Les Rayons et les Ombres

Les Rayons et les Ombres

Fresque historique, film fleuve de plus de trois heures, Les Rayons et les Ombres est ce long-métrage qui évite tout écueil manichéen sur la seconde guerre mondiale. 

Si l'on veut brosser l'histoire en quelques mots, il s'agit d'un père et de sa fille, Jean et Corinne Luchaire qui se retrouvent enchaînés dans l'engrenage de la collaboration. Histoire vraie et d'autant plus glaçante, le réalisateur, Xavier Giannoli, à qui l'on doit le balzacien Illusions Perdues, revient ici avec deux acteurs encore une fois on ne peut plus césarisables. En effet, Jean Dujardin incarne à la perfection ce journaliste arriviste et Nastya Golubeva, sa fille dans le film, et narratrice, est une véritable révélation.

On ne voit pas les trois heures passer ; ceci est dû, je pense, au montage millimétré. Par ailleurs, il y a un réel souci de réalisme avec un travail accru sur les décors, les costumes. La mise en scène est au cordeau, et il y a encore une fois de réels enjeux narratifs.

En bref, Les Rayons et les Ombres est déjà à coup sûr un film de guerre notable dans l'histoire du cinéma (oui, déjà !) car il aborde de plein pied (et c'est son originalité) la collaboration, sujet assez rare dans le paysage cinématographique mondial. 

Magistral, mais peut-être un peu trop dur pour moi, notamment dans son traitement des scènes et séquences sur la tuberculose. Le sujet est également très sombre, aucune once d'espoir.

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