5ème opus de la plus célèbre saga de Pixar et qui semble tenir bon malgré le parasitage Disney. Cette fois la franchise "Toy Story" (1995-...) initiée par John Lasseter, Joe Ranft et Pete Docter est dirigée par un nouveau duo, McKenna Harris pour sa première réalisation après avoir été animatrice sur "Ralph 2.0" (2018) de Phil Johnston et Rich Moore, "Raya et le Dernier Dragon" (2021) de Paul Briggs, Don Hall et Carlos Lopes Estrada et "Luca" (2021) de Enrico Casarosa, puis Andrew Stanton ponte de Pixar qui a déjà réalisé "1001 Pattes" (1998), "Le Monde de Nemo" (2003), "Wall-E" (2008) et "Le Monde de Dory" (2016) mais qui connaît bien les "Toy Story" puisqu'il en a été le scénariste depuis les débuts... Jessie est devenue la leader du groupe depuis le départ de Woody. Un jour, Bonnie reçoit le jeu électronique Lilypad, une tablette grenouille qui prend de plus en plus de place prouvant que les écrans détrônent les jeux traditionnels. En plein désespoir, Jessie fait appel à Woody qui vient les aider à redevenir les jeux préférés de Bonnie...
En V.O. le trio principal est toujours incarné par les mêmes acteurs depuis plus de trois décennies avec le retour de Joan Cusack dont le dernier film est "Flocons d'Amour" (2019) de Luke Snellin, Tom Hanks vu récemment dans "The Phoenician Scheme" (2025) de Wes Anderson, puis Tim Allen qu'on n'a pas vu sur grand écran depuis "Un Noel à El Camino" (2017) de David E. Talbert, puis Wallace Shawn qu'on n'a plus vu au cinéma depuis "Rifkin's Festival" (2020) de Woody Allen. Citons aussi ceux qui sont apparus au fil des épisodes avec Ernie Hudson qui retrouve aussi après "S.O.S. Fantômes : la Menace de Glace" (2024) de Gil Kenan sa partenaire Annie Potts présente aussi dans la saga "S.O.S. Fantômes" (1984-2024), John Ratzenberg, Tony Hale, Blake Clark, Kelsey Grammer, Bonnie Hunt ou Kristen Schaal, puis n'oublions pas Keanu Reeves entre ses "John Wick". En V.F. idem les doubleurs du trio principal restent Barbara Tissier, Jean-Philippe Puymartin et Richard Darbois, tous trois spécialistes de l'ombre doublant de nombreuses stars étrangères et/ou de nombreux films d'animation. Parmi les retours citons entre autre Henri Guybet depuis 1995 et vu récemment "L'Arnaqueuse" (2026) de Wilfried Méance, Patrick Préjean depuis le n°2 et vu récemment dans le dyptique "Cocorico" (2024-2026) de Julien Hervé, Audrey Fleurot depuis le n°4 à l'instar de Pierre Niney qui retrouve aussi en doublage voix après l'autre franchise "Les Bad Guys" (2022-2025) l'acteur Jean-Pascal Zadi, puis enfin n'oublions pas les nouveaux venus Laura Felpin qui a prêté sa voix auparavant dans "Minecraft, le Film" (2025) de Jared Hess et vue récemment dans "Les K d'Or" (2026) de et avec Jérémy Ferrari, puis Jonathan Cohen qui a prêté sa voix sur la franchise d'animation "Moi, Moche et Méchant" (2010-2024) et tout récemment sur "Le Vertige" (2026) de Quentin Dupieux... Le film poursuit de façon aussi cohérente que possible sa grande fresque historique sur l'histoire des jouets depuis désormais 3-4 générations d'enfants (oui déjà !). On retrouve donc nos jouets préférés du cinéma avec des évolutions loin d'être anodines, Jessie a su imposé le girl power et est devenue la leadeuse du groupe, Woody est parti mais n'a pas coupé ses liens avec ses amis et se voit même affublé d'une calvitie aussi naissante qu'inattendue, tandis que Woody, s'il tombe amoureux, il est surtout passé du jouet le plus high tech des années 90 à celui de obsolète face aux nouveaux jouets hyper connectés.
Un seul véritable problème apparaît dans le film, une incohérence narrative ou maladresse du montage et à chaque fois concernant la "méchante" Lilypad la tablette... ATTENTION SPOILERS !... Bonnie quitte la maison en voiture avec un sac à dos sans emmener sa tablette, mais arrivée à destination soudain elle a sa tablette, cette même erreur "magique" revient à deux autres reprise... FIN SPOILERS !... Dommage car ce film démontre que cette saga reste le fleuron de Pixar, toujours aussi créative, ludique, d'une fluidité remarquable sur le fond comme sur la forme, des idées, clins d'oeil et autres références qui jouent constamment sur la filiation entre les générations d'enfants et leur génération de jouets même si on sent pourtant qu"il ne faut pas trop taper sur les écrans. On perçoit un frein opportuniste, une indulgence peut-être trop démago envers les écrans s'invite en deuxième partie mais évidemment difficile de "détruire" des jeux vidéos ou informatiques dans une aventure qui doit rester universelle et bienveillante. L'intrigue est plus dense que dans le précédent opus, avec des rebondissements un peu plus nombreux, et toujours dans une cohérence "technologique" lucide même si le côté hyper connecté des jouets est un peu capillotracté vers la fin. Notons aussi la superbe idée sur le changement de style d'animation sur les jeux animés par les enfants. C'est toujours aussi amusant, plein d'acuité, rythmé et une bonne dose d'émotion à la fin. Du grand Pixar, du grand Toy Story...
Note :