film intelligent et rafraichissant.

Sorti en 2026

 Ma note: 14/20