Un titre très courant et donc à ne pas confondre notamment avec deux grands Classiques, dont le titre éponyme en V.O. du film "L'Obsédé" (1949) de Edward Dmytryk et "Obsession" (1976) de Brian De Palma... Ce film est le second long métrage après le remarqué "Milk & Serial" (2024) de Curry Barker qui s'était fait déjà remarqué pour son duo comique "That's a Bad Idea" sur YouTube. S'il vient de la comédie le cinéaste est intéressé par les perspectives dramaturgiques offertes par le genre horrifique et très vite il a voulu aborder le sujet de l'obsession : "Qu'on soit obnubilé par une personne ou par quoi que ce soit d'autre, le fait d'être totalement habité par quelqu'un ou quelque chose m'a toujours fasciné, et le cinéma d'horreur m'a semblé être le genre idéal pour en parler." Son idée est devenue plus concrète lorsqu'il a vu un épisode de la série TV "The Simpson" où Bart achète une patte de singe capable d'exaucer des voeux : "Ce croisement entre mon intérêt pour l'obsession et un objet susceptible d'exaucer des voeux est à l'origine du film" précise ainsi le réalisateur-scénariste. Le film est interdit au moins de 16 ans... Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d'exaucer n'importe quel voeu. Une aubaine pour celui qui a un crush qu'il est incapable de draguer. Ainsi elle tombe amoureuse de lui mais bientôt elle devient possessive jusqu'à l'obsession au point que bientôt il a peur de son amoureuse qui devient de plus en plus présente...
Le jeune homme "chanceux" est joué par Michael Johnston remarqué grâce à la série TV "Teen Wolf" (2015-2017) et apparu dans les films "Slash" (2016) de Clay Liford ou "Espèces Menacées" (2021) de M.J. Bassett, tandis que son crush bientôt possessive est incarnée par Inde Navarette remarquée dans la série TV "Superman et Loïs" (2021-2023) et aperçue dans le film "Trap House" (2025) de Michael Dowse. Citons ensuite Cooper Tomlinson acolyte de Curry Barker depuis leur début comique et donc vu dans "Milk and Serial" (2024) mais aussi apparu dans "Aberdeen" (2019) de Colton Van Til, "Mank" (2020) de David Fincher ou "Treasure Trackers" (2023) des frères Garcia. Citons ensuite Megan Lawless aperçue dans "Table 19" (2017) de Jeffrey Blitz, "The Hate you Give" (2018) de George Tillman Jr. ou "The Death that Awaits" (2024) de Richard J. Lee, Andy Richter aperçu dans "Docteur T et les Femmes" (2000) de Robert Altman ou "Elfe" (2003) de Jon Favreau ou entendu en doublage vocal notamment sur la franchise animée "Madagascar" (2005-2012), Haley Fitzgerald vue dans "Mean Girls, Lolita malgré Moi" (2025) de Samantha Jayne et Arturo Perez Jr. ou "Something Casual" (2025) de Brandon Buczek, Darin Toonder apparu surtout dans diverses séries TV malgré les films "Across the Ocean" (2019) de Nicole Donadio-Uma Kumarapuram et "Devotion" (2022) de J.D. Dillard, Chloe Breen apparue dans "A Christmas in Ochopee"(2023) de Montana Cypress ou "The Mask : Gone Viral" (2025) de Geordy Skolnick, Anthony Pavone aperçu dans "Gianna" (2023) de Brooke Linsalata et surtout apparu dans de nombreuses séries TV, Anthony Casabianca vu dans "Bitcoin Baby" (2023) de Michael G. Keller, "Trust in Love" (2024) de Mick Davis et "Third Wheel" (2024) de Blake Tamarkin, Malcolm Kelner vu dans "Unruly Passager" (2023) de Cassian Elwes ou "That Alien, Sound" (2025) de Brando Topp... L'idée de base est excellente, car qui n'a jamais rêvé d'avoir droit au voeu ultime, souvent résumé à deux options, la fortune ou l'amour. Comme souvent, on le sait désormais, faire un voeu pas assez précis ou avec une idée trop globale ouvre la porte à la catastrophe. Ici le voeu est donc un voeu d'amour, et qui dit un amour non cadré ou démesuré ça ouvre la porte à une possessivité extrême et à une obsession incontrôlable. Malheureusement, le scénario omet beaucoup trop vite l'idée de base, soit l'amour et la dépendance d'une jeune femme pour un homme qu'elle choisit à l'insu de son plein gré.
En effet, le récit aurait dû se focaliser sur cet amour, et surtout placer le côté horrifique sur ce prisme où le cerveau de la femme est perturbé par ce voeu qui altère sa volonté. Mais plusieurs actions-réactions s'avèrent absurdes et contre-nature... ATTENTION SPOILERS !... elle devient bizarre aussitôt après le voeu, et surout, le pire, pourquoi elle cuisinerait le chat ?! En quoi ça serait logique ou compréhensible avec l'amour qu'elle porte à son homme ?!... FIN SPOILERS !... Ainsi le film part en hystérie dès le début, trop souvent et de façon trop récurrente, pas de réelle montée en puissance alors qu'il aurait fallu une évolution progressive et subtile. Cette hystérie et ces cris constants et omniprésents interfèrent dans les effets frissons, finalement on s'agace, on sort du film, ça irrite plus que ça ne fait peur, même si on note 2-3 séquences particulièrement efficaces. Faire hurler la femme toutes les 5mn n'est ni naturelle ni logique, il aurait fallu un amour véritable au début pour dévier dans une perversité narcissique au féminin psycho-traumatique plutôt qu'une hystérie qui tient plus de la possession maléfique classique. Le sujet méritait un soupçon de crédibilité dans son traitement. Dommage, le réalisateur est presque hors sujet.
Note :