La Semaine de la critique présente sa sélection 2026

Par Boustoune

65e Semaine de la Critique – Cannes (Alpes-Maritimes)
– du 13 au 21 mai 2026 –

– Oui, t’es un mauvais ! Tes textes sont nuls ! Et à Cannes, il fait trop chaud ! Ou alors il pleut… Grrrr…

– Oh, du calme Maurice, qu’est-ce qui t’arrive, là ?

– Ben, je me prépare pour la Semaine de la Critique…

– Euh, tu n’as pas compris le principe, je pense… Je vais t’expliquer. La Semaine de la Critique, c’est la plus ancienne des sections parallèles du Festival de Cannes. Elle s’appelle ainsi non pas parce que chacun est obligé d’émettre des critiques négatives sur tout et n’importe quoi, mais parce qu’elle est organisée par le Syndicat français de la critique de cinéma. D’accord, certains de ses membres ont la dent dure avec les oeuvres, surtout pendant la période du festival, où une bonne partie des meilleurs films de l’année sont comparés les uns aux autres, mais l’objectif, ici, est surtout de soutenir de jeunes auteurs, de promouvoir leur travail et de défendre l’idée d’un cinéma d’art et d’essai de caractère, libre, inventif et engagé. Chaque année, le comité de sélection, composé de critiques et journalistes, élabore un programme d’une dizaine de premiers longs métrages et autant de courts, parmi lesquels se cachent probablement les cinéastes majeurs de demain, qui seront peut-être primés en compétition officielle au Festival de Cannes dans quelques années. Parmi les réalisateurs et réalisatrices révélés par la Semaine de la Critique, citons d’ailleurs quatre titulaires d’au moins une Palme d’or : Ken Loach, Jacques Audiard, Julia Ducournau et Justine Triet.

Cette année, on compte cinq femmes dans la liste des longs métrages choisis : Sara Ishaq, pour The Station, Blerta Basholli, pour Dua, Marine Atlan, pour La Gradiva, Jing Zou, pour A Girl Unknown et Aina Clotet, pour Viva.
Deux hommes complètent le line-up : Bruno Santamaría Razo avec Seis meses en el edificio rosa con azul et Alexander Murphy, avec Tin Castle.
En plus de cette sélection, la Semaine de la Critique proposera en ouverture le film d’animation In Waves de Phuong Mai Nguyen, mais aussi Du fioul dans les artères de Pierre Le Gall (en ce moment, avec la Guerre en Iran et le choc pétrolier, c’est un luxe…), La frappe de Julien Gaspar-Oliveri, et Adieu monde cruel de Felix de Givry, qui sera projeté en clôture.

Comme à son habitude, la section présentera une programmation de dix courts-métrages en compétition, dont Visite en terre irradiée d’Anne-Sophie Girault (dont on espère qu’il ne sera pas trop d’actualité, celui-là…), plus trois hors compétition et la traditionnelle carte blanche donnée au Festival de Morelia, partenaire de la Semaine depuis plusieurs années.

– Mais sinon, j’ai le droit de critiquer la Semaine de la Critique ?

– Oui, Maurice, mais si tu critiques des critiques, tu risques d’être un peu l’arroseur arrosé. Et comme tu n’es pas une lumière…

Pour en savoir plus : Semaine de la critique

Crédits photos : images fournies par La Semaine de la critique – studio Avenir – Colin Levêque – « Kika » d’Alexe Poukine – Copyright WRONG MEN & Kidam