Séries | THE DEAL – 14,5/20 | HIS AND HERS – 10/20 | FRANKENSTEIN (Movie) – 07/20

Séries DEAL 14,5/20 HERS 10/20 FRANKENSTEIN (Movie) 07/20

THE DEAL (Arte) – 14,5/20 : The Deal est une mini-série passionnante, bien qu’un peu ardue, qui nous plonge au cœur des négociations sur le nucléaire iranien en 2015. Chaque camp joue ses cartes et tente de remporter ce jeu de dupes aux enjeux évidemment cruciaux pour l’équilibre mondial. Autour des principaux protagonistes du deal, l’Iran et les USA, les Suisses tentent de maintenir leur neutralité tandis que l’UE, la Chine et la Russie essaie d’exercer leur influence.
Une série intelligente, bien incarnée, qui ajoute ce qu’il faut de romanesque (espionnage, romance, histoire d’exfiltration ) à l’intrigue géopolitique et qui résonne fortement avec l’actualité.
Un formidable éclairage sur le fonctionnement et les rouages de la diplomatie mondiale

HIS AND HERS (Netflix) – 10/20 : Vendu comme un thriller à multiples twists, His and Hers ronronne pourtant sérieusement les 3/4 du temps, avant un dénouement final, certes inattendu, mais auquel on est pas obligé de croire (on a même le droit de le trouver ridicule). Bourré de non-sens, d’incongruités et de hasards trop pratiques, la série tient surtout grâce à l’alchimie entre Jon Bernthal et Tessa Thomson (et elle aurait pu être mieux exploitée).
Décevante et inutilement longue (l’intrigue aurait facilement tenu en 2/3 épisodes), la série échoue à développer des personnages qui restent sans relief et ainsi à rendre un tant soit peu crédible son récit.

FRANKENSTEIN (Film Netflix) – 07/20 : Rien d’ étonnant à ce que le mythe de Frankenstein ait attiré Guillermo Del Toro. Le réalisateur a en effet développé une fascination morbide pour les monstres et les univers gothiques tout au long de sa filmographie, reprenant quasi systématiquement une recette poussive, simpliste et manichéenne, quand elle n’est pas problématique (La forme de l’eau), exception faite de l’excellent L’Echine du Diable.
Son Frankenstein, malgré la belle énergie d’Oscar Isaac, n’apporte rien de neuf à la légende, aucune vision. Inutilement long, sans surprise, de beaux décors certes, mais qu’on aurait pu retrouver dans n’importe quel film de Del Toro. Si vous voulez une histoire originale, préférez Pauvres Creatures (moins Netflix compatible, certes). Et puis on aime beaucoup Jacob Elordi, vraiment, mais en faire en monstre sexy, pecs apparents, abdos saillants, dentition parfaite et petit slip jaune ultra résistant malgré le fait que ce soit un patchwork de cadavres, quelle drôle d’idée… On passe…