Né à Jérusalem (et toujours vivant)

Par Crazyduck @Crazy_Critics

Caractères - Illustration : CADOR/ ARP Sélection


Copyright Shai Goldman


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Pourquoi voir Né à Jérusalem (et toujours vivant) ?
Titre coup de poing, histoire peu commune où le personnage principal organise des visites guidées des lieux d’attentats à Jérusalem, Né à Jérusalem (et toujours vivant) est une comédie qui ose marcher sur des œufs et contre toute attente le film fonctionne.
Ronen (Yossi Atia) est un hiérosolymitain pure souche, il vit avec une angoisse permanente des attentats, sa thérapie, faire payer (ou non) des touristes et des locaux pour leur faire revivre les explosions du passé sur Jaffa Road.
On suit également sa vie amoureuse chaotique, sa relation compliquée avec son père et cette sensation permanente que la mort peut surgir à n’importe quel coin de rue.
Avec un sujet pareil, Yossi Atia et David Ofek, les deux cinéastes, auraient pu livrer un film casse gueule mais il n'en est rien, le métrage est traité avec un humour très noir certes, mais jamais cynique, le film trouve un équilibre assez rare entre comédie absurde et tendresse.
À aucun moment le film ne se moque des victimes, il se moque plutôt de la façon dont les vivants essaient de survivre avec ce trauma collectif, il en résulte une comédie assez fine, souvent très drôle et parfois vraiment touchante.
Au casting, on assiste au second long métrage et à la première réalisation de Yossi Atia (Bayit Bagalil)
, il incarne ici Ronen, un jeune homme qui gère à sa façon les attentats qu'a connu la ville sainte, le comédien est excellent, il mélange habilement une certaine maladresse et une vulnérabilité touchante qui fonctionne à merveille.
Yossi Atia donne la réplique à Lihi Kornowski (Red Skies, Les Crimes du Futur) apporte une énergie lumineuse qui équilibre la noirceur globale du métrage.
Il déambule dans Jérusalem, qui ici est un véritable personnage à part entière, la ville n’est pas juste un décor, elle est de chaque plan, on déambule dans les rues où chacune porte une trace historique ou émotionnelle, on ressent cette atmosphère toute particulière d'histoire et de modernité, ainsi qu'une certaine tension permanente.
Le film parle moins du terrorisme lui même que de la manière dont des citoyens ordinaires continuent à vivre dans une société marquée par la peur et la mémoire, une œuvre à la fois drôle, triste et profondément inconfortable (volontairement).
On pourrait reprocher au film un rythme quelque peu inégal, le début est un peu trop lent et répétitif, certaines sous-intrigues manquent un peu de profondeur et le spectateur reste sur sa faim, néanmoins nous sommes devant un premier film avec ses qualités et ses petits défauts de jeunesse.
Né à Jérusalem (et toujours vivant) est une petite pépite atypique du cinéma, pas parfaite mais attachante, qui s’attaque à un sujet délicat, celui du souvenir des attentats et de leurs victimes, une œuvre qui mélange rire et malaise avec intelligence, le tout avec légèreté sans jamais être irrespectueux.

Pas parfait, mais sincère et original

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Synopsis :


Ronen est un hiérosolymitain pure souche, il vit avec une angoisse permanente des attentats, sa thérapie, faire payer (ou non) des touristes et des locaux pour leur faire revivre les explosions du passé sur Jaffa Road.

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Anecdotes :


En 2012, Yossi Atia organisait réellement à Jérusalem des circuits, guidant les touristes sur les lieux d’attaques qui avaient marqué la ville.

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Le film a été tourné principalement à Jérusalem, et plus précisément dans le centre ville autour de la célèbre rue Jaffa (Jaffa Street).

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La musique originale du film a été composée par Baruch Ben-Itzhak (Open Heart, A Song of Ascension), Eli Lulai (All of Us: Hertzel, Rockfour: Mechonat Hazman) et Marc Lazar (Rockfour : Mechonat Hazman).

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Yossi Atia a réalisé en 2015, un court métrage intitulé Born in jerusalem and still alive, qui n'est ni plus ni moins que le petit frère du long métrage Né à Jérusalem (et toujours vivant).

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