Captain America : Brave New World (2025) de Julius Onah

Dans l’univers Marvel, voici le renouveau du Captain America. Après la dernière apparition de Chris Evans en 2019 (Avengers: Endgame), le rôle passe à un nouveau visage en 2025, sous la réalisation de Julius Onah.

Après la retraite de Steve Rogers, Sam Wilson reprend le rôle de Captain America. Aux côtés du nouveau Faucon, il doit faire face à une menace qui pourrait bouleverser l’ordre mondial. Entre missions de sauvetage, affrontements avec des ennemis puissants et choix moraux difficiles, Sam tente de trouver sa place en tant que héros.  

Le film propose un synopsis plus travaillé que certaines productions Marvel récentes, en explorant les conflits et dilemmes de ses héros. La confrontation classique entre bien et mal, toujours présente, est approfondie par le développement des personnages principaux et leur quête d’identité, cherchant à trouver leur place dans un monde en mutation.

Le problème principal vient du contraste entre les personnages principaux et secondaires, mais aussi entre l’incarnation précédente et celle actuelle de Captain America.

Si Sam Wilson est l’héritier logique de Steve Rogers, il reste constamment dans son ombre. Au lieu de construire une identité propre, il apparaît comme une copie, reproduisant gestes et style de combat de son prédécesseur. Ses doutes sur sa légitimité donnent un comportement parfois “trop artificiel”, ce qui rend difficile de croire pleinement en sa version du défenseur de l’Amérique. À cela s’ajoute le manque de charisme de Sam et de son acolyte, le nouveau Faucon, comparé aux figures originales, un déficit amplifié par des personnages secondaires très présents, et particulièrement par Harrison Ford, dont le charisme écrase presque l’intrigue principale.

On se laisse pourtant emporter par l’action et le spectacle de ce 35ᵉ film Marvel. Mais le long-métrage souffre de quelques incohérences , et surtout de problèmes techniques. Les effets spéciaux déçoivent par moments, et deviennent particulièrement mauvais dans la représentation du Hulk Rouge, dont la création numérique frôle le ridicule et décrédibilise presque la performance d’Harrison Ford. 

En résumé, un Marvel qui se laisse regarder mais qui ne transcende pas son univers. Le spectacle est présent, mais la substance et l’émotion peinent à suivre. Un divertissement tiède, qui aurait mérité plus de profondeur et de cohérence pour réellement relancer le personnage et marquer les esprits. A suivre lors du prochain film Marvel. 

Avis de Selenie ICI !

Note :                 

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10/20 Captain America : Brave New World (2025) de Julius Onah