Evanouis

Par Dukefleed
Evanoui... limite endormi

L’entame est hyper prenante. Sur fond de balade rock, une enfant raconte la disparition de 17 élèves d’une même classe à 2h17 du mat’. Un mystère d’autant plus lourd qu’un seul élève de la classe répond à l’appel.

Ca démarre bien mais ça ne fera que se déliter au fur et à mesure que le film avance. On peut reconnaitre les talents de metteur en scène de Zach Cregger, mais on est loin des films d’horreur et thriller qui ont fait les beaux jours du genre; donc la comparaison avec Carpenter que l’on peut lire ici ou là est plus qu’hasardeuse.

Dans cette ville de province, pour arriver au climax final qui n’apportera aucune réponse à l’énigme, tout au plus un imbroglio scénaristique qui se prend les pieds dans le tapis, le réalisateur choisi le film choral en sept chapitres. Donc monter en mode puzzle, on va découvrir le fond de l’histoire au travers sept personnages ; certaines d’entre elles ne seront que des sparadraps inutiles. Dommage, le film effleure des thématiques intéressantes qui auraient pu le sauver, le harcèlement scolaire m’aurait sembler une magnifique porte d’entrée. Mais non, le scénario se contente d’avancer en chemin baliser avec un max d’incohérences. Et comme aux US il faut des clowns tueurs, quintessence de l’horreur bon marché, et bien, on en met ; pourquoi quelle utilité ? Encore un mystère ! Parfois aussi dans ce type de film, c’est l’occasion de pointer en sous texte des déviances de nos sociétés. Là on a du mal à trouver ; même si on essaie de nous montrer que cette société d’une ville moyenne est plus fragmenter qu’il n’y parait ; c’est si peu travaillé que çà en est anecdotique.

J’aurais adoré voir un bon film de genre en mode pop-corn ciné génique ; mais ce n’est qu’un film de sorcellerie faiblard.

Sorti en 2025

Ma note: 7/20