Chers Parents (2026) de Emmanuel Patron

Premier long métrage de Emmanuel Patron, qui était jusque là surtout acteur aperçu entre autre dans "Les Grandes Bouches" (1999) de Bernie Monvoisin, "J'ai Faim !!!" (2001) de Florence Quentin ou "Je ne suis pas un Héros" (2023) de Rudy Milstein, mais surtout au théâtre où justement il a connu le succès avec sa première pièce de théâtre en tant que co-auteur avec sa soeur Armelle Patron. Il s'agit de la pièce éponyme (2021) qui a été joué plus de 800 fois à Paris pour un total de 500000 spectateurs avec la tournée et sans compter les versions jouées dans une dizaine de pays étrangers. Le projet cinéma est venu avec Yves Darondeau producteur chez Bonne Pioche qui était derrière des films comme "La Vie devant Moi" (2025) de Nils Tavernier, "Le Secret de Khéops" (2025) de Barbara Schultz ou "On Ira" (2025) de Enya Baroux... Alice et Vincent Gauthier convoquent en urgence leurs trois enfants, qui débarquent légèrement affolés craignant le pire. Mais finalement la nouvelle est excellente, les parents ont touché le jackpot à la loterie ! Le problème survient pourtant aussitôt après quand ils apprennent que leurs parents n'ont pas prévu de partager la petite fortune... 

Les parents sont incarnés par Miou-Miou star grâce à des films comme "Les Valseuses" (1974) de Bertrand Blier, "La Femme Flic" (1980) de Yves Boisset ou "Germinal" (1993) de Claude Berri et vue plus récemment dans les films "Pupille" (2018) et "Je Verrai toujours vos Visages" (2023) de sa fille Jeanne Herry, puis André Dussolier acteur majeur de "Trois Hommes et un Couffin" (1985) de Coline Serreau, "On connaît la Chanson" (1997) de Alain Resnais ou "La Chambre des Officiers" (2001) de François Dupeyron et qui retrouve après "Adopte un Veuf" (2016) de François Desagnat son partenaire et "jeune fils" Arnaud Ducret vu depuis dans "Les Dents, Pipi et au Lit" (2018) de Emmanuel Gillibert, "Divorce Club" (2020) de et avec Michael Youn ou "Le Visiteur du Futur" (2022) de François Descraques, et retrouve aussi après "L'Oncle Charles" (2012) de Etienne Chatiliez son "frère" Thomas Solivérès vu dans "Les Aventures de Spirou et Fantasio" (2018) de Alexandre Coffre, "Edmond" (2019) de Alexis Michalik ou "Gueules Noires" (2023) de Mathieu Turi, sans oublier la soeur Pauline Clément vue dans "Heureux Gagnants" (2024) de Maxime Govare et Romain Choay, "Vacances Forcées" (2025) de Stephan Archinard et François Prévôt-Leygonie. Citons ensuite à leurs côtés Frédérique Tirmont qui retrouve Dussolier après "Tanguy, le Retour" (2019) de Etienne Chatiliez, vue depuis dans "Un Homme Pressé" (2018) de Hervé Mimram ou "Hommes au Bord de la Crise de Nerfs" (2020) de Audrey Dana et retrouve aussi après "Violette Nozière" (1978) de Claude Chabrol son partenaire Bernard Alana famaux "Hibernatus" (1969) de Edouard Molinaro vu plus tard dans "Sur mes Lèvres" (2001) de Jacques Audiard, "Espace Détente" (2005) du duo Le Bolloc'h et Solo ou "Sous le Tapis" (2023) de Camille Japy... Vu le sujet, le genre, le casting, on pense aussi un peu aux récents films comme "Mes Très Chers Enfants" (2021) de Alexandra Leclère ou "Pourris Gâtés" (2021) de Nicolas Cuche, voir même le sus-nommé "Heureux Gagnants" (2024). En effet, qui n'a pas déjà rêvé de gagner le jackpot au loto ?! Qui n'a jamais pensé à ce qu'il ferait avec la super cagnotte ?! Qui n'a jamais fait des plans sur la comète ?! Qui n'a jamais plus ou moins calculé la façon qu'il partagerait ou non sa fortune soudaine ?! Le film est partagé en deux parties, la première s'ouvre avec la grande nouvelle qui tarde à venir de façon plutôt savoureuse, puis ensuite il y a toutes les tergiversations possibles autour de la famille, de l'argent, de ce qu'on doit ou non... etc...

Cette première partie est bien écrite, avec des dialogues ciselés, abordant les thématiques inhérentes à ce rêve ultime de fortune et/ou de partage (ou pas !), mais cela aurait pu être un peu plus rythmé et un peu plus drôle encore. La césure est un faux twist (dévoilé de toute façon dans la bande-annonce !), soudain le film s'emballe un peu dans un délire plus "surréaliste" avec pétage de plomb en mode contrôlé qui nous laisse un peu mitigé, le cul entre deux chaises, on se dit que c'est un peu too much, puis après que finalement le délire aurait pu être plus assumé encore. Mais le sujet est abordé à fond, les questions sont posées autant sur le besoin réel ou non de l'argent, à quel point sommes-nous riche ou pas, sur la morale et/ou la solidarité intra-familial... etc... Les personnages restent touchants même avec leurs défauts qui ne sont pas hors normes ou inacceptables mais juste humains avec un quintet d'acteurs au diapason. Le film n'est pourtant pas surprenant, pas de suspense ou d'intrigue inattendue, le rythme reste monocorde malgré quelques sursauts. En conclusion une comédie familiale qui tape juste et parlera au plus grand nombre, fera sourire autant que réfléchir à défaut d'être hilarant. Un bon moment.

Note :                 

Chers Parents (2026) Emmanuel PatronChers Parents (2026) Emmanuel Patron

13/20