Panopticon

PanopticonPortrait d'un ado géorgien désorienté

Un ado géorgien laissé à l’abandon par ses parents (une mère qui a émigré et un père entrant dans les ordres orthodoxes) vit avec sa grand-mère. En manque de repère dans une Géorgie pieuse et nationaliste, il se cherche, fait ses expériences et flirte avec les interdits.

Commençons par ce titre énigmatique, qu’est-ce qu’un Panopticon ? Architecturalement, c’est un bâtiment (souvent pénitentiaire ou hospitalier) avec un point central duquel on peut observer tous les individus y vivant sans être vu. Voir sans être vu, le savoir et cela en permanence. Chez les individus concernés, supposant qu’ils sont observés en permanence, leur comportement n’est jamais normal et toujours influencé par un regard extérieur potentiel. Et c’est bien l’image que George Sikharulidze, dans son premier long métrage veut donner de son pays à travers son personnage principal. Dans ce pays très pieux et nationaliste, les individus se sentent en permanence soumis à un contrôle social, politique, religieux et familial. Ce jeune homme troublé par des pulsions sexuelles normales pour son âge s’y adonne de manière plus ou moins répréhensible dès qu’il se sait anonyme mais devant son entourage affiche une image irréprochable de piété et de droiture. Et ce conflit intérieur est difficile à gérer pour lui. Durant 1h30, nous allons suivre son parcours qui a tout d’un récit initiatique. Une image télé des « 400 coups » de Truffaut au milieu du film affiche clairement la parenté de ce film avec ses prédécesseurs. Intéressé par le double aveuglement de cet ado, le scénario peine malgré tout à tenir la longueur malgré ses seulement 90 minutes.

A voir pour découvrir la société géorgienne vu par sa jeunesse.

Sorti en 2025

Ma note: 12/20