Cinéma | POLICE FLASH 80 – 12/20

Par Taibbo

De Jean-Baptiste Saurel
Avec François Damiens, Audrey Lamy, Xavier Lacaille

Chronique : Comédie rétro-parodique, Police Flash 80 joue à fond la carte vintage et du pastiche des séries policières des années 80. Jean-Baptiste Sorel balance une référence à la minute que ce soit à travers les éléments de décors (Minitel, VHS, borne d’arcade Pacman…) ou les coiffures de ses acteurs (brushing laqués et coupes mulet). La BO, qui semble calquée sur une playlist de la tournée Stars 80, est un peu douloureuse pour les oreilles, mais a le mérite de bien ancrer le film dans une époque.
Le film est donc particulièrement efficace dans sa reconstitution kitsch et décalée des eighties, ainsi que dans sa capacité à enchainer les clins d’œil. C’est un peu plus compliqué au niveau du rythme, chaotique et laborieux. Certains (rares) moments sont très drôles (le Connemara), d’autres font gentiment sourire et beaucoup tombent à côté. Police Flash 80 n’est par ailleurs pas toujours très habile dans sa dénonciation du patriarcat triomphant symbole d’une époque où sévissaient encore un racisme et une misogynie décomplexés.
Reste son casting, assez irrésistible. Audrey Lamy évidemment, drôle de bout en bout, François Damiens et Thomas Ngijol parfaits respectivement en flic « veille école » et animateur de MJC trafiquant de drogue. Et Xavier Lacaille hilarant en pro du postiche et de l’infiltration
Au-delà de son vernis nostalgique, Police Flash 80 vaut surtout pour cette joyeuse bande de Pieds Nickelés. Une comédie sympathique, mais très oubliable.

Synopsis : 1984. Yvon Kastendeuch, flic à l’ancienne et fan de Michel Sardou est propulsé malgré lui à la tête d’une « unité d’élite » : la Police Flash 80. Il doit désormais faire équipe avec Guilaine, maman surmenée et cerveau du groupe, Marfoud, geek du Minitel et Roberto, l’infiltré à la coupe mulet. Ensemble, ils vont tenter de démanteler un trafic de drogue en devenant une brigade si improbable, que même les années 80 n’étaient pas prêtes.