Séries | LES QUATRE SAISONS S2 – 15/20 | THE TESTAMENTS – 14,5 | FOR ALL MANKIND S5 – 12/20

Séries QUATRE SAISONS 15/20 TESTAMENTS 14,5 MANKIND 12/20

LES QUATRE SAISONS S2 (Netflix) – 15/20 : Toujours aussi bien écrite, la série s’appuie sur un joyeux esprit de troupe et une évidente alchimie entre ses comédiens. Cette comédie sur le couple et les années qui passent ne perd rien de son mordant, on rie franchement, elle est peut-être moins cynique, moins acrimonieuse mais plus tendre. La parentalité est au coeurs de l’intrigue de cette saison 2 ou Anne se révèle et devient le personnage le plus intéressant. Hâte de tous les retrouver en saison 3!

THE TESTAMENTS S1 (Disney+) – 14,5/20 : Suite directe de Handsmaid’s Tale se déroulant après la libération de Boston qui concluait la série, The Testaments s’observe du point de vue de Agnes, (anciennement Hanna), la fille de June et Luke enlevée enfant au début de la distopie et confiée à la famille du gouverneur McKenzie. Elle prend principalement place dans cette école de jeunes filles où Agnes, désormais adolescente, se prépare à devenir une épouse en apprenant à s’occuper du foyer et du bien-être de son mari, mais pas à lire ni à écrire.
Moins politique que La Servante Ecarlate, mais toujours éminemment féministe, la série reste très efficace dans sa manière de montrer qu’à force d’endoctrinement, un systême peut effacer l’émancipation des femmes, qui restent des objets de désir (caché) et d’asservissement pour les hommes.
L’iconographie est quant à elle toujours aussi soignée, la mise en scène sophistiquée, habillée par des musiques pop enlevées, ce qui rend l’ensemble très agréable à suivre. The Testaments est forcément moins ample que The Handsmaid’s Tale, mais pas moins fort.

FOR ALL MANKIND S5 (AppleTV+) 12/20 : Comme pour chaque nouvelle saison, For All Mankind débute par un fascinant récapitulatif de ce qui s’est passé après le final de la précédente dans l’uchronie créée en 1969, quand l’URSS doublait les Etats-Unis pour marcher sur la Lune. Nous sommes désormais en 2010, un nouvel ordre mondial prévaut, dicté par les conflits répétés entre la Terre et Mars
où s’opposent l’ISN, menée par la Chine, et l’alliance M6 (USA, Europe, URSS…)
Après la conquête de Mars et de ses ressources, la recherche d’une vie extraterrestre est la nouvelle priorité des groupes spatiaux.
Mais cette saison 5 se concentre principalement sur ce qui se passe sur Happy Valley, la base martienne.
Et paradoxalement, alors que la série était rythmée par le gigantisme de la conquête spatiale, elle se transforme en quasi huis-clos en se focalisant sur la révolte du peuple marsien dans les capsules de la base. Cette histoire de mutinerie est assez rébarbative, répétitive dans son récit et étriquée dans sa mise en scène. Elle détourne par ailleurs les personnages du sujet historique (l’espace), et 40 ans ayant passé depuis la saison1, oles figures qui avaient marqué la série disparaissent peu à peu. Il y a toujours un fil conducteur, un héritage, mais il faut aussi faire son deuil de ce et ceux qui nous avaient conquis.
D’une manière générale, la série perd cette saison son pouvoir d’émerveillement et sa capacité à délivrer des shots d’émotions inattendus. On espère temporairement. Certes, la tension monte sur la fin, mais on a quand même l’étrange impression de regarder une autre série.
Cette saison 5 semble souffrir du syndrome de l’antépénultième saison, quand les scénaristes retiennent leurs effets et reservent leur révélations. Une sixième et dernière saison dont l’intrigue nous conduire en 2020 et rejoindra donc le temps réel.
Espérons que le final sera à la hauteur de l’exceptionnel niveau des trois premières saisons!