Cocorico 2 (2026) de Julien Hervé

Par Seleniecinema @SelenieCinema

Après les 2 millions d'entrées France pour la comédie "Cocorico" (2024) on est pas surpris de revoir toute l'équipe pour une suite forcément lucrative. Ainsi le réalisateur-scénariste Julien Hervé rempile lui qui a déjà signé les suites de la saga "Les Tuche" (2016-2025) avec entre temps un scénario pour "Astérix et Obélix : l'Empire du Milieu" (2023) de et avec Guillaume Canet et un premier long métrage en co-réalisation avec Philippe Mechelen... Depuis la découverte de la vérité sur leurs origines, les Bouvier-Sayvage et les Martin vivient désormais en toute amitié et préparent ensemble le mariage de leurs enfants. Mais un imprévu vient jouer les grains de sable, un cousin de Frédéric Bouvier-Sauvage a été retrouvé ce qui démontrent encore que leurs ancêtres n'ont pas fini de les surprendre... 

Les Bouvier-Sauvage sont incarnés une nouvelle fois par Marianne Denicourt, actrice fétiche de Claude Lelouch de "Une Pour Toutes" (1999) à "Finalement" (2024), avec Christian Clavier vu récemment dans "Le Routard" (2025) de Philippe Mechelen ou "Le Million" (2025) de Grégoire Vigneron et qui, outre "Cocorico" (2024), retrouve après "Les Visiteurs : la Révolution" (2016) de Jean-Marie Poiré, "Convoi Exceptionnel" (2019) de Bertrand Blier et "Rendez-Vous chez les Malawas" (2019) sa partenaire "madame Martin" alias Sylvie Testud vue récemment dans "LOL 2.0" (2026) de Lisa Azuelos, avec son époux Didier Bourdon vu récemment dans le "Marsupilami" (2026) de et avec Philippe Lacheau, et retrouve après "38°5 Quai des Orfèvres" (2023) de Benjamin Lehrer et "Chasse Gardée" (2023) de Antonin Fourlon et Frédéric Forestier son "fils" et partenaire Julien Pestel vu tout récemment dans "Les Enfants de la Résistance" (2026) de Christophe Barratier, tandis que sa fiancée et donc fille Bouvier-Sauvage est une nouvelle fois interprétée par Chloé Coulloud surtout remarqué dans les plus sérieux "Livide" (2011), "Aux Yeux des Vivants" (2014) et "Le Mangeur d'Âmes" (2024) tous trois du duo Julien Maury et Alexandre Bustillo. Citons ensuite le retour également de Patrick Prejean grand acteur populaire depuis des films comme "Le Tatoué" (1968) de Denys de La Patellière, "Le Cerveau" (1969) de Gérard Oury ou "Les Mariés de l'An II" (1970) de Jean-Paul Rappeneau, puis le nouveau venu Albert Goldberg vu dernièrement dans "Certains l'aiment Chauve" (2025) de Camille Delamarre, "Meurtres à Mont-de-Marsan" (2025) de Jean-Marc Thérin et "Les Braises" (2025) de Thomas Kruithof... Comme toujours l'appel du tiroir-caisse est plus fort que tout, et la suite obligée et attendue arrive même si on sait tous (et même les producteurs n'en doutons pas !) que c'est forcément une erreur, peut-être pas pour les billets verts loin s'en faut mais en tous cas pour la valeur intrinsèque du film. Ainsi, la suite repose exactement sur la même chose et le même postulat de départ que le film original, à savoir un test ADN et une nouvelle révélation. Même postulat donne donc forcément les mêmes gags et donc offre les mêmes ressorts comiques.

Résultat, on rit beaucoup moins car rien de bien neuf, ça devient redondant pour la plupart des effets même si, heureusement, il y a encore quelques bonnes idées qui émergent. Avant tout le duo Clavier-Bourdon fonctionne à merveille et reste l'atout maître du film, le côté clownesque et farfelu est assumé à fond, le côté satirique et loufoque est tout aussi assuré avec le message sur les origines bien passé tout en saluant la culture française dans un équilibre intelligent et bien venu. Gros point également sur la séquence émotion qui n'existe pas, comme le premier film, un écueil évité salvateur qu'on apprécie particulièrement. Quelques passages sont particulièrement réussis (comme l'interrogatoire de police) et d'autres moins (le cousin turc trop présent). Néanmoins, une suite de trop mais une suite plutôt plaisante et divertissante à défaut d'être originale ou innovante, qui démontre surtout qu'il faut vraiment s'arrêter là ! Ca reste une comédie franchouille sympathique. Note indulgente. 

Note :                 

12/20