Film vu dans le cadre du Festival Télérama (je l'avais raté à sa sortie en salle), Sirat est un long-métrage déroutant, davantage un trip sensoriel qu'un road-movie désanchanté au coeur du désert marocain.
Pour résumer l'histoire en deux mots, un père (formidable Sergi Lopez) accompagné de son fils, cherche sa fille disparue. Ils rallient un groupe de ravers pour un voyage qu'ils ne sont pas près d'oublier.
Saississant. Hypnotique. A couper le souffle. Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier cet électrisant film. Construit sur la trame d'un Mad Max et d'un Sorcerer pour le côté grosses bagnoles dans un suffocant désert ; Sirat a pourtant sa patte propre où les explosions de mines - dans sa séquence finale -feront tréssauter les plus téméraires. Ce film, c'est d'abord du son (d'ailleurs il a a été justement nominé pour le meilleur son aux Oscars), mais pas n'importe quel son, un son qui nous fige, nous provoque une onde de choc peu commune. Bref, un son à vivre dans une salle de cinéma, comme un coup de poing dans ce fabuleux survival.
En trois mots, explosion des sens. Sirat marquera l'histoire du cinéma, oui-oui, j'emploie les grands mots !