Premier long métrage entre amis après leur première expérience avec le court métrage "Blindfield" (2021), et chacun reprend ses casquettes, ainsi le réalisateur-scénariste-compositeur Bertrand Mineur retrouve son co-réalisateur-scénariste-Chef costumier Aurélien Harzoune ainsi que leur co-scénariste et frère du précédent Donatien Harzoune pour ce projet aux moyens très limités mais indépendant et donc libre. En effet pour pouvoir poursuivre leur rêve le duo Bertrand Mineur et Aurélien Harzoune ont fondé leur propre société de production en 2024 avec Mannaz Pictures. Ca tombe bien puisque le rêve et l'imaginaire ne sont pas anodins dans ce drame que le dossier de presse présente entre autre ainsi : "Le film évoque la manière dont l'imaginaire peut devenir un refuge face à la douleur, et comment il permet de résister, de survivre, et parfois de se reconstruire. Un récit sur la force intérieure, la résistance... et la résilience." Un film à tout petit budget mais d'ores et déjà remarqué à Reims au Festival Red Movie Awards où les deux acteurs principaux ont été lauréat de cette 3ème éditions... Marlow est une jeune femme qui est parti à la recherche d'une boîte légendaire qui serait capable de réaliser tous les rêves. Mais elle est bientôt perdue en plein désert où illusions et souvenirs s'entremêlent et si elle est portée par l'espoir elle refuse aussi d'affronter une blessure bien enfouie. Marlow doit donc faire face aux manipulations, à la violence et surtout à ses propres démons...
Marlow est incarnée par Margaux Pecharman dans son premier vrai rôle après avoir déjà tourné sous la direction de ses réalisateurs dans le court "Blindfield" (2021), avec à l'issue le Red Movie Awards 2025 à Reims de la meilleure actrice, à l'instar de partenaire et père de Marlow également lauréat du Red Awards du meilleur second rôle, à savoir l'humoriste Bruno Salomone dans un rôle plus dramatique cette fois mais qui avait déjà abordé un rôle plus sérieux dans "Madeleine Collins" (2020) de Antoine Barraud, et retrouve après "Brice 3" (2016) de James Huth le comédien Richard Darbois plus spécialisé dans le doublage voix, de Bodhi justement face à Brice mais autrement connu pour être la voix française de star comme Harrison Ford, Danny Glover ou Richard Gere, comme d'ailleurs sa partenaire François Cadol aperçue devant la caléra dans "Nos Vies Formidables" (2018) de Fabienne Godet mais surtout elle est la voix française de Sandra Bullock ou Angelina Jolie. Citons ensuite Armelle Deutsch vue notamment dans "Le Placard" (2001) de Francis Veber, "RIF" (2011) de Franck Mancuso ou "Choeur de Rockers" (2022) de Ida Techer et Luc Bricault, Dominique Besnahard agents de star qui fait régulièrement l'acteur comme dernièrement dans "Seize Printemps" (2020) de Suzanne Lindon ou "Mon Crime" (2023) de François Ozon, Thierry Desroses aperçu dans "L.627" (1992) de Bertrand Tavernier, "La Maison du Bonheur" (2006) de et avec Dany Boon ou "38°5 Quai des Orfèvres" (2023) de Benjamin Lehrer, Damas Roy aperçu dans le moyen métrage "Wolfpack" (2023) de Cédric Peyster puis enfin Georges d'Audignon aperçu dans "La Crème de la Crème" (2014) de Kim Chapiron ou "Cessez le Feu" (2016) de Emmanuel Courcol... L'entrée en matière du film et les premières seconds d'après annoncent un grand flash-backs pour ensuite clore le cercle narratif. Le manque de moyen est flagrant, le budget minimaliste se voit à chaque instant et à tous les niveaux alors on espère que le récit va compenser avec de l'audace et de la créativité. D'abord il y la mystère de la "boîte légendaire qui réalise les rêves", et donc la quête de toutes et tous et évidemment surtout celle de Anna/Pecharman.
Mais le film raconte si peu de chose qu'on finit par se reposer sur les personnages, tous intéressants au départ et sur lesquels on attend forcément une évolution et/ou des révélations ; on a donc le tueur plutôt stylé et énigmatique, les clients du bar, la patronne du bar, le gars dans la camionnette blanche... etc... Mais finalement tout n'est qu'illusion... ATTENTION SPOILERS !... en fait on comprend vite que le récit lui-même est une sorte de songe qui permet à une fillette devenue grande de faire son deuil et de continuer à vire après un drame sur fond de violences familiales... FIN SPOILERS !... Mais finalement tous les personnages restent des paramètres superflus, faussement intéressants, le concept de songe rédempteur ou initiatique est un joli prétexte pour aborder un sujet douloureux mais le film use de grosses cordes bien peu subtils, et surtout qui restent des éléments vains dans l'histoire de Marlow. Le "lait" est l'exemple parfait du paramètre inutile. Finalement on perçoit une certaine ambition entre l'idée narrative et sa thématique mais le résultat reste fouilli, comme une première ébauche d'un premier film étudiant. A la fois trop abstrait et trop évident, sans consistance dans le lien entre les personnages, trop abstrait dans le déluge de métaphore. Au final, il y a de l'idée, mais que l'idée...
Note :