Réalisateur culte et stylé de "Crying Freeman" (1995), "Le Pacte des Loups" (2001) et "La Belle et la Bête" (2014), Christophe Gans est également le réalisateur du film d'horreur "Silent Hill" (2006) joli succès du genre à l'époque et c'est justement à propos de cette franchise que le producteur Victor Hadida (frère du regretté Samuel Hadida) a proposé au cinéaste d'y revenir. En effet, le premier film était une adaptation du jeu vidéo créé en 2001 par Konami, sans compter la pseudo-suite "Silent Hill : Revelation 3D" (2012) de M.J. Bassett, mais entre temps il y a eu le jeu "Silent Hill 2", un jeu classé par plusieurs magazines spécialisés parmi les tous meilleurs jeux vidéos de tous les temps, tandis que Konami a relancé le jeu en 2024. Une aubaine pour le producteur qui a suggéré à Christophe Gans, lui-même joueur passionné, que c'était le moment de relancer la franchise. Le cinéaste a tout de suite vu l'idée, partant d'une relecture contemporaine du jeu via le mythe de Orphée et Eurydice : "Dans le film, il s'agit d'un artiste - un peintre - Jmaes Sunderland, qui a perdu sa fiancée, qu'il adorait, et qui repart à Silent Hill pour aller la chercher. Mais il comprend que la petite ville a été transformée en une sorte d'enfer. Son propre enfer. Et à mesure qu'il s'enfonce dans cet univers de cauchemar pour la retrouver, il découvre une vérité le concernant." Réalisateur-scénariste il co-écrit le scénario avec Sandra Vo-Anh qu'il retrouve après leur précédente collaboration sur "La Belle et la Bête" (2014), puis avec William Josef Schneider remarqué pour son scénario du remake "The Crow" (2024) de Rupert Sanders. Film interdit au moins de 12 ans... James est un homme brisé par sa séparation avec son grand amour. Un jour, une mystérieuse ettre lui parvient et le rappelle à Silent Hill pour l'envoyerà la recherche de la femme qu'il aime. Là-bas, il se retrouve dans une ville qu'il connaissait jadis, mais qui semble avoir été transformée par un esprit maléfique inconnu. Alors que James pénètre plus profondément dans cette obscurité effrayante, il rencontre de terrifiantes figures, parfois familières. Il commence alors à se demander s'il devient fou et lutte contre lui-même pour trouver un sens à cette étrange réalité, afin de parvenir à sauver son amour...
James Sunderland est incarné par Jeremy Irvine remarqué dans "Cheval de Guerre" (2011) de Steven Spielberg et vu depuis dans "Billionnaire Boys Club" (2017) de James Cox, "Paradise Hills" (2019) de Alice Waddington ou "Turbulence" (2025) de Claudio Fäh. Citons ensuite plusieurs rôles joués par Hannah Anderson apparue dans "Jigsaw" (2017) de Michael et Peter Spiering ou "X-Men : Dark Phoenix" (2019) de Simon Kinberg, Evie Templeton révélée dans la série TV "Mercredi" (2025), Pearse Egan apparu dans "Cyber Bride" (2019) de Louise Warren ou "Dans la Mêlée" (2022) de Matt Carter, Robert Strange remarqué dans la série TV "Le Seigneur des Anneaux : les Anneaux de Pouvoir" (2022-2024), Emily Carding vue dans "Last Chancers" (2020) de Phil Stubbs ou "Phea" (2022) de Rocky Palladino, Eve Macklin vue dans "Roadkill" (2011) de Johannes Roberts, "Brooklyn" (2016) de John Crowley ou "Un Homme en Colère" (2021) de Guy Ritchie, Martine Richards apparue dans "Drunk on Love" (2015) de Favid Bryant ou "Welcome to Curiosity" (2018) de Ben Pickering, Matteo Pasquini vu dans "Torch Song" (2024) de Jereon Rouben, "Out for Vengeance" (2025) de Salar Zarsa ou "Run" (2025) de Uwe Boll, Alana Maria vue dans "The Passager" (2017) de Jaume Collet-Serra ou "One Shot" (2021) de James Nunn, Nicola Alexis aperçue dans "Heads of State" (2025) de Ilya Naishuller, les jumelles Karya et Lara Duru apparue dans "Ballerine : Rêve d'Etoile" (2017) de James Brown, Ethan Embry, "Lame de Fond" (1996) de Ridley Scott, "L'Oeil du Mal" (2008) de D.J. Caruso ou "Christy" (2025) de David Michôd après lequel il retrouve sa partenaire Jess Gabor vu dans "The Machine" (2023) de Peter Atencio... Notons que c'est le compositeur officiel de la saga des Jeux Vidéo Akira Yamaoka, auteur-compositeur qui signe déjà le musique des jeux vidéos depuis le premier jeu en 2001 et qui avait déjà signé la B.O. du film originel "Silent Hill" (2006) et qui a confirmé ensuite dans le genre avec la franchise "REC" (2007-2014)... Sans connaître le jeu vidéo, sans être gamer, dès les première secondes on sent que le film est d'ores et déjà une déception. De par la réputation du jeu, de par les bons souvenirs du "Silent Hill" (2006) original, on se dit aussitôt "mais qu'est-ce que c'est que cette caricature de playboy bobo artiste dans ce décor d'image d'épinal ?! Ensuite on a droit à un scénario et à un découpage qui, une fois qu'on a vu les 2-3 premiers concepts narratifs autour des flash-backs et du personnage de la psy, nous dévoile tout et simplement le pseudo twist... ATTENTION SPOILERS !... le psy annonce logiquement que James est psychologiquement instable, et que donc le récit risque fort d'être un simple délire schizophrène du personnage principal que le grand final va nous vendre comme une grande surprise... FIN SPOILERS !...
Les flash-backs incessants casse le rythme et casse l'histoire autant sur le fond que sur la forme ; oui in a compris James/Irvine et Mary/Anderson ont eu un coup de foudre ! Mais ce qui nous intéresse reste dans la brume et les cendres de Silent Hill. S'en suit une succession de scénettes qui ne font jamais peur, se reposant trop sur l'esthétique et les effets visuels. Pas de gore, pas d'hémoglobine, pas d'angoisse ou de frisson, aucun ressenti autre que le côté somnifère d'un récit inepte et vain. C'est donc parfois beau, funeste et beau, parfois laid et et râté essentiellement dans les parties pyrotechniques. Après s'être renseigné sur les liens avec le jeu, autant dire qu'a priori les fans gamers sont plus que déçus, voir même écoeurés, quelques exemples... ATTENTION SPOILERS !... des cendres comme dans le n°1 ce qui semble hors sujet ici, pas de cassette de l'hôtel, pas de prison, pas de labyrinthe, pas de scène avec Maria en cellule... etc... FIN SPOILERS !... Ainsi, sans connaître le jeu le film est d'un ennui abyssal, alternant entre flash-backs inutiles et une psy qui l'est tout autant, alternant entre visuels sympas mais hors sujet et des effets pyrotechniques pas à la hauteur. Christophe Gans signe là son plus mauvais film et de loin...
Note :
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