Woman and Child (2026) de Saeed Roustaee

Nouveau long métrage de l'iranien Saeed Roustaee après "Life and a Day" (2016), et surtout "La Loi de Téhéran" (2021) et "Leïla et ses Frères" (2022) pour lesquels il est particulièrement remarqué. Le réalisateur-scénariste signe son film en solo mais avec l'assistance de Azad Jafarian qui avait éét son co-scénariste sur son dernier film. Notons que le réalisateur Saeed Roustaee a été accusé par l'association des cinéastes indépendants iraniens d'avoir trop d'accointance avec le régime des Mollahs, entre autre là où les autres confrères sont souvent soumis à la censure ici le cinéaste a obtenu les autorisations nécessaires notamment en obligeant les actrices à porter le hijab, à une période où jamais depuis 1979 les femmes iraniennes ne s'étaient autant battues pour leur liberté... Mahnaz, une infirmière de 45 ans élève seule ses enfants. Alors qu'elle s'apprête à épouser Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de son école. Mais quand un accident tragique la vie de Mahnaz est définitivement bouleversée. Mahnaz se lance alors dans une quête de justice pour obtenir réparation... 

Mahnaz est incarnée par Parinaz Izadyar vue dans "Pig" (2018) de Mani Haghighi, puis retrouve son réalisateur après "Life and a Day" (2016) et "La Loi d Téhéran" (2019) et retrouve ainsi également pour la 4ème fois son partenaire, et fiancé dans le film, Payman Maadi révélé par "A Propos d'Elly" (2009) et "Une Séparation" (2011) tous deux de Asghar Farhadi et vu en France dans "Police" (2020) de Anne Fontaine, et surtout vu dans tous les films de Saeed Roustaee et retrouve donc les acteurs Maziar Seyyedi et Javad Pourheidari vu dans "La Loi de Téhéran" (2021) et "Leïla et ses Frères" (2022), puis Mansour Nasiri qui était seulement dans "La Loi de Téhéran" (2021), mais vu également dans "Mansour" (2021) de Siavash Sarmadi et retrouve après la série TV "At the End of the Night" (2024)  l'acteur Sahar Goldoost qui retrouve aussi après "Un Héros" (2021) de Asghar Farhadi l'actrice Fereshtah Sadre Orafaee vue dans "Yalda la Nuit du Pardon" (2020) de Massoud Bakhshi et qui retrouve également après "Au Revoir" (2011) de Mohammad Rasoulof son partenaire Hasan Pourshirazi vu dans "Les Invités de Maman" (2006) de Dariush Mehrjui ou "Marché Noir" (2022) de Abbas Amini, pusi citons encore Arshida Dorostkar apparu dans "Marde Mazande" (2022) de Mohammad Hossein Mahdavian, "Bi Badan" (2024) de Morteza Alizadeh ou "Khodeye Jang" (2025) de Hossein Darabi, et Soha Niasti aperçu dans la série Tv "The Actor" (2024) ou le film "Dinosaur" (2025) de Masoud Atyabi... ... Si on poussait un peu plus sur la réflexion sur la polémique expliquée plus haut, on peut noter que la fin montre surtout la résilience admirable des femmes alors que les hommes imposent encore leur idées et leur choix. Pourtant, outre le personnage du fiancé-mari Hamid/Maadi, il s'agit bel et bien d'une histoire avec des portraits de femmes menées par le personnage principal Mahnaz/Izadyar, où comment une maman veuve doit composer avec un ado voyou qu'elle doit cacher à sa future belle famille sur demande de son fiancé qui va s'avérer un exemple concret du mâle alpha à la sauce musulmane.

La première partie est donc focalisée sur la gestion de fils et de son futur mariage, puis une césure arrive avec un drame qu'on ne voit pas forcément venir et qui nous broie le coeur. Malheureusement c'est à partir de là que le scénario s'emballe au rythme de Mahnaz/Izadyar pour un récit qui part un peu dans tous les sens, qui veut trop raconter de choses trop vite et pas toujours de façon cohérente ou vraisemblable... ATTENTION SPOILERS !... perdre un enfant est toujours la plus grande tragédie pour une mère, mais si on comprend sa détresse et sa douleur la mère part en quête de justice là où il n'y en a pas, car oui le fait de cacher son mariage à son ado est une cause vraisemblable, oui il a sauté lui-même (au départ), alors on se demande pourquoi elle veut attaquer à tout va, et on comprend encore moins pourquoi la justice ne classe pas l'affaire plus vite encore (on est en Iran)... FIN SPOILERS !... tout est d'ailleurs parasité par un conflit intra-familial et intra-conjugal au point qu'on a l'impression peu agréable que le réalisateur-scénariste a raccroché deux scénarios bien distincts. Enfin on s'agace d'une mère qui ne comprend jamais que son ado est un voyou, qui ferme les yeux plus ou moins forts, ou bien est-elle réellement aussi naïve (et pas que pour son fils) ?! Mais la situation des femmes en Iran est ainsi bien montrée, de la relation avec les autorités comme envers la famille du conjoint, des actrices magnifiques qui offrent toute leur dignité à des femmes dont il ne reste que la résilience comme semblent de liberté. Le scénario est trop fouilli dans la seconde partie pour convaincre pleinement mais ça reste un film émouvant à conseiller.

Note :                 

Woman Child (2026) Saeed RoustaeeWoman Child (2026) Saeed Roustaee

13/20