Juste une illusion

Par Dukefleed
Mais quelle illusion?

Nakache/Toledano sortent leur nouvelle comédie, un film très auto biographique en mode feel good movie ; un des meilleurs de leur filmographie. Plongé en 1985, alors que les deux compères avaient 13/14 ans ; comme moi, yes ; j’ai vécu ce film comme une madeleine de Proust et ce dès le générique de début. Revoir les logos de Canal+, France Inter, TF1, Gaumont de l’époque m’a mis un sacré coup de vieux ; et tout le film est truffé de références du monde d’avant. Durant ces deux heures au rythme soutenu, c’est un énième film sur les tracas de l’adolescence sans innovation mais mené avec un joli talent d’écriture, de reconstitution et d’interprétation. Chaque génération trouvera son film cousin à celui-ci : « La boum », « Les 400 coups » ; « Dabolo menthe », dans le désordre ; et donc les passages obligés du genre (religiosité, passage à l’âge adulte, liens familiaux, premiers élans amoureux, désir, bande de potes…). Sans surprise, parfois un peu convenu et daté mais super plaisant car parsemé de moments de tendresse. Il offre malgré tout du contenu et une belle photo des années de sortie des 30 glorieuses avec le début du chômage de masse avec ses cadres déboussolés par un monde du travail pour lequel ils sont inadaptés et n’ont plus des compétences attendues ; l’émergence de l’informatique ; et ces femmes qui vont prendre leur place dans le monde économique avec la naissance des working girl. Au casting, Louis Garrel nous régale de drôlerie avec ce rôle de père désorienté.

Par contre c’est à croire que le public majeur des cinémas sont les quinquas, la production vomit les films sur les 80’s à la pelle.

Pas grand fan du cinéma des 2 postes bankables et très Entertainment du cinéma français, celui-ci est très agréable

Sorti en 2026

Ma note: 14/20