Remarqué d'abord avec le moyen métrage "Le Pays des Ours" (2003), puis après sa révélation avec le long métrage "Carré Blanc" (2011), le réalisateur Jean-Baptiste Leonetti revient après "Hors de Portée" (2015) et son court "Tondex 2000" (2023) : "Ceux qui comptent est une rupture dans ma filmographie. J'ai tourné une centaine de publicités, dont certaines ont été multiprimées, un moyen métrage, Le Pays des Ours, qui m'a conduit à réaliser Carré Blanc. En revenant en France après Beyond the Reach, j'avais besoin de me centrer sur des émotions plus directes, plus simples, et sur des personnages plus en lien avec ma propre sensibilité. Tondex 2000 et Ceux qui comptent m'ont permis de me réinventer."...
Rose est une force de la nature, mère célibataire de 3 enfants qui affronte le quotidien avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses enfants dans un hôtel de famille qui ne leur appartient plus. Elle rencontre Jean, un homme solitaire et taciturne qui va vite devenir indispensable à l'insu de son plein gré... Rose est incarnée par Sandrine Kiberlain vue récemment dans "Les Barbares" (2024) de et avec Julie Delpy, "La Petite Vadrouille" (2024) de et avec Bruno Podalydès, "Sarah Bernardt, la Divine" (2024) de Guillaume Nicloux et "L'Accident du Piano" (2025) de Quentin Dupieux, Jean est joué par Pierre Lottin vu récemment dans "On Ira" (2025) de Enya Baroux, "L'Etranger" (2026) de François Ozon et "L'Affaire Bojarski" (2026) de Jean-Paul Salomé et retrouve après "La Gardav" (2024) de Thomas et Dimitri Lemoine sa partenaire Melissa Izquierdo. Citons ensuite Louise Labèque remarquée dans "Coma" (2022) de Bertrand Bonello, "Annie Colère" (2022) de Blandine Lenoir et "Toni, en Famille" (2023) de Nathan Ambrosioni, puis Alexis Rosenstiehl aperçu dans le téléfilm "Les Ailes Collées" (2025) de Thierry Binisti... D'abord parlons de la promo qui est une grande arnaque, nous vendant une comédie qui n'en est pas une, loin de là ! Le film est un drame, après quelques sourires dans sa première moitié le film vire vite dans un tout autre genre effaçant aussitôt toute la dimension sociale de l'histoire. Le sujet n'est finalement pas celui qu'on pourrait croire au départ. Ainsi, un belle et gênante frustration gâche un film qui aurait dû s'assumer un peu plus, ou du moins choisir son camp. Le film débute comme une comédie sociale comme on les aime de "Viens chez Moi j'habite chez une Copine" (1981) de Patrice Leconte au récent "Pourquoi tu Souris ?" (2024) de Christine Paillard et Chad Chenouga en passant par "Une Epoque Formidable" (1991) de et avec Gérard Jugnot ou "Une Année Difficile" (2023) du duo Toledano-Nakache, et qui fonctionne à merveille même si très vite on se dit que ça manque de gags, de moments réellement drôles.
On comprend vite en fait que le film va changer de registre, la drôlerie s'estompe alors tout aussi vite d'ailleurs bien aidé par un ado nommé Simon/Rosenstiehl, une tête à claques insupportable et ce n'est pas la faute au jeune acteur qui est très bon, mais pas aidé par la direction d'acteur ou de l'écriture de son personnage, jamais ce personnage n'évolue et reste constamment dans une hystérie aussi agaçant qu'irritant et donc râte toute les passages émotion. Dans cette première partie qui arrose copieusement son histoire d'un populisme démago (pléonasme) on savoure heureusement le face à face Rose/Kiberlain et Jean/Lottin dont les différences permettent un décalage aussi drôle que touchant. Puis la comédie sociale disparaît rapidement pour un drame qui s'avère aussi éculé que galvaudé, autant dans le genre que dans le style puisqu'il est ainsi facile de faire pleurer dans les chaumière. Le drame social traité en comédie permet un peu de légèreté et surtout prépare le terrain pour forcer l'émotion en basculant dans le véritable drame, Du pathos au forceps qui n'est pas du tout agréable. Dommage car ce "twist" n'était pas nécessaire, le drame social en comédie avait largement de quoi faire avec l'excellente idée de départ et un duo au diapason. Dommage... Note indulgente.
Note :
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