Nouveau film de Lisa Azuelos après "La Chambre des Merveilles" (2023), et nous ne serons pas vraiment surpris de cette suite un peu évidente de "LOL" (2008), son plus gros succès (et de loin) avec ses 3.6 millions d'entrées France à tel point qu'elle signera ensuite son propre remake américain "LOL USA" (2012). A la base le projet était une commande pour une série TV sur le choc générationnel, mais assez logiquement la cinéaste y a vu plutôt une autre opportunité : "... ils avaient plantée l'idée d'un LOL 2, que j'ai tout de suite pensé à appeler 2.0. car c'est le grand changement entre une génération qui avait à peine MSN et une autre abreuvée de réseaux sociaux. Au fur et à mesure, les personnages ont tapé à la porte de mon coeur, comme s'ils voulaient s'exprimer à nouveau. J'ai fait une première version que j'ai envoyée à Sophie (Marceau), elle dit oui presque tout de suite : sans son enthousiasme et la pugnacité de ma fille Thaïs qui a co-écrit le script avec moi, il n'y aurait pas de film." Ainsi, réalisatrice-scénariste Lisa Azuelos co-signe le scénario avec sa fille Thaïs Alessandrin, qui rappelons-le joue également le rôle de Louise depuis le premier film où elle n'avait que 8 ans, en collaboration avec Frédéric Da, cinéaste méconnu qui a signé "Teenage Emotions" (2021)... Anne profite enfin de sa liberté depuis que ses enfants ont quitté la maison.. Mais finalement ce sera de courte durée quand sa plus jeune fille Louise, revient vivre chez elle après un échec professionnel et surtout sentimental. Et comme ça ne suffisait pas Anne apprend qu'elle va devenir grand-mère, juste au moment où elle rencontre un homme charmant...
Niveau casting, plus de 17 ans après le film originale il y a un petit changement, le rôle de Lola, fille aînée qui était tenue par Christa Théret n'est pas repris, l'actrice explique : "Je me suis engagée dans des projets plus indépendants dernièrement et cela ne faisait plus sens pour moi." Tandis que le rôle du frère Théo n'est pas repris par le jeune acteur originel mais par Victor Belmondo qui retrouve Lisa Azuelos après "Mon Bébé" (2019) et vu depuis dans "Marie-Line et son Juge" (2023) de Jean-Pierre Améris ou "Joli Joli" (2024) de Diastème, mais c'est aussi un joli symbole puisqu'il est le petit-fils de Jean-Paul Belmondo qui jouait dans "Joyeuses Pâques" (1984) de Georges Lautner le père d'une certaine Sophie Marceau qui joue ici sa mère ! La star reprenant logiquement son rôle et qui retrouve également sa réalisatrice pour la 4ème fois après aussi "Une Rencontre" (2014) et "I Love America" (2022), elle retrouve aussi plusieurs protagonistes et avant tout la fille cadette Louise repris par la scénariste Thaïs Alessandrin vue dans les films de sa mère avec comme exception "All Inclusive" (2019) de Fabien Onteniente, puis la grand-mère rejouée par Françoise Fabian qui a jouée aussi auprès de Jean-Paul Belmondo dans "Le Voleur" (1966) de Louis Malle et "Un Homme et son Chien" (2008) de Francis Huster et vue plus récemment dans "Rose" (2021) de Aurélie Saada ou "Finalement" (2024) de Claude Lelouch, l'ex et papa joué par Alexandre Astier vu récemment dans ses propres films "Kaamelott" (2021-2025), puis enfin Jérémy Kapone vu depuis dans "Complices" (2010) de Frédéric Mermoud ou "Livide" (2011) de Julien Maury et Alexandre Bustillo, puis Lou Lesage vue dans "My Little Princess" (2011) de Eva Ionesco ou "Elle l'adore" (2014) de Jeanne Herry. Parmi les nouveaux citons Vincent Elbaz vu entre autre dans "Le Péril Jeune" (1994) et "NI Pour Ni Contre (Bien au Contraire)" (2003) tous deux de Cédric Klapisch ou "L'Assaut" (2011) de Julien Leclercq et "Le Mélange des Genres" (2025) de Michel Leclerc, Sylvie Testud vue dans "Les Blessures Assassines" (2000) de Jean-Pierre Denis, "Stupeur et Tremblements" (2003) de Alain Corneau, "Sagan" (2008) de Diane Kurys ou "Cocorico" (2023) de Julien Hervé, puis enfin Paola Locatelli influençeuse qui s'essaie au cinéma après déjà "Les Liaisons Dangereuses" (2022) de Rachel Suissa et "Rapide" (2025) de Morgan S. Dalibert... Trop peur après "LOL" (2008), ramassis de clichés pas drôles, de facilités et de raccourcis qui ne vaut que parce que tout un pan de la population voit encore Vic dans "La Boum" (1980-1982) de Claude Pinoteau, qui serait devenue Anne. Ainsi, il aurait fallu assumer, et que "LOL" et ses suites soient effectivement la vie adulte de Vic. Mais non, donc le film ne vaut que pour la nostalgie qu'apporte sans doute bien malgré elle la magnifique Sophie Marceau. Cette suite fait malheureusement pire dans les clichés et les caricatures, sur les ados d'abord, mais aussi et surtout sur les parents nés dans les années 70... la cinquantaine voir même la soixantaine ce n'est pas les octogénaires ou les nona, et non ce ne sont pas en majorité des vieux déboussolés ou déstabilisés par la modernité : on a grandi avec !
Le film prend les ados et poussent les clichés au max, idem pour les quinquas à l'inverse ce qui crée un décalage surréaliste (l'exception qui confirme la règle...), ça devient insupportable surtout parce que le film veut s'ancrer dans une réalité qui n'existe que dans la tête du duo mère-fille à la tête de ce film. Sinon il aurait fallu assumer une comédie potache et/ou loufoque qui aurait pousser les zygomatiques à s'exprimer réellement. Ici Lisa Azuelos reste dans sa zone de confort, de bons sentiments, des poncifs faciles pour tous, aucune prise de risque... etc... Et que dire de la jeune femme qui revient chez maman et qui fait absolument tout ce qu'on imagine d'une ado de 14-15 ans, soucis, il semble qu'elle ait 23 ans, qu'elle a quitté la maison et que normalement elle a un minimum d'éducation, de respect et surtout de maturité ?! Enième caricature agaçante. Même "Tanguy" (rappelons-nous de Chatiliez) était plus fin et plus intéressant sur l'étude des moeurs. Bref, une séance qui n'était pas une priorité et qui confirme que cette séance n'aurait pas dû se faire. Oubliable à ne pas conseiller.
Note :