À la fin du festival, Dead Man’s Wire (titre original de l’oeuvre) faisait clairement partie des oeuvres qui nous ont le plus marqués ou séduits, avec Silent friend, toujours à l’affiche, La Voix de Hind Rajab, The last viking (qui sortira en juin) et La Divine comédie d’Ali Asgari (qui n’a hélas pas encore de date de sortie prévue).
En racontant un fait divers réel, la prise d’otage d’un courtier par un de ses clients ruinés, Gus Van Sant signe un thriller haletant et tendu, doublé d’un film politique et social comme le cinéma hollywoodien n’en fait plus. Il retrouve l’esprit des grands films américains protestataires des années 1970, notamment des oeuvres de Sidney Lumet, comme Un après-midi de chien. D’ailleurs, Al Pacino fait partie du casting, dans un rôle secondaire, mais important pour l’intrigue. C’est cependant Bill Skarsgård qui porte le film. Il est magnifique dans la peau de ce citoyen ordinaire qui se rebelle contre les dérives du système capitaliste et l’injustice dont il a été victime.
La Corde au cou est un régal de numéros d’acteurs, de mise en scène, de photographie et de montage. Et pour couronner le tout, il est aussi parcouru par une bande-son remarquable, pleine de tubes de la Motown et de chansons typiques des 70’s.
On adore et on recommande chaudement ce long métrage !
La Corde au cou
Dead Man’s Wire
Réalisateur : Gus Van Sant
Avec : Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo, Myha’la Herrold, Cary Elwes, Al Pacino
Genre : Thriller et brûlot politique façon 70’s
Origine : Etats-Unis
Durée : 1h45
Date de sortie France : 15/04/2026
Contrepoints critiques :
“Mêlant empathie et sentiment politique, le cinéaste dresse le portrait jubilatoire d’un preneur d’otage en rupture de ban sans jamais ignorer la violence de ses actes.”
(Olivier Lamm – Libération)
”Difficile de comprendre où est Gus Van Sant dans ce petit film pas trop mal exécuté, mais qui manque cruellement de force et de point de vue sur cette histoire, autant dans le scénario que la mise en scène.”
(Geoffrey Crété – Ecran Large)
Crédits photos : Copyright elevated films / Pressman Film