[Cannes 2026] Le 79e Festival de Cannes dévoile la sélection officielle

Par Boustoune

79e Festival International du Film – Cannes (Alpes Maritimes)
– du 12 au 23 mai 2026 –

À près d’un mois du début du 79e Festival de Cannes, l’équipe organisatrice peaufine les détails et distille lentement les informations.
À ce jour, on sait déjà que le jury officiel sera présidé par le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook, triplement primé sur la Croisette (Grand prix pour Old Boy en 2004, Prix du jury pour Thirst, ceci est mon sang en 2009 et prix de la mise en scène pour Decision To Leave en 2022). Les autres membres du jury sont actuellement en cours de sélection et seront annoncés ultérieurement.
Il a aussi été annoncé que l’actrice Eye Haïdara assurera la fonction de maîtresse des cérémonies, les 12 et 23 mai prochains, et que deux Palmes d’or d’honneur seront remises, à Barbra Streisand et Peter Jackson.

Mais évidemment, pour les festivaliers, ce qui importe est surtout la liste des films qui seront projetés durant la quinzaine cannoise, chacun espérant la présence de ses réalisateurs favoris ou de nouveaux talents capables de créer la surprise au palmarès.
Avant ce matin, deux films étaient déjà dévoilés. Pour l’ouverture, c’est La Vénus électrique, de Pierre Salvadori, qui a été choisi. Ce récit ayant pour cadre le Paris des années folles met en vedette Pio Marmaï et Anaïs Demoustier.
Plus tard dans la semaine, les festivaliers pourront découvrir le premier film en tant que réalisateur de John Travolta, inoubliable acteur de Pulp Fiction, Palme d’Or 1994. Son long métrage, Vol de nuit pour Los Angeles (Propeller One-Way Night Coach) sera projeté dans le cadre de la sélection Cannes Première.
Ce 9 avril, Iris Knobloch, Présidente du Festival, et Thierry Frémaux, Délégué général, ont annoncé le reste de la sélection officielle lors d’une conférence de presse au Pathé Palace, à Paris. Ou du moins, l’essentiel de la sélection puisque, comme d’habitude, il y aura encore des ajouts à venir.

Au programme, on trouve quelques cinéastes reconnus, prétendants habituels à la Palme d’or, mais aussi des noms connus découvrant pour la première fois le grand bain de la compétition officielle, plus des cinéastes moins cotés, prêts à créer la surprise et chahuter les pronostics. Sur les 21 films sélectionnés, on trouve 11 petits nouveaux : Rodrigo Sorogoyen, qui avait déjà traumatisé le festival avec As bestas à Cannes Première en 2022, viendra présenter El ser querido, un drame autour d’une relation père-fille tourmentée. Ses compatriotes Javier Ambrossi et Javier Calvo tenteront de se faire remarquer avec La bola negra, un film entrelaçant les destins de trois personnages sur trois époques différentes, en s’inspirant d’une des dernières œuvres inachevées de Federico Garcia Lorca.
Koji Fukada était lui aussi déjà venu montrer des films sur la Croisette, comme Love on Trial l’an passé ou Harmonium, il y a quelques années. Il a aussi été en compétition à la Mostra de Venise avec Love Life. Cette fois, il essaiera de remporter la Palme d’or avec Quelques jours à Nagi, qui poursuit son étude fine de la société japonaise contemporaine. Na Hong-jin avait été sélectionné à Cannes hors-compétition pour ses trois premiers longs-métrages et on l’attendait en séance de minuit avec Hope, sa nouvelle réalisation. Visiblement, les sélectionneurs ont estimé qu’il méritait une meilleure exposition et que son originalité pouvait séduire un public plus large que les amateurs de polars. L’Autrichienne Marie Kreutzer, qui avait présenté Corsage dans la section Un Certain Regard en 2022, défendra Gentle Monster, un drame autour de relations toxiques. L’Allemande Valeska Grisebach, elle, proposera L’Aventure rêvée, en rêvant probablement d’un accueil similaire à Toni Erdmann, autre film allemand qui avait su faire oublier son statut d’outsider, lors de l’édition 2016.

Côté français, les quatre représentants découvriront la compétition officielle pour la première fois : Léa Mysius avait bien participé à la compétition, mais comme coscénariste de plusieurs films de Jacques Audiard, Arnaud Desplechin ou Claire Denis. Comme cinéaste, elle a déjà été présente dans les sections parallèles avec Ava et Les Cinq Diables. Histoires de la nuit, thriller issu d’un roman de Laurent Mauvignier, est son troisième long métrage. Arthur Harari était lui aussi coscénariste d’une oeuvre en compétition (Anatomie d’une chute, Palme d’or 2023), et avait présenté son second long métrage, Onoda, à Un Certain Regard en 2021. Il viendra défendre L’Inconnue, adaptation du roman graphique “Le cas David Zimmerman”, avec Léa Seydoux comme interprète principale. Sa partenaire inoubliable de La Vie d’Adèle, Adèle Exarchopoulos, joue, de son côté, dans le nouveau film de Jeanne Herry, Garance, portrait d’une actrice alcoolique. La cinéaste découvre le Festival de Cannes après deux précédents longs-métrages très remarqués (Pupille, Je verrai toujours vos visages).
Enfin, Charline Bourgeois-Tacquet offre à Léa Drucker un nouveau rôle en or dans La Vie d’une femme. L’actrice interprète une femme qui essaie de conjuguer vie professionnelle et vie privée, ainsi que les problèmes qui vont avec.
Emmanuel Marre est belge, pas français, mais il s’intéresse à une page sombre de notre histoire. Notre salut se déroule en 1940 et suit un politicien qui essaie de se frayer une place dans le nouveau régime, à Vichy.

Parmi les habitués, on trouve Andrey Zvyagintsev, qui proposera Minotaure, son premier film depuis Faute d’amour (2017). Le récit s’intéresse à la bourgeoisie russe contemporaine, à travers le portrait d’un entrepreneur qui voit sa vie tranquille bouleversée par le contexte agité du pays. On peut s’attendre à une critique sociale assez féroce de la Russie de Vladimir Poutine.
Autres guerres, autres époques. Dans 1949, Pawel Pawlikowski suit le retour de Thomas Mann dans son pays natal, dévasté par la Seconde Guerre mondiale et à l’aube de la guerre froide. Le Hongrois László Nemes, lui, s’intéresse au destin de Jean Moulin, le fameux résistant français de la guerre de 1939-1945. Après avoir fait tourner Grégory Gadebois dans Orphelin, il collabore cette fois-ci avec Gilles Lellouche dans le rôle-titre. Lukas Dhont, lui, prend pour cadre la guerre de 1914-1918 pour Coward, un film que les sélectionneurs annoncent comme visuellement fascinant, avec un procédé de colorisation bichrome tel qu’il existait à l’époque.
Asghar Farhadi, lui, a fui son pays, sous le joug des tyrans depuis cinquante ans et sous les bombes américaines depuis des semaines. Il a tourné en France Histoires parallèles avec Isabelle Huppert, Virginie Efira et Vincent Cassel, qui s’annonce aussi fin et élégant que ses films précédents.
On guettera aussi la virée en France de Ryusuke Hamaguchi. Le cinéaste japonais a en effet tourné son nouveau long métrage, Soudain, en banlieue parisienne. Virginie Efira y incarne une directrice d’EHPAD bouleversée par sa rencontre avec une metteuse en scène japonaise atteinte d’un cancer.

Comme toujours, le nom de Pedro Almodóvar est cité parmi les grands favoris de la compétition. Amarga Navidad relate la crise créative d’un cinéaste, ce qui n’est visiblement pas le cas d’Almodovar, qui continue à tourner des longs, des courts, des exercices de style ou des films personnels. Après le Lion d’or obtenu pour La Chambre d’à-côté en 2024, le réalisateur espagnol essaiera de remporter enfin la Palme d’or, avec laquelle il a souvent flirté.
Il trouvera quand même de sérieux challengers sur sa route. Hirokazu Kore-Eda, déjà titulaire de la précieuse récompense pour Une affaire de famille (2018), revient avec Sheep in the Box, film d’anticipation qui parle de robots, d’IA et de leur impact sur les relations humaines.
Cristian Mungiu, Palme d’or 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours et dont on avait adoré le brillant R.M.N. en 2022, présentera Fjord, un film un peu dans le même esprit, s’intéressant aux problèmes naissant dans un petit village, autour d’une famille roumano-norvégienne. Outre la mise en scène de Mungiu, Fjord devrait bénéficier des performances de ses deux acteurs, chouchous de la Croisette, Sebastian Stan et Renate Reinsve.

A priori, il manque encore un film pour compléter la sélection des films en compétition. Des négociations seraient en cours pour une oeuvre attendue et citée dans la plupart des papiers de pronostics sur la sélection. Lequel ? Wait and see… De notre côté, on espère que ce ne sera pas le film de Terrence Malick sur la vie de Jésus, The Way of the Wind. L’oeuvre promet d’être imposante par sa durée, avec ses 3000 heures de rushs et son montage entamé en 2019. On n’a pas envie de voir le programme déjà dense du festival plombé par un film-fleuve au sujet déjà abordé plusieurs fois. Certes, on a appris que le Christ était capable de changer l’eau en vin, et donc potentiellement le navet en chef-d’oeuvre, mais notre enthousiasme pour le film de Terrence Malick est assez modéré.

Il y a aussi de quoi faire dans les autres sections officielles.
Commençons par Un Certain Regard, avec des films venus, comme toujours, de toutes les zones du monde. Cette année, les festivaliers découvriront, entre autres, des films venus du Népal (Des éléphants dans la brume), du Costa Rica (Siempre soy tu animal materno), de Lettonie (Hoola), de Centrafrique (Congo boy), du Rwanda (Ben’imana), en plus d’oeuvres venus de régions plus classiques comme la France, l’Allemagne, le Chili ou le Japon (De toutes les nuits, les amants).
Si les grands studios américains ne sont pas très présents sur la Croisette cette année (tant pis pour les gros morceaux festifs qu’auraient pu constituer The Mandalorian & Grogu, Toy Story 5, Disclosure Day ou L’Odyssée…), les cinéastes US indépendants seront bien là.
La section offrira notamment en ouverture Teenage Sex & Death at Camp Miasma de Jane Schoenbrun, décrit comme un slasher “destructuré” avec Gillian Anderson et Hannah Einbinder. Cela promet une entrée en matière décoiffante en tout cas.

Hors compétition, les sélectionneurs ont choisi de faire confiance à Nicolas Winding Refn, dont chacune des réalisations électrise les salles cannoises et divise les spectateurs, avec Her private hell. Pour le moment, peu d’éléments ont fuité sur le scénario, mais ce thriller ne devrait pas être conventionnel, à l’instar des films précédents du cinéaste danois. On a très envie de le découvrir. Idem pour Diamond, première réalisation d’Andy Garcia, qui semble être un hommage très stylisé au film noir.
Dans un autre registre, les festivaliers auront la chance de découvrir le nouveau long métrage d’Agnès Jaoui, L’Objet du délit et le nouveau film de Guillaume Canet, Karma. Sera également projetée la première partie du diptyque La Bataille de Gaulle, L’âge de fer d’Antonin Baudry, un biopic dédié à Charles de Gaulle.
Les spectateurs seront aussi invités à se pencher sur l’affaire Samuel Paty, avec L’Abandon de Vincent Garencq.

En séance de minuit, les zombis sud-coréens débarqueront sur l’écran du théâtre Lumière. Après Dernier train pour Busan, Yeon Sang-ho installe sa Colony, qui promet une nuit agitée aux festivaliers.  Dans la même section, Sanguine de Marion Le Coroller promet une certaine dose d’hémoglobine, même si pour le moment, le synopsis reste assez vague. Un film d’horreur semble aussi au coeur de Full Phil, de Quentin Dupieux, avec Woody Harrelson et Kristen Stewart. Tout comme la cuisine française et un employé d’hôtel intrusif. Avec le cinéaste français aux commandes, toujours aussi absurde et original, cela promet une nouvelle comédie déjantée. Jim Queen, le film d’animation de Marco Nguyen et Nicolas Athane ne s’annonce pas plus sage. Son pitch ? Un virus rend les hommes gays hétérosexuels. Une icône de la scène gay parisienne et son plus grand fan tentent de trouver un remède… Tout un programme.
Enfin, Bertrand Mandico entraîne Marion Cotillard et Noémie Merlant dans la Rome des années 1980 et signe avec Roma elastica une oeuvre “fellinienne”, pour reprendre les mots de Thierry Frémaux.

En séance spéciale, les festivaliers retrouveront Steven Soderbergh et Ron Howard avec deux documentaires. Le premier signe John Lennon, the last interview. Le second s’intéresse à l’oeuvre du photographe Richard Avedon.
Également au programme, un documentaire iranien (Rehersal for a Revolution), un autre sur les restes de la révolution cubaine (Les survivants du Che), le premier film d’Avril Besson (Les matins merveilleux) et un film sur L’affaire Marie Claire, qui avait permis à Gisèle Halimi de poser les bases de la dépénalisation de l’avortement.

Pour finir ce long exposé sur la sélection cannoise 2026, citons les films de la section Cannes Première, habituellement riche en belles surprises.
On ne sait pas si c’est à cause de la Coupe du monde qui aura lieu en Amérique du Nord, en juin prochain, ou si c’est parce qu’il envisage de reprendre la présidence de l’OL à la fin de son mandat de délégué général, mais la passion de Thierry Frémaux pour le ballon rond transparaît beaucoup cette année, avec deux films dédiés au sujet : The Match s’intéresse à la demi-finale du Mondial 1986 entre l’Argentine et l’Angleterre, les exploits de Maradona et la fameuse “main de Dieu”; Cantona s’intéresse comme son nom l’indique au parcours de “King Eric”, icône de Leeds et de Manchester United. Le délégué général/sélectionneur ayant promis des films très intelligents, on attend l’analyse fine de la fameuse phrase de Cantona : “Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est qu’elles pensent qu’on va leur jeter des sardines”
Dans La Troisième nuit, de Daniel Auteuil, le sujet est radicalement différent, puisqu’il est question d’un homme qui sauve des Juifs de la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pour consolider la forte présence des films allemands et japonais au sein de ce cru 2026, on trouve aussi Le Bois de Klara, de Volker Schlöndorff, et le nouveau Kiyoshi Kurosawa, Le Château d’Arioka, une histoire de samouraïs.

Evidemment, tous les films pressentis ne sont pas là. Pas d’Albert Serra, pas de Peter Greenaway, pas d’Anton Corbijn, de Paul Verhoeven, de Kantamir Balagov, de Nanni Moretti ou d’autres cinéastes italiens… Soit parce qu’ils ne sont pas prêts, soit parce que les sélectionneurs ont choisi de privilégier des cinéastes moins connus. Il faut attendre l’annonce des sections parallèles, la Quinzaine des Cinéastes, La Semaine de la Critique, l’ACID et bien sûr d’éventuels ajouts à la sélection officielle pour voir s’ils seront sur la Croisette.
Mais avec cette sélection éclectique, il y en a déjà pour tous les goûts. Les heureux festivaliers auront de quoi se composer de beaux programmes quotidiens, à condition, évidemment, de se procurer des invitations, précieux sésames pour les séances.

 

Film d’Ouverture

La Vénus électrique de Pierre Salvadori (France)

Compétition Officielle

Minotaure d’Andrey Zvyagintsev (Russie)
El ser querido de Rodrigo Sorogoyen (Espagne)
The Man I Love d’Ira Sachs (USA)
1949 (Fatherland) de Paweł Pawlikowski (Pologne)
Moulin de László Nemes (Hongrie/France)
Histoires de la nuit de Léa Mysius (France)
Fjord de Cristian Mungiu (Roumanie)
Notre Salut d’Emmanuel Marre (Belgique)
Gentle Monster de Marie Kreutzer (Autriche)
Quelques jours à Nagi (Nagi Notes) de Koji Fukada (Japon)
Hope de Na Hong-jin (Corée)
Sheep in the box de Hirokazu Kore-eda (Japon)
Garance de Jeanne Herry (France)
L’Inconnue d’Arthur Harari (France)
Soudain de Ryusuke Hamaguchi (Japon)
L’Aventure rêvée de Valeska Grisebach (Allemagne)
Coward, de Lukas Dhont (Belgique)
La Bola negra de Javier Ambrossi et Javier Calvo (Espagne)
La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet (France)
Histoires parallèles d’Asghar Fahradi (Iran, France)
Amarga Navidad de Pedro Almodóvar (Espagne)

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Hors Compétition

Her private Hell de Nicolas Windin Refn (Danemark)
L’abandon de Vincent Garenq (France)
Diamond d’Andy Garcia (Etats-Unis)
Karma de Guillaume Canet (France)
L’Objet du délit Agnès Jaoui (France)
La Bataille de Gaulle: L’âge de fer d’Antonin Baudry (France)

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Séances Spéciales

John Lennon, the last interview de Steven Soderbergh
(Etats-Unis)
Les matins merveilleux d’Avril Besson (France)

Richard Avedon de Ron Howard
(Etats-unis)
Rehersal for a Revolution de Pegah Ahangarani (Iran)
Les survivants du Che de Christophe Réveille (France)

L’affaire Marie Claire de Lauriane Escaffre et Yvo Muller (France)

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Séances de Minuit

Colony de Yeon Sang-ho
(Corée du Sud)
Roma elastica de Bertrand Mandico
(France/Italie)
Sanguine de Marion Le Corroller
(France)
Full Phil de Quentin Dupieux
(France/Etats-Unis)
Jim Queen de Marco Nguyen et Nicolas Athane (France)

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Cannes Premières

Vol de nuit pour Los Angeles de John Travolta (Etats-Unis)
Cantona de David Tryhorn et Ben Nicholas (Royaume-Uni)
Le Bois de Klara de Volker Schlöndorff (Allemagne)
Le Château d’Arioka (Kokurojo) de Kiyoshi Kurosawa (Japon)
The match de Juan Cabral et Santiago Franco (Argentine)
La Troisième nuit de Daniel Auteuil (France)

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Un Certain Regard

Teenage Sex & Death at Camp Miasma de Jane Schoenbrun (Etats-Unis)
De toutes les nuits, les amants de Sode Yukiko (Japon)
Everytime de Sandra Wollner
(Autriche)
Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg
(France)
I’ll be gone in June de Katharina Rivilis (Allemagne)
Yesterday, the eye didn’t sleep de Rakan Mayasi (Palestine/Liban)
Siempre soy tu animal materno de Valentina Maurel (Costa Rica)
El Deshielo de Manuela Martelli (Chili)
La más dulce de Laïla Marrakchi (Maroc/Espagne)
Hoola d’Ivars Zviedris (Lettonie)
Club kid de Jordan Firstman (Etats-Unis)

Congo boy de Rafiki Fariala (République de Centrafrique)
Ben’imana de Marie-Clémentine Dusabejambo
(Rwanda/Côte d’Ivoire)
Le corset de Louis Clichy (France)

Les Eléphants de la brume d’Abinash Bikram Shah (Népal)

Plus d’informations : Festival de Cannes

Crédits photos : Visuel fourni par le service de presse du Festival de Cannes
Palme d’Or – copyright L.Haegeli – FDC