Plus fort que moi

Plus fort

Dans un grand huit sensible et drôle

Tiré d’une histoire vraie et sur près de 40 ans, ce film nous propose de suivre un homme touché par le syndrome de Gilles de la Tourette. Le sujet avait tout pour être casse-gueule, mais derrière cette maladie au fort potentiel comique par les situations comiques qu’elle peut engendrer, c’est surtout une souffrance pour les malades et l’entourage. Et qui mieux que le cinéma britannique était le mieux armé pour réussir un tel numéro d’équilibriste ; avec ce pouvoir qu’ils ont à émouvoir avec un sujet prêtant à sourire et à distiller de l’humour dans un sujet grave. Jamais moqueur, ni mièvre ; la dureté du réel est souvent bien frontale même lors de scène d’humour imprévisible ; on n’a jamais le rire coupable même si, et c’est la force de la narration, on ne sait pas si on fait bien d’en rire quelquefois. Dans ce cinéma profondément humaniste, on touche la souffrance du personnage principal mais sans jamais s’apitoyer ; l’empathie est donc toujours au rendez-vous. Le doigt est bien mis sur la difficulté à naitre et être différent ; cette différence qui provoque stigmatisation et marginalisation. Ce cinéma populaire ne se contente pas d’être un feel good movie puisqu’il convoque régulièrement notre intelligence ; un film dans la veine de grands classiques britanniques du genre comme « The full monthy » ou « Billy Elliot ». Les deux heures filent à tout à allure et le casting nous emporte avec lui ; Robert Aramayo en tête qui livre une performance exceptionnelle qui lui permis de remporter le BAFTA du meilleur comédien au nez et à la barbe de Timothée Chalamet et Leomardo Di Caprio.

Ne vous fiez ni au thème racoleur ni à l’affiche peu engageante : un des tops films de ce début d’année.

Sorti en 2026

Ma note: 18/20