Les franchises Disney Pixar pleuvent depuis un certain temps. Et maintenant, les réalisateurs font de plus en plus de suites, parfois excellentes (comme celle-ci), d'autres moins bonnes... Réussir une saga est parfois difficile, mais c'est sans compter de la nouvelle idée de génie d'Andrew Stanton pour ce (dernier ?) film.
Car oui, ici nos fameux jouets sont émancipés, certains ont vieilli (ouh cette calvitie de Woody) et sont donc mis à au garage au profit de... quoi ? La technologie incarnée par Lilypad, une tablette pour enfants que reçoit notre petite Bonnie.
Dans ce nouvel opus, les créateurs de cet univers s'en donnent à coeur joie : critique du consumérisme, addiction aux écrans et par la même occasion des pseudos réseaux sociaux qui rendent davantage solitaires que sociables. Bonnie n'est pas encore une ado qu'elle veut absolument copiner avec de mauvais amis rencontrés sur un chat et qui se moquent d'elle. Alors oui, j'ai versé quelques larmes, car ce Toy Story 5 pique et vise là où ça fait mal. La technologie isole, c'est vrai, mais peut parfois réunir et ce sont les jouets qui vont contribuer à cela.
Là où le quatrième épisode était de trop, le cinquième vient nous réconforter et nous dire que peut-être un jour on oubliera nos écrans pour le plaisir de jouer ensemble... à l'ancienne. Utopie ? L'avenir nous le dira.
En bref, un très beau animé (vu en 3D Ice pour ma part) où la nostalgie l'emporte sur la technophilie. Attention, vos écrans ont une obsolescence programmée, mais pas nos jouets !