Plus Fort que Moi (2026) de Kirk Jones

Par Seleniecinema @SelenieCinema

Réalisateur britannique de "Vieilles Canailles" (1998), "Nanny McPhee" (2005),  "Ce qui vous Attend si vous attendez un Enfant" (2012), "Mariage à la Grecque 2" (2016, Kirk Jones revient après une longue pause pour aborder le fameux syndrome de Gilles de La Tourette. Il porte pour cela le destin véridique de John Davidson, activiste écossais qui  est atteint à un degré "sévère" de ce syndrome depuis son adolescence. L'homme a déjà été le sujet de plusieurs documentaires dont le premier a été "John's Not Mad" (1989) de Valerie Kaye. Notons que le titre français est une nouvelle fois dénué de sens, et rappelons donc le titre en V.O. est "I Swaer" signifiant "Je Jure". Cette maladie a déjà été abordée au cinéma, on peut citer les films "Phoebe in Wonderland" (2008) de Daniel Barnz, le film allemand "Ein Tick Anders" (2011) de Andi Rogenhagen, "The Road Within" (2014) de Gren Wells, le film français "Cigarettes et Chocolat Chaud" (2016) de Sophie Reine... Dans les années 80, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de La Tourette à une époque où la maladie reste mystérieuse et encore non reconnue par les autorités. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours est semé d'embûches... 

John Davidson est incarné jeune par Scott Ellis Watson dans son premier rôle puis entre l'adolescence et l'âge adulte par Robert Aramayo remarqué dans "Nocturnal Animals" (2016) de Tom Ford, "Galveston" (2018) de Mélanie Laurent ou "Antebellum" (2020) de Gerard Bush et Christopher Renz et vu récemment dans "Palestine 36" (2026) de Annemarie Jacir, puis retrouve après "Dance First" (2023) de James Marsh sa partenaire Maxine Peake qui retrouva ce réalisateur pour "Une Merveilleuse Histoire du Temps" (2014) et qui avait déjà abordé le syndrome avec la série TV "The Shameless" (2004-2007). Citons ensuite Shirley Henderson vue plus dans "Coup de Théâtre" (2022) de Tom George et "Bridget Jones : Folle de Lui" (2025) de Michael Morris et retrouve après "Trainspotting" (1996) de Danny Boyle l'acteur Peter Mullan qui a signé l'excellent "The Magdelene Sisters" (2002) et vu aussi dans "Boy A" (2007) de John Crowley, "Tyrannosaur" (2011) de Paddy Considine ou "Hostiles" (2017) de Scott Cooper et retrouve Robert Aramayo après la série Tv "Le Seigneur des Anneaux : les Anneaux de Pouvoir" (2022), puis enfin Steven Cee vu notamment dans "Outlaw King" (2018) de David Mackenzie, "Terminator : Dark Fate" (2019) de Tim Miller et "Heads of State" (2025) de Ilia Naïchouller... Histoire vraie, et projet soutenu par le principal interessé ce qui légitime forcément le récit. Et pourtant on note quelques choix narratifs qui sont décevants ou laissent légèrement perplexes, surtout parce qu'il y a une ellipse importante sur une période qui aurait justement été intéressante d'aborder... ATTENTION SPOILERS !... après une demi-heure qui raconte surtout le moment où les symptômes apparaissent vers 13 ans, une ellipse de 13 ans soit toute l'adolescence et son apprentissage de la maladie sont donc occulté... FIN SPOILERS !... Un choix bizarre qui crée un manque un peu frustrant.

Par là même, quand la partie adulte commence on peut s'étonner qu'il n'est jamais fait mention de sa "petite" notoriété. En effet, John Davidson avait déjà été l'objet d'un documentaire en 1989, et qu'il est déjà sujet de plusieurs reportage télévisé. La partie adulte est donc l'essentiel du film, avec logiquement un changement d'acteur. D'autant plus frustrant que l'acteur pour la partie des 13 ans Scott Ellis Watson est excellent, autant que Robert Aramayo pour la partie adulte, tous deux signent une performance impressionnante dans la lignée d'un Di Caprio dans le fameux "Gilbert Grape" (1993) de Lasse Hallström. D'autres passages semblent parfois trop poussés pour accentuer la dramaturgie mais pourtant tout semble tout aussi crédible et vraisemblable... ATTENTION SPOILERS !... Un juge qui se vexe aussi facilement ?! L'histoire de drogue ou une famille également effacée au fil du temps... FIN SPOILERS !... Dans le style le films 'inscrit dans tout le très bon cinéma social so british dans la veine de Ken Loach ou Mike Leigh, un drame déchirant à la façon d'un buddy movie qui permet de passer aussi un message d'espoir et d'optimisme nécessaire devant la bêtise. Un bon moment même si le il omets des passages qui paraissent importants.

Note :                 

14/20