Caramba, gringo ! Depouis hier, lé service presse du Festival de Cannes ne distille plou ses commouniqués ! Il les mitraille à la Browning 1917, comme à la fin dé La Horde Sauvage !
Hier, on a ou la sélectione dé les courts métrages et l’announce dé l’affiche. Aujourd’hui, la banda del señor Frémaux a announcé les ajouts à la sélectione officielle ! Et Gringo, ¡es la bomba! Oune révoloutione !
Oui, c’est vrai, les ajouts promis sont bien à la hauteur des attentes.
Le fameux film que le délégué général nous avait promis à demi-mot lors de l’annonce de la sélection est bien au rendez-vous de la quinzaine cannoise. Il s’agit de Paper Tiger, de James Gray, avec Adam Driver, Scarlett Johansson et Miles Teller. Une histoire de rêve américain contrarié par la mafia russe, que beaucoup annoncent dans la droite lignée de Little Odessa, le premier long-métrage du cinéaste américain. Il viendra compléter la compétition officielle, qui compte désormais 22 longs métrages.
Un Certain Regard s’enrichit de quatre nouveaux films. Victorian Psycho, de Zachary Wigon, est annoncé comme un film de suspense et d’horreur gothique situé dans un manoir anglais du XIXe siècle et met en vedette Maika Monroe, Thomasin McKenzie et Jason Isaacs. L’intrigue est adaptée d’un roman de Virginia Feito. Autre adaptation, celle de Mémoire de fille. Dans ce récit autobiographique, Annie Ernaux revenait sur sa première nuit avec un homme et sur le vertige qui l’accompagnait. Judith Godrèche le porte aujourd’hui à l’écran, avec Valérie Dréville et Tess Barthélémy comme interprètes principales. Elle retrouve la Croisette deux ans après la projection de son court métrage Moi aussi.
Konstantina Kotzamani vient rejoindre le groupe de postulants à la Caméra d’or. Dans son premier film, Titanic Ocean, elle nous invite à suivre une adolescente japonaise qui s’entraîne pour devenir une sirène professionnelle (quel job de rêve !) et qui, après une expérience de mort imminente, voit ses désirs s’éveiller et son chant de sirène faire des ravages (ça, c’est du pitch!).
Enfin, si le Festival n’a pas su convaincre Christopher Nolan de venir présenter son Odyssée, il aura quand même Ulysse en clôture de la section Un Certain Regard. Le film de Laetitia Masson raconte une odyssée différente, celle d’un petit garçon d’un an atteint d’un syndrome génétique, et celle de sa mère, Alice (Élodie Bouchez), bien décidée à ce que son fils trouve sa place dans la vie.
Quelle remontada ! Alors que la sélection de films ayant pour sujet le football, emmenée par Cantona dominait la section Cannes Première, voilà que cinq films viennent égaliser dans le temps additionnel.
D’abord, The End of It de Maria Martinez Bayona, un premier film qui nous promet rien moins que l’immortalité pour un futur proche. Dans ce récit de science-fiction, Rebecca Hall incarne une femme de 250 ans qui décide de renoncer à l’éternité et de faire valoir son droit à mourir, ce qui crée des tensions avec son mari (Gael García Bernal), sa fille et son assistante IA (tout un programme !). Puis Aquí de Tiago Guedes, récit dystopique adapté de “Une enfance de Jésus” de J.M. Coetzee. Le récit fera sans doute écho à Marie Madeleine, de Gessica Généus, qui conte l’irruption d’une église évangélique en face d’un bordel de Haïti et les perturbations que cela occasionne, surtout quand une des prostituées, Marie Madeleine, se lie d’amitié avec le fils du pasteur. Amen.
Christophe Honoré viendra présenter Un mariage au goût d’orange, son nouveau long métrage, qui réunit Adèle Exarchopoulos, Vincent Lacoste et Paul Kircher. Le film est annoncé comme une prolongation de sa pièce “Le Ciel de Nantes”, une revisite de son histoire familiale personnelle et une façon de guérir des blessures du passé.
La section proposera aussi le nouveau film de Géraldine Nakache. Huit ans après J’irai où tu iras, la réalisatrice fait son come-back, comme son idole Céline Dion. Avec Si tu penses bien, son cinéma semble prendre un tour plus dramatique. D’après le synopsis, elle suit une femme (Mona Chokri) prisonnière d’un mariage malheureux, où le mari (Niels Schneider) essaie d’imposer sa foi religieuse au reste de la famille.
Les séances spéciales s’offrent aussi cinq ajouts : Printemps de Rostislav Kirpičenko rappelle aux festivaliers qu’une guerre continue de faire rage aux portes de l’Europe, en Ukraine ; Ceniza en la boca marque le retour de Diego Luna derrière la caméra, avec cette adaptation d’un roman de Brenda Navarro ; Tangles de Leah Nelson, est un film d’animation dans lequel une jeune femme au caractère bien trempé est obligée de venir s’occuper de sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, dans une petite ville conservatrice ; Le Triangle d’or d’Hélène Rosselet-Ruiz semble tourner autour d’un trio de personnages improbable ; Groundswell de Joshua & Rebecca Tickell est un documentaire engagé qui explore les pratiques agricoles régénératives à l’échelle mondiale.
Enfin, le Festival propose une séance “Family”, avec la projection de Lucy Lost, d’Olivier Clert, un film d’animation où une enfant se lance dans une aventure mouvementée pour percer le secret de ses mystérieux pouvoirs et trouver sa place dans le monde.
A-t-elle le pouvoir de se démultiplier pour assister à quatre projections en même temps? Parce qu’avec tous ces films supplémentaires, ce serait bien utile…
– Sinon, gringo, on fait la révoloutione au Palais de les festivals. Avec la horde sauvage, on prend en outage lé projectionniste et on reste dans la salle tant qu’on a pas vou les 250 films dé la sélectione ! Caramba!
Les ajouts :
Compétition Officielle
Paper Tiger de James Gray
Un Certain Regard
Victorian Psycho de Zachary Wigon
Mémoire de fille de Judith Godrèche
Titanic Ocean de Konstantina Kotzamani
Ulysse de Laetitia Masson (Film de clôture)
Cannes Première
The End of It de Maria Martinez Bayona
Marie Madeleine de Gessica Généus
Aquí de Tiago Guedes
Mariage au goût d’orange de Christophe Honoré
Si tu penses bien de Géraldine Nakache
Séances spéciales
Printemps de Rostislav Kirpičenko
Ceniza en la boca de Diego Luna
Tangles de Leah Nelson
Le Triangle d’or de Hélène Rosselet-Ruiz
Groundswell de Joshua & Rebecca Tickell
Séance famille
Lucy Lost de Olivier Clert
Plus d’infos : Festival de Cannes
Crédits photos : images fournies par Le Festival de Cannes