She Rides Shotgun (2025) de Nick Rowland

Après des années à tourner des courts métrages le cinéaste Nick Rowland a pu se faire remarquer avec le premier long métrage"L'Ombre de la Violence" (2020). Pour son second long métrage il porte à l'écran le roman éponyme (2018) de Jordan Harper, Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur premier roman. Réalisateur-scénariste son nouveau film siglé Amazon Prime est co-écrit en collaboration avec l'auteur, puis avec Ben Collins et Luke Piotrowski, duo de scénaristes ayant déjà co-signés des filsm d'horreur comme "La Proie d'une Ombre" (2021) et "Hellraiser" (2023) tous deux de David Bruckner.... Après des années de Nate arrive à la sortie de l'école où sa fille Polly attendait sa mère qui ne viendra finalement pas. Polly a peur et a des doutes mais son père l'emmène, pressé et tout aussi apeuré. Bientôt il est obligé de dire la vérité à sa fille, la fuite devient une obligation plus qu'une option tandis qu'ils sont poursuivis autant la police... 

Le rôle principal Nate est incarné par Taron Egerton, également co-producteur, vu auparavant dans la franchise "Kingsman" (2015-2017) de Matthew Vaughn, "Rocketman" (2019) de Dexter Fletcher ou "Carry-On" (2024) de Jaume Collet-Serra, tandis que sa fille est jouée par la jeune Ana Sophia Heger révélée dans la série TV "Life in Pieces" (2017-2019) et aperçue dans le film "Dans les Angles Morts" (2021) de Shari Springer Berman et Robert Pulcini. Citons ensuite les membres des forces de l'ordre Rob Yang apparu dans "Glass" (2019) de M. Night Shyamalan, "Les Baronnes" (2019) de Andrea Berloff ou "Le Menu" (2022) de Mark Mylod puis John Carroll Lynch remarqué entre autre dans "Fargo" (1996) des frères Coen, "Zodiac" (2007) de David Fincher, "Shutter Island" (2010) de Martin Scorcese ou "Les Sept de Chicaho" (2020) de Aaron Sorkin. Citons ensuite Odessa A'Zion qui retrouve les scénaristes de "Hellraiser" (2022) et apparue depuis dans "Until Dawn : la Mort sans Fin" (2025) de David F. Sandberg, David Lyons aperçu dans "Mange, Prie, Aime" (2010) de Ryan Murphy ou "Truth : le Prix de la Vérité" (2015) de James Vanderbilt, puis Keith Jardine ex-star du MMA aperçu dans "John Wick" (2014) de Chad Stahelski et David Leitch, "Copshop" (2021) de Joe Carnahan ou "Eddington" (2025) de Ari Aster... Les premières minutes nous prennent par surprise, simples et subtiles, une attente qui à la fois nous met mal à l'aise et nous émeut avant l'arrivée d'un père qui est plus comme un animal traquée que comme un papa aimant heureux de revoir son enfant. Cette ouverture évite l'écueil du repris de justice forcément bon au fond de lui, et en même temps nous amène à une antipathie pour cet homme sans doute plus maladroit qu'agressif. Ce prologue nous happe émotionnellement surtout par la détresse de la petite Polly/Heger, la jeune actrice est épatante et crée un attachement qui nous lie à son destin. Le père/Egerton fait le job mais, a contrario, il ne parvient jamais à nous toucher malgré son rapprochement avec sa fille.

 ATTENTION SPOILERS !... déjà la fillette semble avoir peur de son père au début, voir semble finalement peu le connaître, on se dit qu'il suffisait de prévenir la police pour qu'elle protège sa fille. Quand le père joue les pères "modèles" en refusant que sa fille touche une arme, ou en tentant de lui expliquer qu'il désire qu'elle ne perde pas son innocence on sourit devant cette bêtise car au vu de ce qui s'est déjà passé la pauvre fillette a d'ores et déjà passé un cap aussi triste que terrifiant, oubliant soudain que la première chose qu'il lui apprend est de casser une rotule à coup de batte de base ball ! Puis plus tard, un policier sans grade particulièrement élevé, en binôme parvient à organiser une opération en sous-marin avec faux papiers, véhicule, FBI et services spéciaux sans qu'on sache comment il peut faire ça ?!... FIN SPOILERS !... Ainsi le père reste un fuyard peu futé et l'organisation du policier paraît invraisemblable mais le périple de survie fonctionne bien en remplissant le cahier des charges inhérent au genre, un suspense léger mais efficace bien amené (qui est donc ce Dieu de Slabtown" ?!), ce polar tient en haleine et surnage d'abord et avant tout pour les performances de la fillette Ana Sophia Heger et du shérif John Carroll Lynch qui n'aura jamais été aussi charismatique. Un bon moment à défaut d'être cohérent de bout en bout.

Note :                 

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12/20