Lire la critique que nous avons rédigée lors de la Mostra de Venise 2025, où le film était en compétition officielle sous son titre original, Elisa.
Il était reparti bredouille de la compétition. Assez logiquement, de notre point de vue, même si Barbara Ronchi aurait probablement mérité le prix d’interprétation. D’ailleurs Barbara Ronchi mériterait chaque année le prix d’interprétation – ou pas loin – mais nous reconnaissons ne pas être très objectifs en la matière.
Le film nous avait déçus lors de la projection, alors qu’on en attendait beaucoup avec Leonardo Di Costanzo aux commandes. Nous n’avions pas sauté au cou de cette Elisa : nous avions trouvé le récit trop fabriqué, trop sec émotionnellement pour nous emporter. Et force est de constater que quelques mois après la projection, il ne nous en reste pas grand-chose. A la rigueur quelques plans du face-à-face de Barbara Ronchi et de Roschdy Zem – très bien, lui aussi, en criminologue patient, dans la lignée du flic de Roubaix, une lumière.
Avec ce nouveau titre, plus moyen de faire un jeu de mots à la Gainsbarre. L’affaire est sérieuse. Nous vous laissons donc seuls juges quant à la découverte ou non du film.
L’Affaire Zanetti
Elisa
Réalisateur : Leonardo Di Costanzo
Avec : Barbara Ronchi, Roschdy Zem, Hippolyte Girardot, Valeria Golino, Giorgio Montanini, Diego Ribon, Monica Codena, Roberta Da Soller
Genre : Crime et châtiment
Origine : Italie, Suisse
Durée : 1h45
Date de sortie France : 03/06/2026
Contrepoints critiques :
”Inspiré de faits réels, L’Affaire Zanetti, film au scénario brillant réalisé par Leonardo Di Costanzo, décrit la transformation d’une meurtrière amnésique grâce à un criminologue, magistralement interprété par Roschdy Zem.”
(Corinne Renou-Nativel – La Croix)
”Le réalisateur italien Leonardo Di Costanzo signe un drame d’une grande finesse, tiré d’un fait réel, qui explore moins le crime que les fissures de l’âme. Avec des acteurs au sommet.”
(Oliver Delcroix – Le Figaro)
”On se retrouve face à un plaidoyer désincarné pour l’empathie, propre et sans vrai vertige, jusqu’à sa conclusion pantouflarde.”
(Léo Soesanto – Libération)
Crédits photos : slider : Oliver Oppitz – Images fournies par La Biennale Cinema