Après un premier long métrage avec "Emily Criminel malgré Elle" (2022) inédit en France, le cinéaste John Patton Ford signe un scénario prévu comme le remake du classique "Noblesse Oblige" (1949) de Robert Hamer lui-même adapté du roman "Israel Rank : the Autobiography of a Criminal" (1907) de Roy Horniman. Au départ le film devait se nommer "Rothchild" et devait être réaliser par Jon S. Baird avec les acteurs Shia LaBoeuf et Mel Gibson. Finalement les choses ont été plus compliquées et le scénariste est devenu également le réalisateur. John Patton Ford avoue s'être inspiré pour le style visuel des films "The Game" (1997) de David Fincher et "Eyes Wide Shut" (1999) de Stanley Kubrick... Becket Redfellow n'a qu'une obsession : se venger de la famille richissime qui a renié sa mère, coupable d'être tombée enceinte trop jeune et d'un homme trop pauvre pour eux. A la mort de sa mère, Becket décide d'exécuter sa vengeance : récupérer l'héritage qu'il estime lui revenir. Le problème se résume à sept membres de la famille qu'il envisage donc d'éliminer un par un jusqu'à la fortune...
Becket est incarné par Glen Powell en plein ascension avec "Tout Sauf Moi" (2023) de Will Gluck, "Hit Man" (2024) de Richard Linklater ou "Twisters" (2024) de Lee Isaac Chung et surtout depuis "Top Gun : Maverick" (2022) de Joseph Kosinski après lequel il retrouve le patriarche Ed Harris vu récemment "Love Lies Bleeding" (2024) de Rose Glass et "Riff Raff" (2024) de Dito Montiel. Parmi les autres membres de la famille citons Zach Woods apparu dans "Pentagon Papers" (2017) de Steven Spielberg ou "Downhill" (2020) de Nat Faxon et Jim Rash, Topher Grace vu dernièrement dans "Heretic" (2024) de Scott Beck et Bryan Woods et "Vol à Haut Risque" (2025) de Mel Gibson, James Frecheville vu notamment dans "Animal Kingdom" (2010) de David Michôd, "The Renegade" (2018) de Lance Daly et retrouve Glen Powell après "Running Man" (2025) de Edgar Wright, Neil Williams aperçu dans "L'Art du Mensonge" (2019) de Bill Condon ou "Music of my Life" (2019) de Gurinder Chadha, Adrian Lukis apparu dans "Voyage au Bout de la Terre" (2019) de Espen Sandberg ou "Ils étaient un Seul Homme" (2023) de et avec George Clooney, Bill Camp vu dernièrement dans "The Mastermind" (2025) de Kelly Reichardt et retrouve après "Drive-Away Dolls" (2024) de Ethan Coen sa partenaire Margaret Qualley vue dans "The Substance" (2024) de Coralie Fargeat, "Honey Don't" (2025) de Ethan Coen et "Blue Moon" (2025) de Richard Linklater, puis enfin Jessica Henwick vue dans "Love and Monsters" (2021) de Michael Matthews, "Glass Onion : une Histoire à Couteaux Tirés" (2022) de Rian Johnson ou "The Royal Hotel" (2023) de Kitty Green... Voilà un remake non assumé mais assez limpide du classique "Noblesse Oblige" (1949) de Robert Hamer, mais on a aussi une petite pensée plus anecdotique pour le savoureux épisode 21 "Regrets Eternels" de la série TV culte "Amicalement Votre" (1971). Où comment l'appât du gain comme du prestige peut amener à échafauder un plan funeste pour les héritiers qui nous précèdent. C'est encore mieux quand, évidemment, on se souvient qu'une vengeance est un plat qui se mange froid.
Ce qu'on aime dès le départ est ce drame de départ traité avec fantaisie via des flash-backs touchants et légers pour une comédie à l'humour noire mais pas trop, avec une bonne dose de fantaisie teintée d'un cynisme savoureux. Le bellâtre Glen Powell joue sa carte à fond, mais se ferait presque voler la vedette par Julia/Margaret Qualley si avait une présence à l'écran plus importante, et pas que... ATTENTION SPOILERS !... finalement tout arrive via son personnage, et c'est elle qui amène le twist intermédiaire et le twist final... FIN SPOILERS !... Le scénario est malin même si on devine la ligne principale on reste séduit par la construction narrative, par le changement de cap, par les twists dont un attendu et l'autre plus surprenant mais pour un final comme une gourmandise de cynisme. Les meurtres ne se ressemblent jamais, sont plus ou moins drôles, Le film aurait pu aller encore plus loin dans le gag pour certain mort, ou plus loin dans le côté caustique notamment en travaillant plus la partie où il doit choisir entre sa "carrière solo" et son idylle face à sa quête d'héritage. Ca reste une comédie noire plutôt bien ficelée, divertissante avec assez de rebondissements pour passer un très bon moment cinoche.
Note :
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