Second long métrage de l'écossais John Maclean après son western "Slow West" (2016), après l'ouest américain le cinéaste revient chez lui, mais toujours en revisitant le cinéma de genre. Réalisateru-scénariste co-signe le scénario avec Kate Leys pour son premier scénario pur après avoir été script-éditeur notamment sur les films "Brimstone" (2016) de Martin Koolhoven et "Churchill" (2017) de Jonathan Treplitzky... Îles britanniques, 1790. Un père et sa fille adolescente, Fujin et Tornado, sont des japonais ayant immigrés et sont devenus artistes marionnettistes. Lors d'une halte spectacle en pleine campagne pour quelques villageois Tornado remarque un jeune pickpocket qui dérobe deux sacs lourds à un groupe d'hommes. Elle s'y intéresse alors et quand elle constate qu'il s'agit de deux sacs d'or elle s'imagine alors enfin pouvoir changer de vie. Mais les hommes sont des bandits menés par Sugarman, et ils vont tout faire pour récupérer leurs butins...
Le rôle titre est incarnée par Koki actrice japonaise remarquée dans "Ushikobi Village" (2022) de Takashi Shimizu et surtout le récent "Touch : les Etreintes du Passé" (2025) de Baltasar Kormakur, tandis que son père est joué par Takehiro Hira remarqué dans "Hara-Kiri ! Mort d'un Samouraï" (2011) de Takashi Miike et vu dans "Snake Eyes" (2021) de Robert Schwentke, "Rumours, Nuit Blanche au Sommet" (2024) de Guy Maddin et les frères Johnson ou "Captain America : Brave New World" (2025) de Julius Onah. Citons ensuite l'enfant Nathan Malone dans son premier rôle, le chef de bande joué par la star Tim Roth vu notamment dans "Little Odessa" (1994) de James Gray, "La Légende du Pianiste sur l'Océan" (1999) de Giuseppe Tornatore, "L'Homme sans Âge" (2007) de Francis Ford Coppola ou "Sundown" (2022) de Michel Franco. Le reste de la bande est composé de Rory McCann aperçu dans "Alexandre" (2004) de Oliver Stone, "Solomon Kane" (2009) de M.J. Bassett, "Le Dernier des Templiers" (2011) de Dominic Sena ou "Jumanji : Next Level" (2019) de Jake Kasdan mais surtout connu pour la série TV "Game of Thrones" (2011-2019) dans laquelle il a croisé ses camarades Jamie Michie apparu dans "Route Irish" (2010) de Ken Loach, "Le Bonhomme de Neige" (2017) de Tomas Alfredson, "Outlaw King" (2018) de David Mackenzie ou "My Son" (2021) de Christian Carion, également Ian Hanmore vu dans "The Magdalene Sisters" (2002) de et avec Peter Mullan, "Donjons & Dragons : l'Honneur des Voleurs" (2023) de John Francis Daley et Jonathan Goldstein ou "Mickey 17" (2025) de Bong Joon-Ho, puis dans le reste de la bande il y a aussi Sammy Hayman aperçu dans "Wonder Woman" (2017) de Patty Jenkins, "Solo : a Star Wars Story" (2018) de Ron Howard ou "Annihilation" (2018) de Alex Garland et retrouve après "Neds" (2008) de Peter Mullan son partenaire Douglas Russell aperçu dans "Valhalla Rising - le Guerrier Silencieux" (2009) de Nicholas Winding Refn ou "The Batman" (2022) de Matt Reeves, Jack Morris aperçu dans "La Guêpe" (2024) de Guillem Morales et "Ravage" (2025)à de Gareth Evans, Bryan Michael Mills qui retrouve son réalisateur après "Slow West" (2015) ainsi que l'acteur Alex Macqueen vu également dans "Cendrillon" (2015) et "All is True" (2018) tous deux de Kenneth Branagh, puis Jack Lowden vu dans "'71" (2014) de Yann Demange, "Dunkerque" (2017) de Christopher Nolan ou "Capone" (2020) de Josh Tank. Citons ensuite les autres protagonistes avec Kerry Lynn Hamilton pas vue depuis "Swung" (2015) de Colin Kennedy, sans oublier le frenchy Raphaël Thiery remarqué dans "L'Homme d'Argile" (2024) de Anaïs Tellenne et "Pauvres Créatures" (2024) de Yorgos Lanthimos, ou plus récemment dans "La Venue de l'Avenir" (2025) de Cédric Klapisch et "La Bonne Etoile" (2025) de et Pascal Elbé, et enfin Joanne Whalley, has been après son courte heure de gloire avec entre autre "Willow" (1988) de Ron Howard ou "Kill Me Again" (1989) de John Dahl alors que le dernier film notable est peut-être "Twixt" (2011) de Francis Ford Coppola..., Clairement, le réalisateur est toujours inspiré par le western, mais cette fois il y ajoute les ingrédients des plaines et vallons écossais et une héroïne venue du Soleil Levant ce qui donne une équation singulière qui tient plus de la bande-dessinée que du film historique ; en effet, il est difficile de croire à des japonais et un grand black mi-cowboy mi-hussard dans l'Ecosse de 1790. D'ailleurs pourquoi avoir située aussi précisément le lieu et l'année tant finalement ça reste anecdotique voir inutile dans le récit ?! Le film débute par un prologue hyper efficace, qui impose une angoisse et un climax tout en imposant le styl et le genre, soit une traque, une chasse à l'homme brute, simple et frontale. On adore d'emblée le style visuel naturaliste, mettant en avant les magnifiques paysages sauvages des Highlands fouettés par les vents. Un prologue qui entre dans le vif du sujet avant de revenir légèrement en arrière pour qu'on comprenne les tenants et aboutissants dans un scénario limpide et finalement linéaire.
Un scénario sans doute un peu trop limpide justement car il est évident que Tornade/Koki va évidemment s'en sortir, le tout est de savoir comment. Il est dommage que le père et la demeure du début soit si peu exploités... ATTENTION SPOILERS !... le père pourtant joué par un grand acteur, et qu'on nous souffle qu'il a été samouraï apparaît pas plus de 10mn et est exécuté en moins de temps qu'il faut pour le dire. La grande demeure bourgeoise est tout aussi sous-exploitée, les habitantes apparaissent comme des fantômes aussi invisibles qu'inutiles dans une séquence qui durent encore trop peu... FIN SPOILERS !... Mais la traque est bien construite, dans une évolution certe attendue mais logique et on apprécie que le récit ne soit pas surexplicatif, les informations sur les uns et les autres arrivent subrepticement et au compte gouttes. Mais le bon point est que l'héroïne est tout sauf vertueuse, ce qui est assez rare pour le souligner... ATTENTION SPOILERS !... elle est une ado donc peu respectueuse de ce que lui dit son père, elle rêve de liberté ce qui la pousse à l'égoïsme quitte à être infecte voir même à perdre de son humanité quitte à condamner l'enfant... FIN SPOILERS !... C'est sans doute le meilleur atout du film. L'atmosphère, la mise en scène qui privilégie les plans larges avec quelques contre-jours inspirés, des dialogues directs et sans tergiversation amènent à un récit clairs et stylés avec aussi un très bon point pour les mises à mort, graphiques et sanglantes. Le film aurait pu avoir un titre plus stylé, en adéquation comme "Requiem pour un sabre". Un petit film de série B donc, sans génie mais avec assez de qualité pour se démarquer et passé un bon moment un soir d'hiver.
Note :