L'idée du film est de Gari Kikoïne et David Solal, co-scénaristes qui ont auparavant surtout travaillé sur plusieurs courts métrages et qui ont proposé ce projet inspiré de l'histoire vraie du sex-toy le plus vendu de la planète le Womanizer (en savoir plus ICI !), entre autre à Philippe Rousselet, producteurs expérimentés derrière récemment des films comme "Furcy, Né Libre" (2026) de Abd Al Malik ou "Le Crime du 3ème Etage" (2026) de Rémi Bezançon. Le producteur a alors pensé à Reem Kherici à la réalisation, membre de la fameuse bande à Fifi et déjà réalisatrice-scénariste de ses films "Paris à Tout Prix" (2013), "Jour J" (2017 et "Chien et Chat" (2024). Elle explique : "Gari Kikoïne et David Solal ont écrit une première version dans laquelle je ne me suis pas retrouvée. Puis, en rajoutant ma patte, mon langage, et mon regard féminin, nous sommes arrivés à dépasser le sujet de la fabrication du sextoy pour aborder le sujet de fond du plaisir féminin qui me correspondait davantage." ... Un couple se délite après plus de vingt ans de mariage. Mais un jour, Fanny avoue à Tom qu'elle n'a jamais eu d'orgasme. Tom, ingénieur d'abord déboussolé, décide alors de créer un objet qui révolutionnerait le plaisir féminin. Bientôt Fanny touché par le défi décide de participer personnellement à la réussite du projet...
La cinéaste vue récemment dans "Marsupilami" (2026) de et avec Philippe Lacheau et "Mauvaise Pioche" (2026) de et avec Gérard Jugnot s'octroie un rôle central mais pas principal avec le rôle de la sexologue, et retrouve ainsi après "Alibi.Com 2" (2023) de et avec Philippe Lacheau, dans laquelle elle faisait un caméo, sa partenaire Alexandra Lamy vue récemment dans "Jean Valjean" (2025) de Eric Besnard, "L'Île de la Demoiselle" (2026) de Micha Wald et "Compostelle" (2026) de Yann Samuell, tandis que son époux ingénieur est joué par François Cluzet vu dernièrement dans "Un Métier Sérieux" (2023) de Thomas Lilti et "Fils de" (2025) de Carlos Abascal Peiro, sans oublier leur fille interprétée par Mitty Hazanavicius fille de l'actrice Axelle Laffont et de l'acteur Serge Hazanavicius et donc nièce du réalisateur Michel Hazanavicius. Citons ensuite Delphine Baril vue dans "Les Pistolets en Plastique" (2024) de Jean-Christophe Meurisse, "Un Ours dans le Jura" (2024) de Franck Dubosc et "T'as pas Changé" (2025) de Jérôme Commandeur, Camille Aumont Carnel militante féministe nigérienne dans son premier rôle, et enfin François-Xavier Demaison qui retrouve Reem Kherici après "Paris à Tout Prix" (2013) et "Jour J" (2017), ainsi que François Cluzet après "Normandie Nue" (2018) de Philippe Le Guay... Malgré l'encart de début qui nous rappelle que le film reste une fiction on a l'agréable surprise de constater une fidélité générale à l'aventure du couple Lenke (créateur du womanizer), surtout dans la genèse du produit, les recherches ou l'approche technique de la machine comme sur les affirmations plus ou moins scientifiques autour du plaisir féminin. En cela le film est parfaitement ludique et intelligible, voir même assez passionnant même si, sur le fond, on apprend pas grand chose qu'on ne sait déjà mais il est toujours bon parfois de rappeler des évidences. La première heure est vraiment très drôle, entre la maladresse ou la gêne de madame/Lamy au départ, jusqu'à la tête de monsieur/Cluzet lors de leur première discussion sur ce manque d'orgasme. L'équilibre et l'entente au diapason du couple Lamy-Cluzet n'est pas pour rien dans cette savoureuse aventure conjugale, mais il ne faut pas oublier non plus la frangine jouée par une inénarrable Delphine Baril, où la fille jouée par mlle Hazanavicius qui démontre que les jeunes sont sans aucun doute, paradoxalement, plus dans le tabou que leurs parents.
Ce qui n'empêche aucunement d'éviter toute vulgarité ou même grossièreté, Reem Kherici rappelle ainsi que son projet a été pensé avec le mot "élégance" en tête : "J'ai tout de suite su, par exemple, que je filmerai l'orgasme de manière pudique, parce que c'est ce qui me définit, et que je le montrerai sous l'angle organique pour expliquer à ceux qui ne savent pas (c'est-à-dire la plupart des hommes et une partie de la population féminine) l'effet physique que cela procure. C'est notamment pour cela que j'ai demandé à l'équipe d'effets spéciaux de me faire un plan macro d'un muscle qui se resserre, d'une pupille qui se dilate ou encore de poils qui se dressent..." Et pas que d'ailleurs avec une séquence de "carillons ménagers" bien pensés. Par contre Keem Kherici tombe dans l'écueil toujours très irritant de la séquence émotion alors que nous sommes dans une comédie hilarante, soudain le rythme se brise, on tente un tire-larmes inutile, et on souffle presque de soulagement quand on s'aperçoit que c'est assez court comparé à la plupart des autres pseudo-comédies. On arrive ensuite dans une dernière partie un peu moins drôle, mais toujours assez légère et fantaisiste pour nos zygomatiques avant une ultime petite déception avec le grand final... ATTENTION SPOILERS !... le film se termine sur un ersatz de l'émission TV "Qui veut être mon associé ?", madame/Lamy se retrouve intimidée, gênée, balbutiante... etc... Alors que ceux qui connaissent l'émission savent que çàa n'arrive jamais. Un entrepreneur qui se présente à l'émission est un guerrier préparé qui croit tellement à son projet qu'il déroule et assume sa présence la tête haute et franche pas en faisant la vierge effarouchée... FIN SPOILERS !... Une ultime partie pour une seconde scène émotion trop pathos. Dommage, les deux passages "émotions" gâchent un peu l'ensemble, si le film avait été sur la même gamme que la première heure de A à Z on avait sans doute la meilleure comédie française de ces dernières années... Néanmoins, une comédie excitante et très drôle avec du fond, donc à voir à conseiller et sûrement à revoir !
Note :
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