Chroniques de Téhéran


Chroniques Téhéran

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Chroniques Téhéran

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Pourquoi voir Chroniques de Téhéran ?
Présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2023, Chroniques de Téhéran (Terrestrial Verses) est réalisé par Ali Asgari et Alireza Khatami.

Nés au début des années 1980, ils font partis de cette génération de cinéastes iraniens apparue dans les années 2010, souvent formée au court métrage et dont ces derniers ont été présentés dans les festivals du monde entier avant de passer au long métrage.
Ali Asgari a étudié le cinéma en Iran avant de poursuivre une partie de sa formation en Europe, notamment en Italie, il commence sa carrière par plusieurs courts métrages qui attirent rapidement l’attention dans les festivals internationaux.
Son cinéma se caractérise par un style minimaliste, des situations tirées du quotidien et une observation des contraintes sociales et administratives qui pèsent sur la vie en Iran, parmi ses courts métrages les plus remarqués, on peut citer More Than Two Hours, présenté au Festival de Cannes, le film reçoit le Grand Prix de la Semaine de la Critique.
C'est en 2017 qu'il réalise son premier long métrage, Disappearance, présenté à la Mostra de Venise, le film suit un jeune couple qui tente de trouver un hôpital prêt à les soigner après un accident, comme dans ses courts métrages, Asgari explore les contradictions entre normes sociales, morale religieuse et bureaucratie.
Comme Ali Asgari, Alireza Khatami a également étudié le cinéma ainsi que la littérature en Iran, puis il a poursuit sa formation en cinéma à l’étranger, notamment à l’Université York de Toronto, au Canada, avant d’intégrer le programme de réalisation de la Korean Academy of Film Arts (KAFA) en Corée du Sud.
Ce voyage à travers le monde et les cultures va profondément marqué son cinéma, un cinéma qui mêle influences du cinéma d’auteur européen, asiatique et iranien, il réalise plusieurs courts métrages durant ses études, présentés dans différents festivals, où il développe déjà un style très personnel, souvent marqué par une atmosphère mélancolique.
C'est en 2018, qu'il réalise son premier long métrage, Les Bienheureux (Oblivion Verses), présenté à la section Orizzonti de la Mostra de Venise 2018, le film remporte le prix du meilleur scénario.
Fidèle à une certaine tradition du cinéma iranien contemporain, le film choisit la voie de la simplicité apparente pour aborder un sujet qui, lui, ne l’est pas vraiment, un sujet plus qu'engagé puisqu'il est question ici de la manière dont un système politique peut s’immiscer jusque dans les gestes les plus ordinaires de la vie quotidienne.
Le principe du film est simple, neuf scènes, neuf personnages, neuf confrontations avec une forme d’autorité, fonctionnaires, policiers, directeurs d’école ou responsables administratifs.
La particularité du film est de ne jamais montrer les autorités, les représentants du pouvoir ne sont jamais visibles, seuls leurs interlocuteurs apparaissent à l’écran, filmés frontalement, tandis que la voix qui est hors champ incarne une autorité omniprésente qui plane sur le peuple iranien.
Chaque scène montre une situation apparemment banale, un père qui souhaite déclarer la naissance de son fils, une élève convoquée par sa directrice, une jeune femme qui conteste une contravention, un réalisateur qui cherche une autorisation de tournage, autant de moments ordinaires qui deviennent rapidement absurdes lorsqu’ils se heurtent à la bureaucratie et aux règles imposées par le régime.
L'idée très intéressante du film réside dans sa mise en scène, les personnages sont filmés face caméra, tandis que leurs interlocuteurs qui représentent l’autorité, restent hors champ, une mise en scène qui place le spectateur à la place du pouvoir en place.Chroniques de Téhéran décrit un système où le contrôle ne passe pas nécessairement par la violence mais par une accumulation de règlements et de procédures absurdes.
Au fil des scènes, l’humour et l’absurde se mêlent à une colère sourde, l’interdiction d’un prénom jugé trop occidental, la morale sur les vêtements ou encore la censure imposée au cinéma montrent le portrait d’un système où l’intimité est constamment surveillée, derrière ces situations le spectateur assiste au contrôle politique et religieux omniprésent dans la vie quotidienne des iraniens.
Ali Asgari et Alireza Khatami ne livrent pas avec Chroniques de Téhéran, un film spectaculaire, bien au contraire, ils préfèrent des éléments banales de citoyens pour révéler comment le pouvoir s’insinue dans les détails les plus ordinaires de la vie de tous les jours.
Chroniques de Téhéran est un film simple en apparence mais qui est profondément engagé, un film qui montre une fois de plus que le cinéma iranien continue de trouver des façons très inventives de parler de ce qu’il n’est pas toujours censé montrer.


Une œuvre engagée

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Synopsis :


À Téhéran, neuf histoires indépendantes mettent en scène des citoyens ordinaires confrontés à l’autorité dans leur vie quotidienne.

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Anecdotes :


Pour éviter des problèmes avec les autorités, les réalisateurs Ali Asgari et Alireza Khatami ont choisi de filmer la majorité des scènes dans des décors intérieurs.

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Beaucoup de scènes du film sont inspirées d’histoires vécues ou entendues en Iran.

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Le titre Terrestrial Verses peut être traduit par versets terrestres.

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Téhéran est la capitale de l’Iran et la plus grande ville du pays, située au nord du plateau iranien, au pied des montagnes de l’Alborz Mountains, elle compte environ 9 000 000 d’habitants dans la ville et plus de 15 000 000 dans l’agglomération.

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