Nous n’avions pas beaucoup aimé lors de sa projection en avant-première. Notre avis n’a pas beaucoup évolué. Surtout que, depuis, nous avons vu à Venise Dead man’s wire de Gus Van Sant, autre polar situé dans les seventies, avec esthétique d’époque et personnages hauts en couleurs, mais bien plus haletant, tendu, drôle tout en restant effrayant, et porteur d’un message politique puissant. Attention, on ne dit pas que le film est mauvais, loin de là. Reichardt est une cinéaste intéressante, mais ses films sont souvent froids et austères, un peu trop cérébraux, au détriment de l’émotion. Elle a ses inconditionnels. On reste à distance, espérant qu’elle pourra retrouver un jour un peu du souffle de ses premiers films (Old Joy, Wendy & Lucy).
The Mastermind
The Mastermind
Réalisatrice : Kelly Reichardt
Avec : Josh O’Connor, Alan Haim, JohnMagaro, Hope Davis, Bill Camp, Gaby Hoffmann, Eli Gelb, Cole Doman, Amanda Plummer
Genre : Film de braquage revisité (mou, lénifiant et terne)
Origine : Etats-Unis
Durée : 1h50
Date de sortie France : 03/02/2026
Contrepoints critiques :
”En voleur d’art à la petite semaine, Josh O’Connor crève l’écran”
( Olivier Delcroix – Le Figaro)
“Éternellement précise et patiente dans l’observation de ses personnages, la cinéaste américaine donne à son film un rythme propice à explorer l’intrigante figure de J. B., que campe un sibyllin Josh O’Connor, d’abord attachant puis ouvertement égoïste.”
(Laura Pertuy – Trois Couleurs)
“Sans doute un peu trop fidèle à son style minimaliste et résolument non spectaculaire, le résultat s’avère malheureusement un peu déceptif: avec sa mise en scène lente et sinueuse qui colle aux basques d’un anti héros un peu mou du genou, The mastermind prend la même tournure que son personnage, terne et mineur et on aurait aimé au vu du pitch de départ, un peu plus de rythme et d’envolées narratives.”
(Baz’Art)
Crédits photos : Copyright MUBI