Séries | B.R.I. S02 – 15/20 | HOUSE OF GUINNESS S01 – 14,5/20 | PALM ROYALE S02 – 13/20

Séries B.R.I. 15/20 HOUSE GUINNESS 14,5/20 PALM ROYALE 13/20

B.R.I. S02 (Canal+) – 15/20 : Après une première saison inégale mais prometteuse, BRI trouve rapidement ses marques et déroule un récit efficace et ultra-réaliste reposant sur des personnages puissants, attachants et identifiables. La tension est quasi constante, les filatures et les interventions crédibles, l’enquête prenante et les comédiens de plus en plus à l’aise. Elle offre par ailleurs un final nocturne couvrant deux interventions simultanées formidable d’intensité et de tension. Du solide. B.R.I. peut désormais se targuer d’être dans la lignée de Braquo et Engrenages.

HOUSE OF GUINNESS S01 (Netflix) – 14,5/20 : Après A Thousand Blows, House of Guinness est la nouvelle série historique de Steven Knight, créateur de Peaky Blinders, et sans doute celle qui se rapproche le plus de la saga des Shelby.
Dès le premier épisode et l’enterrement mouvementé du patriarche, les bases sont posées : musique punk rock vrombissante et anachronique alternant avec des gigues irlandaises, mise en scène virevoltante, violence très graphique et un peu d’humour noir. Les ingrédients sont bien là.
L’histoire de cette fratrie devant reprendre les affaires du père fondateur de la maison Guinness, sur fond de naissance du mouvement indépendantiste irlandais, pourrait laisser penser à une version victorienne de Succession, où la bière remplacerait les médias. Mais House of Guinness est beaucoup moins cynique, plus romanesque.
Les personnages sont bien écrits, développant de belles relations, comme le respect mutuel qui s’installe entre les deux frères désormais aux affaires ou la complicité entre l’aîné (gay) et son épouse de convenance.
La série est rythmée, dynamique, et le fait qu’elle soit tirée de faits réels rajoute de l’intérêt à cette chronique familiale qui nous laisse sur un cliffhanger appelant (on l’espère !) une saison 2.

PALM ROYALE S02 (AppleTV)+) – 13/20 : Premier constat : 10 épisodes, c’est trop pour cette deuxième saison. La reprise est laborieuse et les scénaristes donnent l’impression de ne pas avoir grand-chose à raconter, comme s’ils freinaient pour ne pas griller toutes leurs cartouches d’emblée.
Mais ça vaut le coup de s’accrocher, car Palm Royale retrouve du strass, du sass et des couleurs à mi-parcours.
Le rythme s’améliore nettement, la série retrouvant la verve de la première saison avec ses retournements de situation, son humour décalé et piquant, et même un peu d’émotion. En plus d’une réalisation et d’une production value ultra soignées (Apple TV oblige), les actrices, toutes formidables — Kristen Wiig en tête — semblent sincèrement ravies de se retrouver, diffusant une bonne humeur communicative.