L'être aimé

Par Ptiterigolotte @ptiterigolotte

Première séquence : de très gros plans (presque inserts) sur un père (Javier Bardem, un prix d'interprétation ou rien !) renoue avec sa fille (formidable découverte Victoria Luengo) qu'il n'a pas vue depuis 13 ans. La tension est palpable, voire toxique ; la séquence d'ouverture est longue, les gros plans sont étouffants, mais le tout est excellent. Enfin, le titre en rouge sur la pellicule. Le ton est donné : nous allons parler de cinéma, d'un tournage, d'un réalisateur démiurge, une séquence de nourriture au milieu tournée jusqu'à l'épuisement des acteurs, et surtout de sa fille. Ce long-métrage explore donc la relation père-fille. La toxicité est à son comble tout le long. 

Pour tout vous dire, j'ai vu toute la fillmographie de Rodrigo Sorogoyen jusqu'à Los Anos Nuevos , une série sortie fin 2025 et qui demeure, pour l'instant ma série préférée de l'année. J'attendais donc avec beaucoup d'impatience ce nouveau long du réalisateur, car j'avais adoré As Bestas, un de mes films préférés post COVID. Bien qu'il y ait quinze minutes en trop,  L'Etre Aimé est une belle leçon de cinéma, sur les coulisses et la magie du 7ème art.

En bref, un bon film sur la filiation et sur l'art que j'aime le plus au monde : le cinéma.                                                                                                             

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